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Quotidien d'information indépendant - n° 6027 - Jeudi 14 Décembre 2017

Urgence d'une vision stratégique articulant les fonctions de l’Etat central, des collectivités locales et du marché

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L’objet de cette contribution est d’analyser l’impact du réel des Partis sur la mobilisation de la population au vu des résultats des élections législatives du 04 mai 2017 et de se poser la question du rôle des collectivités locales après les résultats des élections locales prévues le 23 novembre 2017 devant avoir une vision stratégique de moyen et long terme.

Je déplore, face aux préoccupations des populations, le manque de vision stratégique de la majorité des candidats certains se livrant à des promesses euphoriques irréalisables , d’autres à une vision de sinistrose gratuite destructrice critiquant tout ce que fait le gouvernement, démobilisant encore plus, Il y a urgence, face à la mondialisation irréversible et des tensions budgétaires, de mieux articuler les fonctions complémentaires du rôle de l’Etat central, des collectivités locales et du marché En effet, la crise liée à la chute du prix des hydrocarbures et les conséquences sur le budget de l’Etat doit amener les pouvoirs publics à changer de discours du rôle économique tant de l’Etat central que des collectivités locales, ne devant plus vivre de l’illusion de la rente éternelle, devant reconnaitre que les assainissements répétés des entreprises publiques via la rente de Sonatrach la vache à traire, c’est fini.
Les politiques menées ces dernières années doivent être revues, car l’ère des transferts des budgets de l’État pour pallier les déficits de gestion des collectivités locales ou des entreprises publiques en déficit structurel, est révolue à moins de conduire le pays au suicide collectif. Les entreprises et collectivités locales doivent rechercher et trouver leurs propres sources de financement, car force est de constater un divorce entre les discours préconisant une rationalisation des choix budgétaire, la gestion centrale et locale demeure empreinte d’une forte tendance à la dépense sans corrélation ave les impacts économiques et sociaux.

1.-Rappel des résultats des élections législatives du 04 mai 2017
Il est intéressant d’analyser le résultat des élections législatives du 04 mai 2017 pour se faire une idée sur la cartographie sociale, dont les rapports Etat-citoyens et de prendre des mesures appropriées par une réorientation urgente de la politique socio-économique. Pour le 04 mai 2017, nous avons eu 8 528 355 votants sur 23 251 503 inscrits et que pour les candidatures, elles se sont s'élevées à 938 listes dont 116 pour les partis politiques, 125 pour les alliances et 97 pour les indépendantes avec 32,31% de femmes comme candidats, ce qui fait un total de 11 315 candidats. Les résultats provisoires sont les suivants pour le nombre de sièges obtenus en précisant que conformément à l’article 166 de la loi organique relative au régime électoral sus visée, tout candidat aux élections législatives ou parti politique ayant participé à ces élections, a le droit de contester la régularité des opérations de vote en introduisant un recours par simple requête à déposer au greffe du Conseil constitutionnel dans les quarante-huit heures qui suivent la proclamation des résultats.
- FLN : 164 ;
RND :97 ;
Alliance HMS :33 ;
TAJ :19 ;
Les indépendants :28 ;
Nahda-Adale-Bina :15 ;
MPA :13 ;
Front El Mousakbal :14 :
FFS : 14 ;
Le Parti des Travailleurs 11 ;
RCD : 9 ;
ANR :8 ;
Mouvzement de l’Entente Nationale 4 ;
PLJ : 2 ;
Parti El Karama : 3 ;
Parti de la Jeunesse 2 ;
Ahd 54 :2 ;
RNR :2 ;
Mouvement Infitah :2 ;
Front du Militantisme National :2 ;
FDL :2 ;
PNSD :2 ;
FNA : et pour les autres partis dont Fadjr Djadid, El Islah, Alliane Takatoul El Fath, FNJS, UFDS, Front National des Libertés, PRA, L’Alliance pour la Rassemblement National, L’Alliance Nationale pour le Développement, Le Mouvement National des Travailleurs Algériens et le Mouvement des Citoyens libres chacun 1 siège.

Le FLN par rapport au nombre de siège représente 35,50%, le RND 20%, l’Alliance MSP 7,14%, TAJ 4,11%, Alliance Nahda-Adala/Bina 3,25%, le FFS 3,03%, Le Front Mustaqbal 3,03%, le MPA, 2,81%, le Parti des Travailleurs 2,38%, le RCD 1,95%, l’ANR 1,73% et les Indépendants 6,06%. Par rapport au nombre d’inscrits le taux baisse sensiblement pour chacun des Partis reflété par le taux de participation : Alger, 28,27%, Chlef avec 28,66%, Oum Bouaghi 30,24%, Béjaïa 18,47%, Bouira 28,27%, Jijel 31,10%, Setif, 34,22%, Sikda, 37,72%, Annaba 35,39%, Constantine 26,14%, Boumerdes, 27,58%, Mila 29,36% et Ain Defla 34,56% . Les taux ayant dépassé les 50% ont été à Adrar, 52,10%, Laghouat 53,48%, Tamanrasset 57,04%, Mostaganem 57,50%, El Bayad 50,54%, Illizi 65,06% Tissemsilt 82,12%, et Tindouf, 62,73%. Pour la foruchette supérieure à 45% nous avons Mascara 48,89%, Oran 45,64%, (dont le FLN a obtenu 15 sièges sur 18), Khenchela 47,20% Naâma 47,17%, Aïn Témouchent 45,15% et Batna 46,27%. Selon les données provisoires du Ministère de l’Intérieur, le taux de participation global aux élections législatives du 4 mai 2017 au niveau national et au sein de la communauté nationale à l'étranger s`est établi à 37,09%. Les bulletins nuls qui se sont établis à 2 098 324, représentent 24,60% rapportés sur le nombre de votants. Par rapport aux inscrits, nous avons le taux de 9,02% donc 28,07% qui ont voté pour les partis ou indépendants, donnant 71,93% des inscrits qui ne font pas confiance à la classe politique contre 64,70% en 2012. L’on peut tirer trois conclusions.
-Premièrement, le taux de participation est faible devant tenir compte dans les calculs également de la population réelle en âge de voter, donc de ceux qui ne se sont pas inscrits. L’on doit en tirer toutes les conséquences et surtout agir pour remédier au divorce Etat-citoyens par l'implication de la société civile. Il y va de la crédibilité nationale et internationale de l'Algérie. Nous avons assisté à une campagne électorale terne avec des promesses sans lendemain sachant que l’élu local n’a aucun pouvoir de décision. Et le grand problème est comment rétablir cette confiance d’où l’urgence de revoir globalement le fonctionnement tant du système politique et économique que le fonctionnement du système partisan devenu inefficient. En effet, un nombre considérable de formations politiques ont vu le jour, souvent sans véritable programme, ni perspectives sérieuses, se manifestant ponctuellement principalement à l’occasion de rendez-vous électoraux du fait des subventions de l’État. Qu’en sera-t-il des élections locales prévues le 23 novembre 2017
-Deuxièmement, bien qu’ayant perdu 57 sièges le parti du FLN demeure la première force politique au parlement suivi du RND qui a gagné 29 sièges, ces deux partis obtenant la majorité absolu(55,50%). La troisième force politique du pays est constitué des formations islamistes (Alliance MSP, Alliance Nahda-Adala/Bina) avec un total 51 élus(près de 11%) et 67 députés si l’on inclut TAJ, la quatrième force politique au parlement étant constituée des indépendants qui ont obtenu 28 députés.
-Troisièmement, il s‘agit de réorganiser sur des fondements démocratiques la société civile évitant l’instrumentalisation de l’administration si l’on veut mettre en place ces réseaux intermédiaires efficaces entre l’Etat et le citoyen renvoyant d’ailleurs à une réelle décentralisation sur le plan politique et à un changement de cap de la politique économique, d’où les propositions suivantes.

2..-Des collectivités locales providences aux collectivités locales entreprises/citoyennes
Les collectivités locales les 48 wilayas et les 1541 communes (APC) doivent avoir d’autres missions que de se limiter à des guichets destinés à la prise en charge de certains services publics de base en s’appuyant essentiellement sur le budget de l’Etat du fait de la mentalité rentière héritée du passé, prévalant tant au niveau central qu’au niveau des collectivités locales. Les rapports élaborés par les services de ce Ministère montrent un bilan négatif en matière de dynamisation de l’économie locale, les impôts étant insuffisamment recouvrés, certains biens étant exploités sans contrepartie et d’autres détournés de leur vocation.
Les responsables locaux doivent à l’avenir avoir une vision et une visibilité pour le développement de leurs communes, tenant compte des spécificités et potentialités de chacune et des aspirations de ses citoyens, des responsables de wilayas et des élus à la recherche d’intérêts restreints, au discours populiste et clientéliste, sans projection vers l’avenir. Ces rapports précisent que les walis et les présidents d’APC se sont limités aujourd’hui au rôle, à distribuer le couffin de Ramadhan, et à changer les carrelages des trottoirs et places publiques.

Le recouvrement des taxes locales, n’étant pas une priorité, les collectivités locales n’ayant pas orienté les fonds importants alloués par l’Etat vers la valorisation et la rentabilisation des richesses multiples dont elles disposent. Pour la gestion efficiente des espaces, il s'agit de dresser un état des lieux. Dans le système algérien, comme rappelé précédemment, les collectivités locales ont pour l'essentiel constitué des entités assistées par un Etat qui, outre ses prérogatives propres, se voulait être l'unique gestionnaire de l'économie. Les responsables locaux n'étaient donc, de ce fait, que des exécutants des politiques et décisions arrêtées au niveau central et qui se traduisaient au niveau communal par la réalisation des actions et programmes arrêtés en séance d'arbitrage par l'organe central de la planification, au titre des plans annuels et des enveloppes budgétaires.
C'est ainsi qu'outre les orientations très directives qu'impliquaient déjà les programmes alloués, les communes et wilayas furent sous tutelle étroite de l’Etat central via le Ministère de l’Intérieur. L'Etat prenait pratiquement en charge toute la politique sociale et intervenait très largement par ailleurs, dans la gestion du foncier et de l'urbanisme.
Des directives furent ainsi données à une certaine époque aux wilayas, pour la cession de terrains à bâtir et toute la politique du logement fût quasi totalement confiée aux wilayas.

Cette situation a eu pour effet une déresponsabilisation de l’autorité centrale déconcentrant les problèmes walis où ce sont les walis avec leurs démembrements- Dairas – APC qui furent directement confrontés à la grogne du citoyen, motivée par les besoins de logement, de qualité de vie, d'emploi et autres. L'anarchie dont témoigne actuellement la croissance et les extensions désordonnées de nos villes, et notamment les plus grandes d'entre elles, ne pourra que s'accentuer, si l'on continue à accepter que les autorités locales demeurent livrées à elles mêmes pour répondre, sous la contrainte, à la demande sociale en espace à bâtir.
Car, une centralisation à outrance, favorise un mode opératoire de gestion autoritaire des affaires publiques, une gouvernance par décrets, c'est-à-dire une gouvernance qui s'impose par la force et l'autorité loin des besoins réels des populations et produit le blocage de la société. Les expériences historiques montrent clairement que si la centralisation a été nécessaire dans une première phase, elle a atteint vite ses limites et que ce sont les pays qui ont développé des décentralisations réelles et non des déconcentrations, synchronisant gouvernance centrale et locale, qui ont le mieux réussi leur développement.

Le pays le plus décentralisé au monde ce sont les Etats Unis d’Amérique et voyez les cantons suisses, les Landers allemands ... Une réorganisation du pouvoir local dont la base est la commune, pour une société plus participative et citoyenne s’impose supposant d’imaginer d’autres modes de gestion des Ministères et de tous les appareils de l’Etat.
C’est dans ce contexte, que les collectivités locales doivent doit apparaître comme un élément fédérateur de toutes les initiatives qui participent à l’amélioration de l’espace territorial, de passer du stade de collectivités locales providences à celui de collectivités locales entreprises et citoyennes responsables de l’aménagement du développement et du marketing de son territoire.
(Suite )
Dr Abderrahmane Mebtoul, professeur des universités, expert international

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