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Quotidien d'information indépendant - n° 6082 - Dimanche 18 Février 2018

Les Aurès ou la région plurimillénaire

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Les Chaouis, un ensemble d’anciennes tribus berbères dans les Aurès en Algérie, représentent une part de la résistance à différentes conquêtes, celle de Carthage notamment.

Dans le pays auréssien, les Massyles et les Masaesyles composent respectivement deux royaumes. Le premier se situe à l’est, il sera dirigé par Massinissa, fils du roi Gaïa qui est l’allié de Carthage. Le second est à l’ouest sous la direction de Syphax. A partir de sa capitale Cirta, il a pu asseoir sa domination dans une grande partie du Nord de l’actuelle Algérie. Ces deux grandes tribus constituent un ensemble : la Numidie durant la période antique (IIIe siècle avant J.-C).
Nombre d’historiens considèrent que ces deux forces symbolisent un fait exceptionnel dans l’histoire d’Afrique du nord. En d’autres termes, les deux rois auraient pu persévérer dans la construction d’un Etat, assurer son développement en rassemblant toutes les tribus berbères sous la même bannière. Ils vont plutôt révéler au grand jour leurs rivalités. Massinissa s’est allié à Rome aux côtés de Scipion, le surnommé l’Africain, qui a mis fin à la suprématie de Carthage. Syphax s’est rangé dans le camp du carthaginois vaincu. Il sera arrêté par son «frère ennemi» numide lors d’une dernière bataille, à l’est de Korta, le long du fleuve Ampsaga (Rhumel actuellement dans le Constantinois). Il meurt en prisonnier à Rome (202 avant J.-C).

L’Etat de Massinissa
Le voilà, Massinissa, seul à la tête des deux royaumes numides. Il ambitionne l’unification de toutes les tribus des Aurès, mais aussi de toutes celles d’Afrique du nord. Il lance sur son territoire les fondements d’un Etat, non sans imposer la sédentarisation aux nomades. Car il cherche à les initier à l’agriculture, selon les techniques observées à Carthage où il a auparavant vécu. Il introduit un nouvel outillage pour améliorer la condition des cultivateurs et par là même celle de toutes les catégories sociales. Il administre avec respect, mais avec rigueur le commerce et les finances.
Il n’empêche que son rêve d’homme d’Etat va s’estomper. La paix est rompue par Rome qui se décide pour la destruction de Carthage. Les légions romaines y débarquent en 149, ce qui fait le mécontentement de Massinissa. Il voit en cela la fin d’une paix. Toujours est-il que la Numidie, représentée par ce dernier, reste pour nombre d’Algériens, aujourd’hui, une référence en termes de première tentative d’Etat. Elle est également celle qui rappelle le caractère guerrier du Chaoui.

Comme l’affirme l’auteur Georges Hardy, «le pays chaouia apparaît comme un bloc de résistance, à tous les moments de la vie algérienne, un groupement qui refuse de renoncer à son être, comme un refuge pour les éléments rebelles des pays environnants». Les Auréssiens, bien attachés à leur passé et à leur identité amazighe, ont pu conserver cet esprit de résistants, y compris au sein du Mouvement national pour l’indépendance algérienne. Nous voilà dans les Aurès, région des Amazighs de la partie orientale de l’Algérie.
A l’image du mausolée numide Imedghassen (ou Medracen, situé dans la commune Boumia dans la wilaya Batna) datant du IIIe siècle av. J.-C., elle comprend une histoire bien ancienne. La superficie auréssienne, près de 49915 kms environ, représente aujourd’hui 1/7 du territoire du nord algérien. Elle est séparée de la Tunisie par la bande allant jusqu’à la frontière tuniso-algérienne à l’est. Au Nord, ses limites vont jusqu’à Sétif et Constantine ; à l’ouest jusqu’à Médéa, au sud jusqu’à Biskra et au centre jusqu’à Msila, ce qui a fait d’elle un lieu d’intérêt géostratégique important dans la dynamique historique de la Méditerranée, mais pas que. Composées de 47 massifs comme le Chélia, Merouana, Metlili, Mahmel, Telmet et Touggert, les Aurès constituent naturellement une véritable forteresse. Cette configuration a facilité la tâche de la résistance locale à différentes conquêtes et invasions coloniales, y compris durant l’occupation française.

Royaumes des Massyles et des Masaesyles 
Dans ce pays des Chaouis (Ichawiyen en langue amazighe, Chaouia en arabe), il y a le plus grand nombre de vestiges et de sites archéologiques des plus anciens en Algérie,  comme dans la ville Ichouqan, à 10 km de Timgad. d’après les chercheurs et les archéologues. Nul doute que cela renseigne encore mieux sur la diversité de cette région et les origines d’une multitude de grandes tribus. Qu’elles soient nomades et sédentaires auparavant, ces dernières doivent leur communion à un ensemble de caractères physiques, linguistiques et artistiques.
Pour nombre d’historiens, les Chaouis sont entrés dans l’histoire avec Carthage, la Cité fondée par des Phéniciens (vers l’an 860 avant J. – C.) en Afrique du nord (partie nord-africaine de la Tunisie actuelle). Car les Carthaginois finiront par exprimer leurs intentions économiques et politiques dans les Aurès, au lieu de se suffire d’une alliance face aux Grecs de Sicile et aux Romains. Ils vont se heurter à l’autorité des Massyles, royaume de la Numidie à l’est dirigé par Massinissa, à celle des Masaesyles à l’ouest conduit par Syphax dont la capitale est Cirta.  Le conflit armé est au menu de chaque force en présence.

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