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Quotidien d'information indépendant - n° 6590 - Mercredi 23 Octobre 2019

Face à la montée des périls

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Conceptions bellicistes des relations internationales, proximités géographiques instables et porteuses de conflits larvés, brasiers qui ne demandent qu’a être ravivés et, plus récemment encore, processus récurrents de lectures hostiles et révisionnistes de l’histoire de la colonisation de l’Algérie, voire de discours aux relents néocolonialistes constituent quelques-uns des aspects de cette montée des périls qui vient et dont il nous faudra comprendre la nature, apprécier les contours, estimer l’importance et anticiper les impacts aussi bien sur notre devenir que sur notre stabilité. Et surtout provoquer, sur le plan interne, les ruptures nécessaires qui permettront à la cohésion nationale de se consolider et au consensus politique au spectre le plus large possible de se réaliser.

Ces surenchères sémantiques peuvent catalyser des réactions imprévisibles et provoquer des effets pervers, surtout que ces crises atteignent leur paroxysme, que les inégalités sociales deviennent importantes, que le rêve n’est plus permis et que l’ascenseur social ne fonctionne plus. La genèse de la montée des grands périls a souvent obéi à cette alchimie car le terreau dans lequel s’amplifie la résonance de ces discours existe et est réel. Les symptômes caractéristiques de ces crises sont notamment des segments de populations qui subissent une baisse drastique de leur pouvoir d’achat, un chômage endémique, une cohésion sociale mise à mal par les peurs et les angoisses parfois légitimes mais souvent provoquées et entretenues et un repli communautaire de populations immigrées devenues la cible des discours extrémistes, l’otage des luttes politiques et l’exutoire de toutes les frustrations. Ces éléments de crise convergent et se cristallisent autour d’événements politiques tels que les rendez-vous électoraux. Et c’est ainsi que semblent se décliner, sauf alternatives politiques salutaires dans de nombreux pays, les nouveaux projets de l’heure. La tentation de l’ingérence n’est pas loin, notamment lorsque les ressorts de politique interne ne portent plus les ambitions. Ainsi initier des stratégies sournoises qui consistent, à partir d’attentes et d’aspirations réelles de peuples opprimés, à proposer aide et assistance pour au mieux les déposséder de leur souveraineté et de leurs richesses et au pire les désarticuler est un phénomène récurrent. Après avoir été bipolarisé entre Est et Ouest par la guerre froide et entre Nord et Sud par les guerres de libération nationale et la lutte pour un nouvel ordre économique mondial, le monde est-il en train de subir une nouvelle configuration ? Probablement oui et ce, bien que personne ne puisse prévoir, même pas ceux qui insidieusement la provoquent, les contours qui seront les siens ni la réaction que pourrait être celle de pays émergents qui bousculent actuellement les données géostratégiques qui ont toujours défini les rapports de forces dans le monde. Les premiers éléments de réponse sont déjà apportés par les nombreux brasiers qui sont ravivés et les conflits larvés qui peuvent induire une détérioration globale. Mais pour ne pas envenimer un contexte international déjà lourd de conflits, il serait peut-être opportun, pour de nombreux pays occidentaux, de revenir à la prudence car même les sacro-saintes puissances militaires décrétées ainsi depuis toujours pourraient être surprises par l’explosion de colères contenues depuis des siècles, notamment dans des pays qui ont pu développer au cours de ces dernières années de réelles capacités de défense mais aussi de riposte. La retenue dans l’appréciation des clivages et des troubles qui caractérisent le monde serait donc peut-être incontournable pour ne pas hypothéquer l’avenir et la paix. Et nul ne peut prédire le désastre que provoquerait un conflit majeur mondial qui n’épargnerait aucun continent ni aucun pays. Le substitut à la crise économique qui secoue la planète, dans l’attente du reflux des turbulences financières et du retour de la croissance, reste l’amitié entre les peuples qu’il s’agit d’encourager, la fin des stratégies de prédation des richesses d’autrui et le respect mutuel qui doivent constituer le socle d’un nouvel ordre mondial qui reste à construire et que toutes les bonnes volontés appellent de leurs vœux. Mais ce défi semble pour l’heure difficile à relever tant il est impératif que le monde occidental en général et l’Europe en particulier retrouve une politique étrangère autonome. L’actualité dont nous sommes témoins nous restitue donc des problématiques et des motifs d’inquiétude qui interpellent notre réactivité, nous imposent la plus grande des vigilances et sollicitent notre intelligence afin que nous apportions les réponses adéquates pour préserver l’espace vital qui est le nôtre, et qui nous est cher, et le prémunir, du fait de facteurs endogènes, de graves turbulences qui mêmes articulées par des facteurs extérieurs pourraient néanmoins être portées par des situations de fragilité interne. Il ne s’agit pas de s’endormir sur de fausses certitudes mais de réfléchir et d’anticiper les effets de potentielles crises qui pourraient survenir et qui sont déjà latentes dans de larges segments de notre société. L’un des chantiers qu’il faudra ouvrir et qui ne l’a jamais été vraiment, est de reconstruire ce que certains désignent souvent sous le vocable de bonne gouvernance, c’est-à-dire la relation que nous entretenons avec l’exercice de la responsabilité politique ou autre, que nous préférons ici à l’expression de l’exercice du pouvoir, cette dernière étant parfois plutôt réservée à la forme pervertie et dévoyée de la première. Il serait peut-être nécessaire de refonder ce rapport en le dépouillant des éléments symboliques qui souvent renvoient dans l’inconscient collectif à des souvenirs douloureux hérités de notre passé, et lui conférer un nouveau corpus dont la sève serait l’accès aux responsabilités politiques par, et seulement par, le quitus du suffrage universel, la confiance, l’intégrité et l’éthique. Ces quatre piliers pourraient porter la refondation de l’exercice de la responsabilité politique, lui redonner toute sa noblesse et contenir ce glissement insidieux de pans entiers de la population algérienne vers non seulement l’informel économique mais aussi civique et politique. Ainsi, les circonstances de la vie, les conjonctures politiques où les épreuves électorales peuvent tout changer, devenir défavorables et induire les changements, qui sous d’autres cieux sont considérés comme normaux, qui aboutissent à l’alternance politique mais aussi générationnelle. Les liens qui permettent à la cohésion sociale de se maintenir et de se consolider, comme ce principe de solidarité entre les générations, ne doivent jamais être interrompus car ils drainent dans leur sillage ce sentiment extraordinaire de dette que chaque génération entretient à l’égard de celle qui la précède. Le renouvellement de la classe politique est un indice de bonne gou- vernance et permet au corps social de respirer. Il faut donner, dans le cadre des consultations électorales à venir, non seulement la primauté à l’intégrité, à la compétence, à l’éthique mais aussi aux nouvelles générations. Nous découvrons chaque jour que dans de nombreux pays, de nouvelles personnalités politiques, souvent jeunes et diplômées des meilleures écoles, émergent, exercent des responsabilités pendant des périodes courtes et sont remplacées dès que les circonstances l’exigent. Ces comportements qui restent à acquérir participent d’une véritable refondation de nos mœurs politiques et constitueront un signal noble et symbolique en direction des nouvelles générations dont il faudra également prendre en charge, et en priorité, les légitimes aspirations. Car il s’agit là du maillon le plus fragile de notre société auquel il faudra redonner espoir et espérance et combattre ce sentiment de frustration ressentie notamment lorsque, avec les meilleures qualifications, il se retrouve privé d’emplois parce que les opportunités s’amenuisent du fait que nous n’en créons plus assez où parce que, aussi, la solidarité entre les générations ne fonctionne parfois plus. Notre jeunesse est notre meilleur atout pour notre avenir. Elle doit devenir visible et les élections législatives prochaines devront irriguer de sang jeune une institution qui sera appelée à élaborer nos lois. L’expérience ne s’hérite pas, elle s’acquiert, et il ne faut surtout pas susciter auprès d’une jeunesse, armée pourtant des meilleurs sentiments, de la rancœur et, pire, de la haine de soi. La quête du bonheur et l’accès à la prospérité doivent se faire ici et il faudra vite démystifier, chez ceux qui constitueront l’Algérie de demain, l’illusion du départ et de la fuite. N’oublions pas enfin que les macabres scénarios qui nous sont déjà préparés par les théoriciens de l’ingérence, qui ne rêvent que d’étendre à l’Algérie la ligne de feu qui embrase déjà de nombreux pays, ne pourront être déployés que s’il y a des points de prise et d’amorce. Les légitimes préoccupations de notre jeunesse doivent être vite prises en charge tout comme doivent l’être la refondation de nos institutions politiques, le respect absolu des libertés fondamentales, l’éclairage historique de certaines périodes et événements sombres de notre passé afin de soulager les consciences et de rétablir les vérités sans lesquelles nous ne pourrions pas avancer, la fin des abus et des comportements outranciers et aussi la protection notamment des plus fragiles d’entre nous. (Suite et Fin)

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