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Quotidien d'information indépendant - n° 6584 - Mercredi 16 Octobre 2019

Digital Art, Svën chez Brokkart

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Il aurait pu être grand, blond, les yeux bleus, de type arien, un peu comme un guerrier nordique digne du Walhalla, ou d’une aventure de Drakkar avec des vikings de cartoons, mais voilà, il ne l’est pas ! Svën comme son nom réel ne l’indique pas ici bas est loin de tous ces mythes fondateurs imposés par l’occident comme vérité absolue, il pourrait s’appeler Rabah, Massinissa, M’hand, Nassim ou peut-être Rania, Hania ou Tania !

Il joue de ça et se plaît à dénoncer les mythes imposés comme des règles admises au point où «Rahan», le fils des âges farouches, est blond, un peu gay, esthétiquement absurde pour une bédé, puisque a-t-on d’ailleurs jamais vu un homme préhistorique blond et un peu bizarre, acoquiné à un gorille de la famille de Brassens, mais…cela est une autre histoire.
Le Rahan de André Cheret prend un autre titre, détourné par l’ami Svën le Berbère qui lui donne la richesse d’un texte de Brassens et qui, dans un délire situationniste, nous régale de quelques bons mots, d’une installation en hommage (sic !) décalé à l’Ane d’or d’Apulée de Madaure, le premier roman de l’histoire de l’humanité, mais la mort de l’intelligence, les spots dans cet écran de télé vintage, éclairé par des spots aveuglant et un petit âne doré. Et ce couple d’«homo télévisus betensi», réalisé dans le plus parfait hommage à la «beaufitude» incarnée.
Le parcours d’une exposition coup de poing sur fond de digital art trop intelligent pour certains, très technique pour d’autres. Il s’agit pour Svën d’un point de vue, anonymat compris, il n’avait pas de casque de Daft Punk, était parmi le public et se régalait des réactions avant de disparaître de la «mondano-sphère» des vernissages «troppo» discursifs.

L’expo est très belle, Svën laisse ses «D-Heads» prendre les couleurs de l’Arc-en-Ciel les plus fins apprécieront, une drôle de créature en train de s’auto inventer dans une définition «remastérisée» par l’artiste qui dessine toutes ses créations avant de les numériser pour l’éternité, ici la série de tête de nœud continue avec un couple marié bien de chez nous, bleu de Chine (Shangaï pour nous !) et haïk en goguette se marient pour le pire seulement. Et près de la représentation emblématique, il y a le -couteau dans le slip- d’un sémillant supporter du Mouloudia, œil au beurre noir et mine de défaite assurée, aux côtés d’un autre supporter, batte à la main et couteau caché, il est de l’Usma celui-là !!! Svën, redoutable observateur, plasticien de talent….
On se pose avec l’artiste la question de savoir si Jésus était Rasta !? Ou d’une autre obédience, pourquoi-pas bouddhiste ?, si la scène de la «Cène» n’était qu’une vue de l’esprit de ce cow-boy, de Ronald l’affreux clown mangeur de tous nos rêves d’enfants, ou de Napoléon le petit…de taille !? Nos valeurs esthétiques et civilisationnelles en auraient sans nul doute pris pour leur grade. On pourrait en fait reprocher au sieur Svën son trop plein de spleen intellectualiste, surtout dans ses notes algériennes, belges ou germaines, mais il nous régale tellement de ses «Dodos» qui voient des morts partout, ou de ses références vingt-quatre degrés nord-sud direction ironie et cynisme en machine créative en avant-toute.

Voilà tout, Svën n’est pas de ceux qui se taisent, c’est aussi un artiste engagé, franc et qui met son talent sur des notes plastiques sérieusement référencées, intellectuelles, efficientes et terriblement pertinentes, il a un avis marqué sur plein de questions, il compte dans le panel ou l’aréopage réduit des artistes contemporains algériens qui font du bien au cerveau et qui font briller les yeux de toutes les rigolades ironiques qui sont une nécessité absolue contre la tristesse maladive de ce que notre pauvre nation est devenue.
Svën, vous l’avez bien saisi, est terriblement algérien, il est cette seringue créative de saine médication artistique plantée bien profond dans notre inconscient collectif, le résultat n’est pas un placebo, il est un remède efficace contre la stupidité ambiante. Il ou elle, dans ce délire organisé est un véritable vaccin contre la tribu dominante des «tristus profondis». A voir pour bien passer le prochain millénaire…

Exposition Digital Art, «Svën», du 12 avril au 12 mai 2018, à «Issue 98», au 98 rue Didouche Mourad, «2ème étage», entrée libre

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