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Quotidien d'information indépendant - n° 5719 - Samedi 10 Décembre 2016

350 personnes impliquées dans 313 affaires 

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Les bilans successifs  des services de la police de chaque mois étonnent vraiment. L’on pense qu’il y a un centre de formation de délinquants. Chaque mois, des centaines de personnes, impliquées dans des délits ou crimes, sont arrêtées par les éléments de la police.

L’on dit que toute chose a une fin. A quand une fin de cette source ? Les délinquants sont-ils d’un nombre bien précis pour conclure à un moment donné que la société sera guérie un jour de ce «malaise» qui déstabilise les repères de la société et menace, d’une manière ou d’une autre, l’économie, la politique et la culture par l’instauration du doute, l’insécurité et la peur.  Comment guérir de cette pathologie chronique qui ronge sans cesse la structure toute entière de la pyramide du pays, sachant que rien désormais ne fonctionnera sans une sécurité réelle, moteur de ressources pour le développement du pays dans tous les secteurs. Les bilans sont bénéfiques, jusqu’à preuve dune exploitation à bon escient. Ils sont une cartographie qui permet de se positionner vis-à-vis des chiffres pour apporter d’éventuelles mesures de redressement ou rectification, ou encore des améliorations afin de sortir du cercle des défaillances et erreurs répétées. Les bilans se limitent à de simples chiffres sans aucune importance et qui font plus sujet d’exhibition d’une part que de redressement d’une autre part. Aucun organe publique ne s’y intéresse pour en faire un outil d’étude pour trouver des remèdes et alléger les maux qui enflamment chaque fois davantage notre société, infectant de la sorte les autres composantes notamment culturelles, politiques et économiques. En septembre dernier, un autre bilan des services de la sûreté de Sidi Bel-Abbès vient de faire ressortir d’autres... l’on ne sait pas si l’on devrait les considérer comme des victimes ou les inclure avec le flux de maux de la société. Leur nombre augmente chaque jour et vont droit en prison comme ultime solution. Un itinéraire incertain qui penche plus vers la «bombe à retardement». Après les premières classes de la délinquance pour différentes causes dont le chômage en tête, l’erreur pour certains, viendrait de la spécialisation durant les séjours en prison. Plus âgé, non confiant, incertain, moins chanceux dans l’insertion sociale et sans travail, le criminel une fois libéré est plus un outil de morcellement de la bombe, qu’un remède aux plaies causées à l’unité et à l’intégralité sociale. 350 individus ont été impliqués en septembre dernier dans 313 affaires de droit commun, dont 163 mis en détention povisoire, pendant que le reste patauge dans les procédures de la citation directe.   Un vrai dilemme ! Le pays a besoin de chacun de ses enfants. Il a plus l’obligation de les protéger que de les guetter, sachant que la majorité des causes de cette délinquance revient des obligations des pouvoirs publiques. Ce nombre est comme à chaque bilan réparti sur les affaires de délits contre les individus, contre les fonds et les biens, contre les biens publics ainsi que pour des délits de drogue, et dont les nombres sont respectivement de 110, 132, 57 et 14. Les individus impliqués sont de l’ordre de 138 personnes. Le reste a bénéficié des procédures de la citation directe. Par ailleurs, la police a réalisé 154 opérations d’intervention entre inopinées et programmées. 624 véhicules ont été contrôlés et 1 913 individus dont les cas ont été étudiés,  dont 64 impliqués dans des affaires de crimes et 38 mis en détention provisoire.  

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