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Quotidien d'information indépendant - n° 5909 - Mercredi 26 Juillet 2017

4 200 travailleurs sans salaires

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Depuis le début de cette année, la Société de gardiennage et de gurveillance (SGS) n’a toujours pas versé les salaires à ses 4 200 cadres et agents, en poste dans la majorité des wilayas du pays, apprend-on de source syndicale.

D’où l’inquiétude des uns et des autres qui s’expriment par une certaine impatience. D’autant que les effectifs sont constitués d’hommes et de femmes, chefs ou soutien de famille. Selon une source proche du conseil syndical de l’entreprise, cette situation ne doit pas, pour l’heure, susciter l’inquiétude. «Habituellement nous percevons nos salaires le 8ème jour de chaque mois. Il ne faut pas s’alarmer après un aussi court retard.
Certes, nous rencontrons des difficultés pour recouvrer nos créances auprès de nos clients, mais c’est tout ce qui a de normal, pour peu que ce ne soit pas long. Nous vivons des situations similaires à chaque fin d’année. Cela se comprend avec l’élaboration des bilans et le gel des comptes bancaires. La situation est appelée à redevenir normale dans les prochains jours», a affirmé un des syndicalistes. D’autres ont argumenté le fait que l’on n’attend pas la fin de l’année pour se rappeler le recouvrement des factures impayées».

Il y a ceux qui estiment que la situation est préoccupante, et incompréhensible, avant d’ajouter : «normalement, il y a un fonds de roulement permettant à l’entreprise de parer au plus pressé. Nous sommes des chefs de familles, et arrivons, très difficilement, à joindre les deux bouts. Le moindre retard de versement de notre salaire, entraine systématique des difficultés sociales au quotidien». Selon des indiscrétions recueillies auprès de plusieurs cadres de gestion de la SGS, ArcelorMittal (aujourd’hui Sider), et Algérie Télécom, figurent en tête de liste des entités économiques insolvables depuis des années.
A elles seules, elles cumulent plus de 640 millions de DA de factures impayées à la SGS. Et pourtant, ces deux entreprises étatiques réalisent d’importants chiffres d’affaires; l’une dans la commercialisation du fer et de l’acier, et l’autre dans tout ce qui a trait aux moyens de communication. Ce qui n’a pas manqué d’attirer un certain nombre de questionnements.

Notamment en terme de gestion financière à l’origine des difficultés auxquelles se retrouvent confrontées ces partenaires publics et privés de la ociété de gardiennage et de surveillance.. Les prestataires de service dans les secteurs du gaz /électricité, du téléphone, entretien et maintenance des installations..., des fournisseurs d’équipements informatiques, et du transports de carburant…. Et lorsqu’il s’agit de salaires, seules ressources de vie de la majorité des effectifs, c’est dramatique.
Cette difficulté semble être une épée de Damoclès planant sur la pérennité de l’entreprise. Activant sur tout le territoire, cette dernière s’est faite une réputation de sérieux et de rigueur. Est-ce à dire que Sider, et Algérie Télécom, seraient en conflit avec la bonne gouvernance ? Ou est-ce que c’est la SGS qui l’est ? Ces créances impayées, datant de plusieurs années, et non recouvertes auprès d’entreprises publiques économiques sensées être fiables et viables, n’offrent aucune chance à cette structure de gérer à bien ses finances.

Selon bon nombre de prestataires de service ayant eu à travailler avec la SGS, les idées développées sont à l’origine du développement de son statut de leader dans son secteur, Ce qui justifie la satisfaction unanime des agents, à quelque poste que ce soit, dans cette entreprise où le gardiennage et la surveillance ont toute leur signification.
De l’avis de nombreux de nos interlocuteurs, n’était la problématique du recouvrement des créances impayées, l’on aurait pu donner une bonne note aux cadres gestionnaires.
Ils auraient constamment agi pour faire évoluer les choses, et partant, améliorer les conditions de travail pour se mettre au diapason des attentes des clients.

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