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Quotidien d'information indépendant - n° 6283 - Mercredi 17 Octobre 2018

Syrie : Une crise sur fond de pessimisme

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Lors de la récente rencontre ayant regroupé à Lausanne (en Suisse), Washington, Moscou et les principaux pays de la région impliqués militairement dans le conflit en Syrie, il ressort que la plupart des participants demeurent sceptiques quant à l’issue de cette crise.

Constituant une première tentative pour renouer le dialogue entre les deux puissances, en l’occurrence, les Etats-Unis et la Russie, depuis la suspension des pourparlers il y a quelques semaines, ces nouvelles négociations internationales se sont déroulées dans un contexte de pessimisme général. Si pour le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, le moment de commencer le processus de paix demeure urgent, pour son homologue, le secrétaire d’Etat américain John Kerry, cette rencontre, qui s'est déroulée sous tension, promet des idées nouvelles. Deux points de vues dans un format nouveau au sein d’une large «coalition» - Moscou, Washington, le Qatar, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Egypte, l’Irak, la Jordanie et l’émissaire de l’ONU pour la Syrie - qui méritent d’être soulignés quant aux différents angles de vision du conflit. Cesser le carnage, oui ; mais comment et par quels moyens ? Dans ce sens, les espoirs restent minces de l’aveu même des participants. «Je ne m’attends pas à une annonce majeure à la fin de cette rencontre. Cela va être un processus très difficile», a déclaré un responsable américain sous le couvert de l’anonymat, répondant en écho à Sergueï Lavrov qui avait indiqué ne «rien attendre de spécial» de cette réunion. «Personnellement, je ne pense pas qu’on puisse avoir beaucoup d’espoir sur l’issue de cette réunion», a déclaré de son côté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Bahram Ghassemi. La rencontre de Lausanne intervient dans un climat très tendu entre Moscou et les Occidentaux, qui accusent la Russie de «crimes de guerre» à Alep, une ville dont la chute désormais envisageable constituerait un tournant majeur depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

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