Infos en ligne:
  • Le pétrole en légère hausse, le Brent à plus de 54 dollars ...

  • Les réserves de change à 105 milliards de dollars ...

  • L'Algérie exprime sa "grande préoccupation" et appelle à la "protection en urgence" des Rohingya ...

  • "Abdelhamid Sadmi a les pleins pouvoirs et toute notre confiance" ...

  • Les élections locales le 23 novembre sous de nouvelles garanties de transparence et de régularité ...

  • Des droits TV à 550 millions DA ...

  • Première de Sofiane Deham, retour de Adam Ounas ...

  • Le MC Alger et le CR Belouizdad lancent bien leur saison ...

  • Le stade du 5-juillet réservé aux derbies algérois, le MCA domicilié à Omar-Hamadi ...

  • L'entraineur Marco Silva espère le recrutement de Slimani ...

Quotidien d'information indépendant - n° 5961 - Mardi 26 Septembre 2017

Des siècles d’histoire (1518-1848)

Interligne+- AAgrandir le Text+- Imprimez cet Article

Un titre d’œuvre historique éponyme d’une ville dont les origines remontent à des millénaires marqués par des conquêtes, affrontements, périodes de développement, changements d’appellation. Elle s’est appelée Cirta, au cours d’un temps.

Le livre de Cherif Abdedaïm apporte un plus de connaissances sur le passé non pas seulement de la ville mais de tout le pays dont chaque pierre donne à décrypter des pans d’une longue histoire. « Constantine » est arrivée à point nommé pour confirmer ou infirmer ce qui a été dit pas des générations d’hommes ou de femmes de plume sur l’histoire de la ville. Ibnou Khaldoun disait d’ailleurs qu’en histoire pour connaître la vérité, il faut puiser à plusieurs sources. 1518-1848, cette période a-t-elle été déterminante pour l’Algérie ? aux lecteurs d’apprécier en lisant avec beaucoup de concentration le livre de Cherif Abdedaïm et d’autres écrivains qui ont écrit la même période comme Mahfoud Keddache, Charles André, Julien et d’autres plus ou moins connus. Est-ce que cette période ottomane s’est accompagnée d’un développement comme le développement culturel, agricole, urbain ? Y’a-t-il eu des érudits, hommes de plume, réalisateurs d’origine algérienne et sortis des grandes écoles de cette période étalée sur trois siècles, mis à part ceux qui avaient suivi l’enseignement des zaouïas dont la carte existe dans les archives historiques. Pour l’élaboration de ce livre traitant de la période ottomane à Constantine (1518-1848). Durant ces trois siècles, ce n’est pas seulement Constantine qui a été secouée, mais toute l’Algérie qui a failli devenir une colonie espagnole. Le roi Charles Quint attendait le moment propice pour réussir l’occupation, sur la base des renseignements qui lui avaient été rapportés par des espions dont Cervantès qui a gravé son nom sur une grotte située pas loin du jardin d’essai d’Alger. Mostaganem, Ténès, Alger, Béjaïa, villes côtières avaient subi l’occupation espagnole. Les frères Barberousse avaient été appelés à la rescousse. Et à la faveur d’un appui que leur avait apporté des chefs nationaux en hommes combattifs, comme à Alger, Béjaïa, les envahisseurs ont été repoussés. La flotte espagnole a subi de graves revers en essayant d’entrer par l’oued El Harrach. Les trois siècles de gouvernement des deys et beys se sont caractérisés par l’instabilité ; sur l’actuelle autoroute de l’Est, près de Tidjelabine des vestiges turcs, malheureusement non entretenus indiquent bien qu’il a été construit à cet endroit un mausolée en l’honneur d’un bey revenu mort dans un affrontement à l’est du pays, probablement en Kabylie. On a parlé de changements de deys et de beys pour des sautes d’humeur, incompatibilités au sein de la milice du sérail. Un chercheur ayant travaillé sur la période ottomane, dans le cadre d’une thèse de doctorat, pale de janissaires turcs descendus du palais situé aux alentours de la Casbah, à la recherche de quelqu’un pouvant remplacer le dey qu’on venait d’assassiner. Leur choix s’est porté sur un cordonnier de la rue Bab Azzoun de l’époque. On lui a dit : « viens avec nous au palais, tu est nommé « Dey ». Il paraît qu’il n’avait pas le droit de refuser au risque de subir le même sort. Il arrivait que les deys fussent remplacés par des Agha, ce fut le cas de l’Agha Hassan venu de Sardaigne. Et les gouvernements successifs des Turcs s’appuyaient sur l’aide des Caïds, ainsi que des Cadis, système dont la France s’est inspirée pour ses décennies de colonisation. Pour preuve, l’un des frères Barberousse, Kheireddine obligé de s’absenter pour aller en Turquie pendant quelque temps, a choisi Hassen Agha pour le remplacer à Constantine. Une fois, c’était le Caïd El Euldj Ali qui avait assuré l’intérim en l’absence du chef militaire. Il faut rappeler que le gouvernement ottoman avait succédé à la dynastie des kafcides. La saga des beys C’est une vraie saga des beys ou une longue histoire étalée sur des siècles d’évènements importants, déterminants pour l’avenir du pays. Et d’après la table des matières, la liste de ceux qui se sont succédé au commandement est très longue. Ent 1565, selon les propres propos de l’auteur, « Hassan Pacha », décida donc de partager le pays en 3 provinces pour mieux l’administrer : l’Ouest, l’Est et le Titterie, chacune gouvernée par un bey. A l’ouest, le premier à avoir accédé à cette fonction fut Bou Khedidja, désigné bey à Mazouna en 1565. Dans la région est, le premier à avoir été désigné bey fut Ramdane Tchulak en juin 1567 qui eut à combattre les Henacha et les Modrani, après que Euldji Ali est entré en conflit avec le souverain de Tunis. D’autres conflits naissent çà et là, comme celui des chefs du parti hafcide à Constantine qui furent vaincus et les Ouled Saoula écartés. Peut être à la suite de ces évènements, Ramdane Tchulak rappelé à Alger, a été remplacé par Djafar Bey. Puis ce fut autour de Djâafar Pacha de remplacer Hassan Veneziaro à la tête du pachalik d’Alger. Ce Djâafar Pacha venait d’arriver de Turquie. On s’empressa d’aller lui offrir des cadeaux, à l’exemple du roi de Beni Abbès qui le félicita d’abord avant de lui remettre un présent de six mille roubles. Puis Djâafar Bey fut remplacé par Mohamed Ben Farhat Bey, d’une famille de notables de Constantine. Les 46 beys cités en table de matières du livre eurent à se préoccuper du payement des impôts et à user de stratagèmes pour se faire obéir. Beaucoup de souverains refusaient de payer, à l’exemple des tribus farouches : les Henacha et les Mokrani. C’est pourquoi Tchulak Bey demanda à Ben Ali Bou Okkaz des troupes pour mater les insoumis. Les Belkadi furent à leurs tours combattus, leur roi est pourtant venu à rescousse sur la côte. Et pour venir à bout des Espagnols. Les beys n’ont donc pas gouverné dans la paix. Salah Bey qui a étendu son territoire jusqu’à Touggourt et Biskra au sud, a dû s’appuyer sur des familles influentes, comme la famille Ben Gana restée célèbre jusqu’à l’indépendance. Elle a assuré le commandement de ces régions sud pendant toute la durée du régime des Turcs. Que de révoltes subies de conflits d’alliances et d’abus organisés par les beys. Ce qui a provoqué la révolte des Odjaks, militaires de la pérennité du pouvoir. La saga des beys, un livre d’histoire à lire avec beaucoup de concentration et d’intérêt pour comprendre la période ottomane qui a dû laisser des vestiges après plus de 3 siècles de règne.

espace pub

Vos Commentaires

Vidéo LNR

Loading the player...

Ligue 1 Mobilis (3e journée-match avancé) : Le CRB remporte le derby algérois devant le MCA (2-0)

espace pub

Suivez LNR sur Facebook

Galerie

espace pub