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Quotidien d'information indépendant - n° 6262 - Dimanche 23 Septembre 2018

Le Quai d’Orsay souligne le rôle de l’Algérie dans le processus de paix au Mali

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Selon la dernière déclaration de la porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Agnès Romatet-Espagne, «l’Algérie, chef de file de la médiation internationale en vertu de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali de 2015, est un acteur important du processus de paix au Mali».

Cette affirmation du Quai d’Orsay souligne également le dialogue entre l’Algérie et la France à tous les niveaux sur les questions régionales et en particulier sur le processus de paix au Mali. Ce qui, selon la déclaration, s'est traduit par la tenue le 12 novembre à Alger d'un dialogue stratégique au niveau des deux ministres des Affaires étrangères en marge du 4è comité mixte économique franco-algérien. «Un point précis a été fait sur l'application de l'accord de paix et a permis de constater notre convergence sur ce sujet», a-t-elle ajouté. A rappeler dans ce contexte, la déclaration d’Emmanuel Macron, en septembre dernier à New York, soulignant la nécessité «d’apporter une réponse politique» à la crise malienne soulignant la nécessité de mettre en oeuvre l’accord de paix issu du processus d’Alger. Ce dernier a également précisé que «la réponse militaire ne pourra jamais être la seule réponse. Je veux insister ici sur la nécessite d'une réponse politique - et je pense bien sur à la mise en oeuvre de l’accord d'Alger - et de développement». Macron qui s’exprimait lors de son premier discours à l’ONU, dans lequel il a offert sa vision du multilatéralisme, a soutenu que face au terrorisme et aux migrations, il fallait également relever le défi de développement. «Sans développement, la sécurité est une vue d’esprit», a-t-il indiqué. Pour le Sahel, le chef d’Etat français a réitéré son appel à «renforcer les capacités nationales pour que les Etats eux même prennent en charge leur sécurité» en appelant la communauté internationale à «une mobilisation collective» pour soutenir la force du G5 Sahel. Cela dit, par la voix de son chef de la diplomatie Abdoulaye Diop, le Mali avait fait part, en octobre dernier devant le Conseil de sécurité de l'ONU, de sa satisfaction quant aux «progrès remarquables» enregistrés dans l'application de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali conclu en 2015. A cette occasion, le gouvernement malien a reconnu, certes, les difficultés qui ont jalonné le processus de paix, mais a en même temps estimé que des progrès remarquables ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger. Dans ce sens, le ministre malien a fait savoir : «Le gouvernement du Mali reste déterminer à diligenter l'application de cet Accord, car nous sommes convaincus qu'il n'y a pas d'alternative crédible à cette voie pacifique de règlement durable de notre crise».

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