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Quotidien d'information indépendant - n° 6557 - Dimanche 15 Septembre 2019

L’Algérie face à la crise politique, la mauvaise gouvernance et à la corruption :

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L’Algérie traverse une phase cruciale de son histoire étant confrontée tant à une crise politique majeure qu’il faut résoudre impérativement dans les meilleurs délais pour éviter sa déstabilisation qu’à la corruption, ce cancer social qui menace la sécurité nationale et par là contribue, en dehors du préjudicie moral, au blocage de l’économie nationale.

Le défi de l'Algérie 2019/2025/2030 est de soit réussir les réformes qui seront douloureuses à court terme mais porteuses d'espoir à moyen et long terme pour ou rester en statut quo en retardant les réformes structurelles, ce qui conduira inéluctablement à la régression et la marginalisation du pays. Sans la résolution de la crise politique, il ne faut pas être utopique, pas de développement pour l'Algérie du fait de la faiblesse tant de l’investissement national qu’international créateur de valeur ajoutée, la dépense publique avec la chute des recettes de Sonatrach ayant montré ses limites. L’élection présidentielle devra être transparente, devra reposant sur trois axes : une commission de surveillance des élections totalement transparente indépendante de l’exécutif et des actuels élus centraux et locaux, la révision du fichier et du code électoral afin que les pratiques du passé (fraude massive) ne se renouvelle pas.

- Dixièmement, le président par intérim pouvant continuer à assurer les charges sans s’immiscer dans les élections, Etant un acte politique, sans le changement de gouvernement, une démission prévue par la Loi l’actuel président par intérim ne pouvant mettre fin aux fonctions du gouvernement, étant accusé à tord ou à raison d’obstacles, tant au dialogue que la réussite d’une participation honorable, selon la majorité des acteurs politiques et Al Hirak, il y a risque de reconduire l’échec du 04 juillet 2019 ce qui porterai un coup fatal au crédit tant national qu’international de l’Algérie que nul ne souhaite.
Ceux qui s’accrochent à ce gouvernement en s’appuyant sur les anciens réseaux non crédibles, font perdre un temps précieux à l’Algérie au risque d’accentuer la crise. Il est souhaitable un gouvernement de techniciens « neutre » transitoire » en attendant que le futur président mette en place son équipe, qui aura toute la légitimité pour mener à bien les réformes économiques et politiques mais devant être réaliste, devant s’appuyer sur de nouvelles institutions et nouveaux réseaux crédibles.

* En résumé, l’Algérie sera ce que les Algériennes et les Algériens voudront qu’elle soit, loin de toute immiscions étrangère. Car avec la corruption combinée à la détérioration du climat des affaires, selon la majorité des rapports internationaux, il est utopique de parler d’une véritable relance économique. Sans l’amélioration de la gouvernance locale et centrale comme j’ai eu à le démontrer dans une interview à l’American Herald Tribune,(aout 2018) il ne faut pas s’attendre à une lutte durable contre la corruption.
Cela suppose une nouvelle régulation, de nouvelles institutions et une grande moralité de ceux qui dirigent la Cité. Sinon les discours équivalent à des slogans creux et il ne faut pas s’attendre à une dynamisation de la production et des exportations hors hydrocarbures Ces pratiques condamnables qui portent atteinte à la sécurité nationale et au développement futur du pays, existant des liens entre trafic de devises, de drogue et terrorisme (voir intervention du Pr Abderrahmane Mebtoul «l’Algérie face aux trafics et au terrorisme au niveau de la région sahélienne»- Ministère de la défense nationale -Institut de Documentation, d’Evaluation et de Prospective trafic des frontières et la sécurité au Sahel 27 mars 2018-).
Si l’Algérie veut dépasser la crise multidimensionnelle à laquelle elle est confrontée au sein d’un monde turbulent et instable préfigurant d’importants bouleversements géostratégique, le futur défi de l’Algérie, elle a les potentialités de sortie de crise, et elles sont énormes, sera d’avoir une visibilité dans la démarche des reformes structurelles indispensables conciliant efficacité économique et une très profonde justice sociale, avec une nouvelle architecture institutionnelle reposant sur de véritables contre-pouvoirs démocratiques. L’Algérie a besoin d'une nouvelle stratégie, loin des slogans creux populistes et de surcroit démagogiques et démobilisateurs, oubliant que le monde avec la révolution des télécommunications est devenu une maison en verre.
Le ciment de la cohésion politique et sociale passe par la CONFIANCE pour sécuriser son avenir, de s'éloigner des aléas de la mentalité rentière, de réhabiliter le travail et l’intelligence, de rassembler tous ses enfants et toutes les forces politiques, économiques et sociales, évitant la division sur des sujets secondaires. Cela implique la refondation de l'Etat et la moralisation de la société algérienne et ce afin d’éviter la cessation de paiement fin 2021 au plus tard le premier trimestre 2022, conduisant le pays vers une dépendance politique et économique avec le retour au FMI.
(Suite et fin)
Professeur des universités, Dr Abderrahmane Mebtoul ancien haut magistrat

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