Infos en ligne:
  • 15 lycéennes évacuées à l'hôpital à cause d'une application via internet ...

  • Le MAE dément les informations "alarmistes" diffusées sur les réseaux sociaux ...

  • La future raffinerie produira 5 millions de tonnes ...

  • Saisie de plus de 4,5 quintaux de kif traité ...

  • Convention CPA-Sovac pour le financement du projet Volkswagen ...

  • Attente de l'amélioration des conditions météorologiques pour remorquer un navire échoué ...

  • M. Babouche Alleche désigné Directeur général par intérim d'Air Algérie ...

  • Les inscriptions au tirage au sort débuteront jeudi ...

  • L’usine algérienne d’Alstom risque la fermeture ...

  • Huit ministres candidats aux législatives du 4 mai ...

Quotidien d'information indépendant - n° 5785 - Lundi 27 Février 2017

Le ciment coulera à flots avant la fin 2017

Interligne+- AAgrandir le Text+- Imprimez cet Article

Alors que le crime commis il y a trente mois sur la personne du président directeur général de la cimenterie «Hadjar Soud», dans la wilaya de Skikda, n’est toujours pas élucidé, on parle de développement tous azimuts de la douzaine d’unités de production implantées à travers le territoire national.

Leur production est passée d’un peu plus de 11,5 millions de tonnes en 2014, à plus de 18 millions de tonnes à fin 2016. Et cela outre la réalisation de quatre nouvelles cimenteries publiques. Elles sont appelées à produire 5 millions de tonnes/an. Les ambitions du Groupe industriel des ciments d'Algérie (GICA), ne devraient pas se limiter à ce niveau.
Il est question d’atteindre les 30 millions de tonnes en 2020. Initialement limitées pour répondre uniquement aux besoins du marché national, ces ambitions clairement affichées, incluent de nombreuses autres actions. Une d’entre elles est déjà matérialisée avec la réception d’une nouvelle cimenterie à «Sigus» dans la wilaya de Oum El Bouaghi à l’Est du pays. Elle produira 2 millions de tonnes/an et créera 500 emplois directs et deux fois plus indirects.
Il s’avère que l’on n’est plus à l’objectif initial de la satisfaction des besoins nationaux en ciments en augmentant les capacités de production de 11,5 millions à 30 millions de tonnes/an. Le groupe est passé à la 2ème étape. Depuis le début de 2017, il s’intéresse à l’exportation de son produit à destination du marché africain.

Passer de 18 millions actuellement à 30 millions de tonnes/an, éradiquer le marché noir qui caractérise le commerce du ciment dans notre pays, prévoir d’exporter la production excédentaire sur le marché de divers pays africains et européens, faire connaître le ciment algérien au titre de 1ère qualité mondiale et vouvrir des bureaux de liaison commerciale à travers divers pays d’Afrique et d’Europe, tel est le challenge que s’est fixé le groupe des cimentiers d’Algérie.
Ce qui, certainement, nécessiterait de grands efforts et des compétences indiscutables. Tenter de s’accaparer d’un marché se chiffrant en centaines de milliards d’euros, traditionnellement occupé par des producteurs de ciment, même à composition douteuse, ne sera pas facile. Il faut dire que la balise avait été mise en place par le défunt PDG de Hadjar Soud.
A partir de son siège, il avait entamé un long combat contre la maffia du ciment à l’Est du pays. Il l’a payé de sa vie. «Aujourd’hui, Je suis en mesure d’annoncer aux spéculateurs du ciment en Algérie qu’ils doivent, d’ores et déjà, chercher une autre occupation.
D’ici à la fin de l’année 2017, la production nationale du ciment, dont la qualité est meilleure que celle fixée par les normes internationales prévues pour l’utilisation de ce matériau, sera excédentaire. «Le ciment sera disponible en quantité», a indiqué un des cadres gestionnaires du GICA. Son affirmation est consolidée par la fébrilité qui caractérise de nombreuses directions dont celle du développement.

A ce niveau, l’on planche sur des études dont les résultats permettront une meilleure maîtrise des données internationales en terme de qualité, quantité et prix du ciment dans le monde. En phase de finalisation, ces études seront appliquées aussitôt leurs conclusions approuvées.. Il est même question de mieux maîtriser les techniques d’exportation par voie routière et maritime et élaborer un cahier de charge pour les clients étrangers.
Au niveau du GIGA, l’on a la certitude que la demande sur le ciment algérien sera tellement importante et que, pour y répondre, les responsables devraient se résoudre à délaisser le marché local. Selon des indiscrétions proches du bureau d’étude en charge du dossier exportation, l’on a estimé utile la maîtrise des données des marchés internationaux et celle du métier d’exportateur., et d’éviter d’avoir à vivre, sur le marché international, la commercialisation du ciment algérien sous étiquette étrangère comme cela a été fait pour «Deglet nour» algérienne.

La mise en place d’un «Conseil stratégique» de l’exportation, à même de servir de base de données, et l’ouverture à l’étranger d’un bureau représentatif du ciment algérien et la suppression des lourdeurs administratives des banques, et d’autres structures de contrôle et de suivi des exportations permettra une meilleure efficacité des opérations d’exportation.
Il reste cependant que la maffia du ciment, qui a des complicités très actives dans chaque cimenterie du pays, et même à l’extérieur, ne va pas se laisser faire aussi facilement. Il est certain que dès que le ciment coulera à flot, le pays pourra enfin se targuer d’avoir réellement décollé, du moins dans le secteur du BTPH.

espace pub

Vos Commentaires

Vidéo LNR

Loading the player...

Plus de 109 tonnes de résine de cannabis saisies en 2016

espace pub

Suivez LNR sur Facebook

Galerie

espace pub