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Quotidien d'information indépendant - n° 6140 - Jeudi 26 Avril 2018

Réponse aux allégations concernant l’usage de gaz toxique à Douma (II)

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S’il fallait une preuve de ce qu’affirme le Docteur Bachar al-Jaafari quant au fait que ni l’Armée syrienne, ni son Commandant en chef, le Président Bachar al-Assad, ne gazent le peuple syrien, elle est sous vos yeux [1].

À ce stade, ma question est de savoir si la provocation de cette réunion du Conseil de sécurité, par les trois États précités, a pour but de légitimer l’agression israélienne de ce matin contre la Syrie, ou de torpiller l’accord voulu par leurs instruments sur place. Et ici, je ne peux que remercier la délégation de la Fédération de Russie qui a également appelé à cette réunion en l’intitulant, à juste titre, «Les menaces contre la paix et la sécurité internationales» [6]. Monsieur le Président, Nous avons porté à l’attention du Conseil de sécurité, de l’OIAC [Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques] et de ce qui était désigné par «Mécanisme d’enquête conjoint» 145 lettres, la dernière en date du 1er avril 2018. 145 lettres et je remercie mon collègue délégué du Kazakhstan pour avoir signalé que vous ne lisez, ni ne répondez à ces courriers.
Des lettres contenant des informations précises sur les produits chimiques toxiques en la possession de groupes terroristes, notamment le chlore et le sarin. Et nous avons averti, à maintes reprises, que ces groupes préparaient les crimes par usage d’armes chimiques contre des Syriens innocents, qu’ils travaillaient par le biais de leur bras médiatique appelés «casques blancs» à fabriquer des preuves, et qu’ils filmaient des mises en scène hollywoodienne dans le but d’accuser le gouvernement syrien, de dresser l’opinion publique contre lui et contre ses alliés, pour ensuite tenir des réunions du Conseil de sécurité, telle celle d’aujourd’hui, afin de créer les prétextes justifiant n’importe quelle agression militaire sur la Syrie.
Il semble, Monsieur le Président, que les réalisateurs de cette œuvre terroriste sanguinolente ont, là aussi, manqué de précision lorsqu’ils ont tissé leurs mensonges. En effet, à chaque épisode de la série concernant le prétendu usage d’armes chimiques par le gouvernement syrien, nous constatons que ces produits n’intoxiquent absolument pas les éléments des groupes armés, que seuls les femmes et les enfants sont touchés, qu’il suffit de les décontaminer à l’eau devant les caméras, que les secouristes n’ont nul besoin de masques de protection et que l’Armée syrienne n’a recours à ces produits, qu’elle ne possède pas, que lorsqu’elle avance vers la victoire. Étrange histoire !

Monsieur le Président, Face à ce clan féroce dépourvu d’un minimum de crédibilité et qui s’appuie sur des informations fabriquées, diffusées sur les réseaux sociaux par les sympathisants des groupes terroristes armés et de leurs employeurs, je déclare à partir de cette tribune que le gouvernement syrien est prêt à faciliter l’arrivée d’une mission d’enquête de l’OIAC sur le site présumé de l’incident de Douma, le plus vite possible, afin de vérifier ces allégations, tout comme il soutient la demande russe de tenir une audience autour d’une mission d’évaluation de la situation à Raqqa.
En disant que nous accueillons favorablement l’arrivée de cette mission le plus vite possible, nous espérons que notre proposition ne subira pas le sort réservé à celle que nous avions présentée, en premier lieu, à l’ex-Secrétaire général Ban Ki-moon, suite à l’attaque de Khan al-Assal en mars 2013. À l’époque, nous lui avions demandé d’aider le gouvernement syrien à enquêter, immédiatement, sur ce qui s’était passé. Il lui avait fallu 4 mois et 11 jours pour envoyer le Docteur Sellstrom.
C’est ainsi que le terme «immédiatement» avait été traduit : 4 mois et 11 jours ! Et le jour où le Docteur Sellstrom est arrivé à Damas pour mener l’enquête à Khan al-Assal, les terroristes sévissant dans la Ghouta ont été chargés d’utiliser de nouveau l’arme chimique. Le Docteur Sellstrom a dû changer de destination pour se rendre dans la Ghouta au lieu de se rendre à Khan al-Assal. Pour votre information, depuis mars 2013 et jusqu’à ce jour, aucune enquête n’a été menée sur ce qui s’est réellement passé à Khan al-Assal.

Monsieur le Président, Aujourd’hui, nous accusons directement Washington, Paris, Londres, Riyad, Doha et Ankara d’avoir fourni à Daech, au Front al-Nosra, à Jaïch al-Islam, à Faylak al-Rahmane et à des dizaines d’autres groupes terroristes apparentés des produits chimiques toxiques afin de les utiliser contre les civils syriens. Et nous les accusons d’avoir commis ces massacres et fabriqué des preuves pour accuser injustement le gouvernement syrien d’avoir utilisé des produits chimiques toxiques, afin de préparer le terrain à une agression contre la Syrie, de la même manière dont les États-Unis et la Grande-Bretagne ont procédé pour commettre leur crime d’agression caractérisée contre l’Irak en 2003.
OUI, nous disons aux États-Unis, à la Grande-Bretagne et à la France qu’en Syrie et en Irak, nous avons vaincu la noirceur absolue du fléau Daech en 3 ans et non en 30 ans, comme ils l’avaient envisagé pour réussir à saper la stabilité de la région. OUI, nous disons aujourd’hui à la Saoudie que nous avons vaincu son bras terroriste dans la Ghouta orientale et je parle des gangs de Jaïch al-Islam. OUI, nous disons au Qatar et à la Turquie que nous avons vaincu leurs deux bras terroristes dans la Gouta orientale et je parle du Front al-Nosra et de Faylak al-Rahmane.
Et je dis à tous ceux qui nous ont exporté une opposition armée, génétiquement modifiée en opposition modérée, que nous avons vaincu leurs exportations empoisonnées. Nous appelons ces exportateurs à supporter les conséquences du retour de certains survivants dans leurs territoires d’origine. Finalement, le problème est simple : restent toujours, à nos frontières avec la Turquie et avec Israël au Golan, des dizaines de milliers de bons terroristes modérés, avec leurs armes légères, leurs barbes longues, leurs étendards noirs et leurs casques blancs… À qui voudrait les adopter de s’adresser à leurs employeurs. Ils sont prêts à partir se réfugier en Europe et en Occident.

Monsieur le Président, La République arabe syrienne réaffirme qu’elle ne dispose d’aucune arme chimique, quelle qu’elle soit, y compris le chlore toxique, et qu’elle réitère sa condamnation de l’usage d’armes chimiques en tout lieu, à n’importe quel moment et en toutes circonstances ; tout comme elle réaffirme sa volonté de coopération illimitée avec l’OIAC afin de s’acquitter de ses obligations inscrites dans la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, de leur stockage ainsi que de leur utilisation.
Pour finir Monsieur le Président, Le Centre russe de Réconciliation en Syrie a annoncé, aujourd’hui, que les investigations menées par des experts militaires russes dans la ville de Douma ont prouvé l’absence de toute trace témoignant de l’utilisation d’armes chimiques.
Et les analyses portant sur les malades hospitalisés dans cette même ville, menées par des médecins militaires russes, n’ont révélé aucune anomalie en faveur de leur exposition à une substance toxique. Autrement dit, tout ce à quoi nous assistons est un genre de cinéma hollywoodien.
(Suite et fin)
Dr Bachar al-Jaafari
Délégué permanent de la Syrie auprès des Nations unies

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