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Quotidien d'information indépendant - n° 6557 - Dimanche 15 Septembre 2019

Un art majeur comme mode d’expression

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C’est un moment de détente qui est annoncé lorsqu’arrive la séance de dessin souvent gâchée par inconscience au profit des autres matières jugées plus importantes.

Effectivement, on a toujours pensé que le dessin était une matière secondaire, donc à ce titre il ne mérite pas qu’on lui accorde de l’importance. Quel grave préjudice pour l’avenir des jeunes enfants qui ont besoin d’être initiés pour ce mode d’expression, et pour cette matière artistique qui doit se développer au même titre que les autres matières classées à tort dans la catégorie des «matières extrascolaires» comme le sport, le travail manuel la musique. Il est vrai que les responsables prennent en considération ces matières en leur accordant un statut particulier qui les prenne en charge en vue d’un enseignement de qualité au profit des jeunes qui ont besoin d’enseignants capables de susciter un intérêt particulier à ces matières, particulièrement le dessin qui peut préparer à des carrières artistiques ouvrant de belles perspectives d’avenir pour la créativité dans un domaine immense où d’autres ont fait preuve de grand talent en réalisant des œuvres inestimables.

Pour l’enfant, le dessin est un moyen d’expression
Il exprime ce qu’il imagine, ou ce qu’il voit, et dans cette manière de traduire le réel et l’imaginaire, il y a la prédominance du sentiment personnel sur lequel s’appuie le système éducatif pour aider au développement normal de l’individu. On compare l’étude du dessin à celle des langues, et l’on dit que dans l’un comme dans l’autre, la grammaire est indispensable. Bien entendu quand on parle de langue, il s’agit de langue maternelle ou langue naturelle par opposition à langue étrangère. Le dessin est une langue naturelle plus naturelle que la parole. Il faut donc étudier le dessin comme on étudie la langue maternelle.
Pour le dessin comme pour l’apprentissage de la langue naturelle, il faut de la pratique pour ensuite faire l’analyse grammaticale. Pour le début, il faut procéder avec beaucoup de doigté, en complimentant les apprentis dessinateurs au lieu de les blâmer pour leurs gribouillages ; ce qui les bloquerait. Donc continuer à complimenter les enfants et ne rien dire qui soit de nature à les décourager. Le maître d’école armé de dextérité doit savoir encourager les enfants pour leur talent, et s’ils pratiquent régulièrement, il n’y a pas de raison qu’ils ne fassent pas de progrès. L’unique séance de dessin inscrite dans l’emploi du temps doit être consacrée à cette matière artistique et ne pas la destiner à une autre discipline sous prétexte qu’elle d’importance capitale. Quel gâchis ! .Lorsqu’on sait que certains négligent totalement le dessin parce qu’ils le jugent sans profit, erreur grave !

Donner aux petits génies le temps nécessaire pour s’affirmer
La meilleure méthode consiste à faire confiance aux petits cerveaux appelés à devenir grands. Leur accorder l’entière liberté de s’exprimer, d’exprimer leurs sentiments en leur laissant le temps nécessaire pour un travail, leur laisser le champ libre pour la création, l’innovation pour les formes et le mariage des couleurs. A chaque séance, on essaie de découvrir l’intention de l’enfant pour son chef d’œuvre. Lorsque le travail est fini, on examine chaque dessin avec le sérieux le plus absolu, en complimentant chaque producteur pour son travail, en prenant soin de laisser parler chacun pour le choix des formes et des couleurs et surtout éviter les remarques susceptibles de vexer, car dans ce cas beaucoup se découragent et abandonnent.
Il faut poursuivre le travail en évitant d’exiger des enfants de faire qu’ils ne font, c’est eux-mêmes qui vont essayer de se perfectionner. Plus tard, s’il y a un suivi pédagogique sérieux, de 5 à 8 ans, ils auront la main pour le dessin et ils auront le loisir d’enluminer la marge de leurs cahiers par des vignettes en couleurs et le travail commencera à porter ses fruits. Puis d’eux-mêmes, germera un jour l’idée d’illustrer les contes, les plus belles histoires, les objets en rapport avec les leçons de choses ; le plus important pour le maître est que chaque dessin soit illustratif, intelligible, explicatif, descriptif de la leçon qui l’a motivé. C’est la preuve qu’a le maitre pour s’assurer que l’élève a compris la leçon.

Des exercices conçus et consacrés à l’étude du dessin
Une fois habitués aux capacités d’expression du dessin et convaincus de l’importance de cette matière, souvent négligée, dans la formation des jeunes élèves au même titre que les disciplines dites extrascolaires mais artistiques comme la musique, le maître introduit des exercices conçus et adaptés pour s’adresser à la pensée et à la sensibilité de l’élève plus qu’à son œil et à sa main. Ce ne sont plus les lignes sans signification et sans intérêt immédiat qu’on propose à l’enfant, mais des objets dont la représentation satisfait son instinct et qui lui procure du plaisir comme une roue, un jouet, un coquillage, un insecte, un pot en faïence, un tambour, un ballon, une paire de chaussures, des modèles qui l’intéressent et contiennent toute la géométrie.
Ces exercices habituent progressivement l’œil à évaluer les rapports de grandeurs et de proportions et la main au tracé suffisamment adroit des lignes. La coloration des dessins, obtenue au moyen de crayons de couleur ou d’aquarelle, permet à l’enfant de manifester son goût. Déjà la personnalité s’ébauche dans ses premiers essais. Et ne soyons pas de ceux qui considèrent que les productions des enfants se ressemblent toutes. Erreur grave de ceux qui trouvent ridicules les œuvres enfantines et n’ont aucun égard pour la personnalité de l’élève. Avec les exercices précédemment évoqué, le goût instinctif des enfants pour le dessin s’est fortifié en s’affinant, mais leurs moyens d’expression leur paraissent insuffisants pour traduire leurs pensées ou leurs impressions.
Leur imagination a été prépondérante et la nature n’a été pour lui qu’une occasion d’exercer leur imagination. Mais cette imagination qui s’est prolongée au-delà des limites de leur enfance, a perdu de son exclusivité, les enfants s’intéressent directement aux choses de la nature, la traduction qu’il en fait est plus fidèle et reflète moins le prisme déformant de son imagination. Que les maîtres favorisent ce processus d’apprentissage afin que ces petits dessinateurs deviennent de grands dessinateurs, peintres musiciens. Picasso, à l’âge de 3ans, dessinait, à l’insu de ses parents, sur les murs de la cave familiale, beaucoup de choses et avec des morceaux de charbon. Qui aurait à l’époque qu’il était prédisposé à devenir un grand peintre cubiste.

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