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Quotidien d'information indépendant - n° 5979 - Mercredi 18 Octobre 2017

Deux métiers manuels difficiles

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Deux vieillards se sont rencontrés fortuitement en un lieu insolite, ils parlent de tout et de rien avant de déboucher sur leur vie professionnelle qui leur a pris un peu plus d’un demi-siècle.

Quant aux ânes, c’est les plus doux, sauf quelques rares exceptions. J’ai travaillé surtout par beau temps chez moi, mais les bêtes ne rentrent pas dans la boutique ; elles m’auraient fait des tas de fumier chaque jour, c’est pourquoi tout s’est fait en plein air, hiver comme été et pendant cinquante ans. Ma boutique a vu défiler des bêtes de somme de toutes sortes...Elles aiment changer les fers.
Lorsque ceux qu’elles portent sont usés, ça les rend moins résistantes à la marche surtout celles qui portent de lourdes charges sur le dos. Si elles deviennent méchantes au moment de les ferrer, c’est par caprice ou pour se défouler, mais je me suis toujours méfié des mulets et surtout des mules, souvenez-vous de la ruade du mulet de la fable qui a broyé la tête du lion. Les montagnards, lorsqu’ils en ont la capacité, préfèrent posséder un mulet plutôt qu’un âne : le mulet a la force du cheval, il résiste aux plus lourdes charges ; de plus, il passe par les chemins accidentés, crevassés et pierreux.

Le mulet a les pattes sûres et n’a pas peur des longues distances. J’ai toujours adoré les discussions avec les propriétaires qui me ramènent des bêtes à ferrer, quand il y’a des files et qu’ils doivent attendre leur tour. Certains hommes participent lorsqu’ils ont quelque chose de sensé à dire. Je mène les débats tout en travaillant, tous les regards sont tournés vers moi car je suis le principal acteur. J’ai une plus longue expérience des bêtes de somme, je propose des solutions, suggère des idées pour des cas de bêtes atypiques.
Toujours à propos d’animaux on me rapporte des récits fantastiques qui font rire ou qui émerveillent quand ils n’attristent pas, tel celui de ce malheureux petit âne lourdement chargé qui cheminait péniblement par un petit sentier et qui soudain s’est trouvé une patte dans le vide. Le maître qui se trouvait à ses côtés l’attrapa par la queue, mais c’était un précipice et la bête était gravement penchée, il lui fallait soit tomber au fond du ravin avec elle, soit lâcher la queue pour voir rouler la bête dans le ravin; il la lâcha.

Aux gens du village qui lui demandaient ce qui s’était passé, il a répondu : on était au bord du précipice et Dieu l’a voulu. On rapporte des histoires courantes sur les ânes. Ainsi on raconte que d’un tel âne a mangé tout son bât qui, pourtant, le protège quand il est chargé. Le bât est fait de paille et l’âne a mangé toute cette paille. Des histoires qui font rire en créant une bonne ambiance de travail, j’en ai entendu des milliers et j’ai de quoi faire une encyclopédie en plusieurs volumes sur la vie des bêtes de somme.
(Suite et fin)

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