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Quotidien d'information indépendant - n° 6557 - Dimanche 15 Septembre 2019

Le «Hirak» au risque permanent du coup d’Etat

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Lorsque des jeunes militants berbéristes, agitateurs pacifiques du «Hirak» algérois, poussés par des aînés qui se sont bien gardés de se présenter, réalisent un raid à caractère idéologique lors d’une des réunions du Panel, ils sont confrontés non pas à la Police, en raison de leur intrusion agitée, mais à un Karim Younès, à l’expérience politique certaine et affirmée qui prend le temps du dialogue sans rien céder à une pression revendicative qui, de toute évidence, ne sait faire preuve ni d’écoute, ni de culture démocratique. Verbe haut, ton menaçant et idées courtes n’ont jamais fait bon ménage et ont souvent accouché de populismes négateurs des valeurs démocratiques que le mouvement social cherche à construire obstinément mais posément depuis maintenant plus de six mois, pour que l’Algérie ne soit plus jamais gouvernée comme hier. Mais que peut-on reprocher à cette jeunesse en voie de politisation accélérée comme lorsque l’on passe en revue des cours de rattrapage avec ses inévitables impasses à l’approche d’examens inéluctables, alors qu’en réalité ce sont leurs mentors, à la recherche permanente de coups médiatiques qui sont à blâmer car ces pratiques vindicatives, ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles d’un système qui a réussi à faire de son opposition un alter ego dans ses pratiques en tous points condamnables ?

Le «Hirak» est un mouvement social qui possède une mémoire aussi immense que ses cortèges sont longs. Qui ne se souvient, en octobre 2018, de ces chaînes cadenassant l’Assemblée Nationale Populaire, renvoyant sans coup férir à d’autres envahissements et coups de Jarnac fauchant les jambes des assemblées, ukrainiennes, géorgiennes ou arméniennes à partir de 2013 avec le soutien immanquable du sénateur américain maintenant décédé, John Mac Caïn, représentant quasi officiel de la CIA américaine, basculant l’Europe de l’Est postsoviétique dans le giron de l‘influence de l’imperium du monde contemporain ? Avec le recul, nous commençons à deviner, qu’il s’agissait, là, déjà en Algérie, de la préparation d’un coup de force qui ne disait pas son nom, que certaines parties maintenant sous les verrous poussaient à la création d’un climat délétère, avec la complicité active des députés du FLN et du RND, s’affairant avec toutes leurs énergies au pourrissement de la situation politique de manière générale, pour, au final avec des trémolos dans la voix, appeler au redressement national qui devait prendre la forme d’un coup d’Etat à blanc, accéléré par la situation pré-insurrectionnelle post février 2019 mais dénoncé juste à temps par l’ancien Président Liamine Zeroual suffisamment instruit de l’expérience de janvier 1991, pour ne pas la laisser se reproduire, par les partisans de la cinquième mandature.
Dans ce théâtre d’ombres qu’est la vie politique dans notre pays, où les acteurs apparents ne sont jamais que les prolongements des centres de pouvoirs nichés à la Présidence, au sein des services de sécurité d’alors et de plus en plus au cœur des forces de l’argent, se soldaient des comptes obscurs qui commencent enfin à se dévoiler à la grande lumière du jour sous les coups de boutoir répétés du «Hirak» et l’éclairage d’une Justice qui jure d’être à la hauteur de la mission historique qui lui est confiée.
Comme par enchantement, s’exprimait alors un officier supérieur, dans les colonnes d’un Journal (El Watan) défendant par ailleurs des thèses atlantistes - poussant l’armée algérienne à intervenir au Mali et en Libye allant même au-devant des vœux les plus fous du Quai d’Orsay, séduits qu’ils étaient par les théories fumeuses de l’Algérie pivot régional et non pas solidaire des Peuples - présenté comme un fringant intellectuel, doté illico presto de véhicules, de bureaux et de moyens financiers hors de portée de la solde d’un djoundi, fut-il haut gradé et rejoint en deux temps et trois mouvements par Mokrane Ait Larbi, partisan «des droits des minorités» mais opposant farouche au suffrage universel…
Cet attelage du canard et de l’oie s’est défait aussi vite qu’il s’est constitué après l’échec consommé, à la veille de la fin du quatrième mandat, de la tentative de coup de force de Saïd Bouteflika en sa qualité de conseiller (sic !) du président de la République contre Gaïd Salah, le chef d’Etat-Major et vice-ministre de la Défense nommé à ce poste, par décret présidentiel publié au Journal officiel par le président de la République ! Saïd Bouteflika comptait-il bien naïvement uniquement sur le soutien avéré ou tacite (au Tribunal Militaire de Blida d’apporter les précisions nécessaires) d’ex-hauts responsables militaires et leurs complices politiques, à l’image de Louisa Hanoune du PT, un parti se réclamant du trotskysme, ayant eu une puissante influence politique dans les hautes sphères dirigeantes et à… L’Assemblée nationale, inversement proportionnelle à son poids microscopique dans un pays ou la ferveur religieuse et spirituelle n’est plus à démontrer ?

Paris l’atlantiste à la manœuvre et…
La réponse ne s’est pas faite attendre lorsque Paris, jurant de ne vouloir en rien intervenir dans des affaires intérieures d’un pays présenté à l’envie comme souverain mais sommé de vendre ses actifs pétroliers à Total et d’ouvrir contraint et forcé son marché automobile à Renault ou de manière exclusive à ses céréaliers, organise en un tour de pétitions, la collecte de milliers de signatures en soutien à Louisa Hanoune auprès d’une certaine intelligentsia française prompte à avaler toutes les couleuvres de son Etat, un jour contre l’intervention militaire en Irak car Jacques Chirac en a ainsi décidé et le lendemain soutenant à bout de bras une armée française catapultée aux fins fonds de la vallée du Panshir, dans le massif du Hindou Kish pour, bien entendu, à la manière altière des chevaliers d’antan, libérer les gentes afghanes fanatiques (il faut comprendre musulmanes) des traditions moyenâgeuses talibanes…
La musique de fonds constituée des appels à la désobéissance civile, initiée par l’ineffable Dr Saïd Sadi et son esprit scolastique, n’est, en réalité, qu’une opération bis repetita d’avant 22 février 2019, visant à tenter de créer dans le pays un climat déliquescent, d’effritement, ou tout irait à vau-l’eau, ou rien ne se ferait dans le bon sens en dépit des efforts d’un «Hirak» immanquablement au rendez-vous. Elle rappelle furieusement les conseils tambourinés par le modus operandi que l’on trouve dans les manuels d’inspiration américaine pour favoriser les «Printemps arabes» et dont la désobéissance civile est présentée comme l’aboutissement d’une série d’actions à caractères subversifs avant l’assaut physique des institutions symboliques comme le Palais du gouvernement, l’Assemblée Nationale ou même la Présidence.
Les slogans de réfutation des institutions de souveraineté par les Berbéristes, en particulier celle de la Présidence de la République, en tous points comparable de par sa symbolique forte au drapeau de la Nation, en disent long sur les intentions d’idéologues découvrant un peu tardivement que le début de l’application stricte et transparente du suffrage universel dans ce pays constitue la fin de leur influence exclusive à la tête de l’Etat-Central et cela d’autant qu’Alger, désormais reliée au reste du pays par de puissantes autoroutes Est-Ouest et Nord-Sud est sur le point de devenir la capitale du Pays réel dans sa diversité salvatrice. La concomitance suspecte de ces appels à la désobéissance civile avec les commentaires directifs de l’ex-ambassadeur américain à Alger et à Damas, Robert Ford, dans les colonnes du quotidien Asharq El-Awsat sous le titre Algeria : the hammer and the Anvil (L’Algérie entre le marteau et l’enclume) vaut son pesant d’or du sens réel des orientations que cherchent à donner les courants berbéristes dans ce pays.
Dans ce petit article que l’on peut encore trouver sur le site (www.aawsat.com), Robert Ford, un fervent soutient comme le veut la doctrine du Département d’Etat américain pour le Monde arabo-musulman du courant des Frères musulmans en Egypte se transforme soudainement en chantre des thèses… berbéristes partisan du drapeau amazigh et de la chute d’un régime maintenant emprisonné mais qu’il croit encore voir à la tête du pays confondant allègrement régime et Etat. Comme le disait avant nous Balzac : «Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse», et à l’adresse de Robert Ford, en bon anglais dans le texte, as Balzac said «the bottle does not matter as much as the drunkenness» ! Quant au peuple algérien musulman, il n’a que faire de la bouteille et encore moins de son vin.
Cependant qu’un représentant officiel de l’establishment républicain comme Robert Ford en vienne à reprendre à son compte les thèses berbéristes allant jusqu’ à menacer diplomatiquement l’Algérie d’un avenir syrien (revoilà donc le chantage d’un certain… Ouyahia) feront réfléchir, ceux qui se seraient laisser emporter par la radicalité apparemment sans concession, d’idées partagées copieusement par les puissants de ce monde.

….L’Amérique à la rescousse
Lorsque les troupes puniques franchissent les Alpes pour gagner la plaine de Pô vers 218 avant Jésus Christ, aux limites septentrionales de l’Italie antique, les Consuls romains s’affolent et envoient en toute urgence des troupes à la rencontre d’un des plus grands stratèges militaires que l’histoire ait connu, Hannibal Cabral, dont tous les Maghrébins authentiques peuvent être immensément fiers mais qui n’est paradoxalement jamais revendiqué par nos Berbéristes, de peur de déplaire aux Rome nouvelles, celles entendant régenter le monde, partout en lieux et place des Peuples souverains.
En portant la guerre au cœur de «l’hyperpuissance» de l’époque, Hannibal pend une initiative dont l’ampleur tactique résonne encore plus de deux millénaires plus tard dans toutes les Ecoles de Guerre du monde.
Et lorsque à la batailles de Cannes dans le sud-est de l’Italie, il ordonne à son armée de se positionner en demi-cercle pour faire face à plus de 100.000 soldats romains largement supérieurs numériquement, pour contenir par une manœuvre d’enfermement par les ailes grâce à sa cavalerie numide dont l’habilité est à nulle autre pareille, il donne le coup de grâce à l’armée de l’imperium antique en démontrant de manière magistrale sa supériorité intellectuelle militaire et celle de ses troupes montées comme jamais cela ne fut le cas, avant ou après cet épisode épique, par un ennemi de Rome.
Les adversaires du devenir libre des Peuples furent surpris de la rapidité et de la soudaineté avec lesquelles le peuple algérien, retrouvant le geste héroïque de son mouvement national dans la diversité de ses expressions fécondes et dans la droite ligne de son histoire antique, a su créer une situation totalement nouvelle, prenant au dépourvu aussi bien Washington que Paris et leurs alliés berbéristes au sein et en dehors de l’Etat pour finalement construire un mouvement démocratique national et bientôt un Etat de même nature, centralisé grâce à la force du nombre, la détermination et le pacifisme du «Hirak», se positionnant comme lui a enseigné Hannibal en demi-cercle pour faire face à ses ennemis et lui livrer une bataille dont il sortira victorieux, protégeant ses flancs et ses frontières par une armée dont la vigilance est une attitude anthropologique enseignée depuis la nuit des temps par les cavaliers libyques qui ont fait la réputation du guerrier de Carthage, fièrement punique, nous dirions aujourd’hui Maghrébin.
Les invectives, les insultes, le mépris clairement affichés des partisans des tenants de l’Etat fédéral vis-à-vis des valeurs démocratiques nationales du «Hirak» reflètent en creux les défaites à venir qui attendent ceux qui parient sur les manœuvres d’appareils, les manipulations, les détournements de sens du mouvement social. Ces forces idéologiques qui donnent aux puissances de l’argent leur appellation politique sont à court d’arguments. Elles en viennent donc à privilégier la création d’un environnement glauque propice aux aventures les plus improbables, comme au début du «Hirak», à l’image des cloaques de leurs conseilleurs locaux et internationaux, les poussant à créer les conditions d’un renversement aussi illégitime qu’immorale, par l’alliance de l’argent et de la mystification idéologique, avançant drapées du linceul du sectarisme en lieu place de la discussion civilisée, se réunissant en conclave pour mieux réfléchir au sort funeste qu’elles seraient prêtes à lancer à cette Nation, si l’opportunité politique leur en était, par malheur, donnée.
Ce sont précisément ces raisons qui poussent le mouvement social à poursuivre ses manifestations et à persévérer dans la construction des fondations solides d’un Etat-National, démocratique au sens de la plate-forme du Premier Novembre et Populaire c’est-à-dire social où les droits des peuples ne seront pas opposables aux droits individuels de libertés bien comprises, à commencer par celles du respect des avis d’autrui.

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