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Quotidien d'information indépendant - n° 6134 - Jeudi 19 Avril 2018

Peintures et collages en goguette

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La galerie Aicha Haddad, a rendu l’un de ses plus beaux hommages à la plasticienne disparue en revivifiant le monde des arts-plastiques de la plus belle manière sublimée qui soit. Pour cette fois, du 14 au 31 octobre 2017, Madjid Guemroud, plasticien flamboyant était de la partie.

L’artiste est aussi discret dans la grande sphère médiatique, autant qu’exubérant dans la sphère artistique par son allant prolifique : 34 peintures, de moyens et petits formats, une exposition fixée dans le temps, des œuvres de 2006, 2008, 2009 et 2010, pour une seule de 2014. On comprend le principe d’expression de ce plasticien, diplômé de l’ESBA d’Alger de l’atelier de peinture de Denis Martinez et qui possède à son actif un nombre effarant d’actions peintures, d’expositions et de performances artistiques réalisées dans les milieux difficiles. Le plasticien récolte ainsi la moisson d’un long travail acquis au fil des expériences artistiques réalisées en solo ou en groupe. Il passe aussi par quelques années bien remplies dans le domaine de l’artisanat, faisant d’un hobbie un style de vie. Et puis, ce sera l’enseignement artistique qui lui fera découvrir un monde nouveau empli d’émotions. Lors de cette exposition, il nous a présenté un ensemble d’œuvres qui constituent en fait juste un pan de son travail, sachant qu’au passage, dans son atelier, il recèle un nombre incalculable de travaux en cours ou en attente d’une exposition. Non loin d’être un artiste compulsif, Madjid Guemroud réalise son œuvre à travers un processus complexe de création, il élabore, peint découpe, redessine, recolle, et jamais une de ses œuvres ne peut être considérée comme définitive, même si elle est signée, et annotée souvent d’un titre ou de points de suspensions qui ne finissent pas de livrer tous les secrets de son œuvre. Des centaines de pièces de papier sont ainsi dessinées, peintes, grattées, coupées et ensuite ordonnées, stratifiées, vernies pour donner une autre interprétation, une autre thématique ou une note stylistique inclassable, il est en effet impossible au regardeur de classifier, lire directement ou donner une lecture figée de son travail. «1, 2, 3 Marchez», «La Boutique», «Jamais 2 sans 3», «Oiseau libre», «L’Au-delà», «En résumé dansez !», ou «Jadis le désert» sont autant d’interprétations libres d’un monde indicible qui nous entoure. Madjid Guemroud prend à bras le corps ces formes, il leur donne un sens en recollant les morceaux d’idées fécondes qui l’entourent, la couleur, les graphismes réalisés finement en traits croisés au pinceaux, la feuille d’or imprimée graphiquement qui donne un ton noble, des réappropriations de notre tassili qui reprennent des couleurs sur des notes inédites d’orangé, de vert, de bleus limpides, et autant de pistes tonitruantes, insolentes, probablement cyniques, politiques, humoristiques qui ne laissent jamais indifférents devant ce travail souvent magnifique qui étonne plus d’un œil averti par la finesse de l’exécution. La définition de cette œuvre ne souffre d’aucune approximation, le peintre laisse son inspiration errer sur les supports souvent en papier, imprimés graphiques, «letraset» empruntant aux graphistes leurs lettres et tout un univers dont seul lui a le secret. Au final, le voyage social est assuré, le sens politique au rendez-vous, l’activisme artistique pointe à l’horizon et le plasticien Guemroud rejoint l’aréopage des artistes qui peuvent exploser au firmament si les formats se faisaient plus grands. Il nous a proposé aux regards une virée immense dans un travail qui est loin d’être facile, mais il s’agit d’un univers farouchement original, qui sort des sentiers battus, très coloré, surprenant, magnifié par le sérieux d’un travail éthique et esthétique. Sans trop se prendre au sérieux d’un discours intellectualiste, le subtil Madjid Guemroud nous a fait l’invite d’une belle exposition où l’œil se régale et l’esprit se délecte, que demander de plus…

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