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Quotidien d'information indépendant - n° 5481 - Jeudi 25 Février 2016

Un pays en cunvulsions

IRAK

Alors que la situation politique en Irak reste confuse tant à Baghdad qu’à Erbil, les Etats-Unis continuent de se comporter en pays conquis et mettent en place en Irak, sans un aval formel du gouvernement et des partis irakiens, une stratégie opérationnelle identique à celle des Russes en Syrie qui, elle, s’appuie sur une demande formelle du gouvernement Assad.

Discours confus

Irak

Contrairement à leur discours, les autres Etats du Moyen-Orient membres de la coalition (Turquie, Jordanie, Arabie saoudite, Qatar) ne luttent que mollement contre Daesh. Pis, presque tous entretiennent le phénomène en le soutenant directement ou indirectement. -La Turquie, avec le régime de plus en plus personnel et autoritaire du président Erdogan, membre des Frères musulmans, appuie les djihadistes en Syrie pour asseoir son influence régionale, mais aussi parce qu’il partage leur désir d’instauration d’un califat.

L’impact limité des frappes contre Daesh

Echec sur toute la ligne

Les frappes contre Daesh sont réelles mais ne sauraient être comparées à une véritable campagne de bombardements comme celle qui avait précédé l’invasion de l’Irak en 1991 et en 2003. Certes, les objectifs ne sont pas de même nature, il n’y a guère d’hommes au sol (quelques dizaines contre plusieurs centaines) et l’on parle de limiter les dégâts collatéraux, ce dont personne ne semblait se préoccuper lors de l’offensive de 2003 contre Saddam Hussein.

Faudrait-il redessiner les frontières ?

Echec sur toute la ligne

En septembre 2015, les appels à diviser l’Irak en mini-Etats selon ses composantes communautaires ont continué de se faire entendre à l’extérieur comme à l’intérieur de l’Irak. Les partis politiques au pouvoir ont rejeté ces appels. Le Conseil Islamique suprême, à l’unisson des partis au pouvoir, a condamné les déclarations du directeur de la Defense Intelligence Agency, le général Vincent Stewart, sur le démembrement de l’Irak, estimant «qu’elles visent le tissu national de la société irakienne et qu’elles approfondiront davantage les différends qui existent actuellement entre les différentes composantes ethniques et religieuses du pays ».

Contre-temps

Echec sur toute la ligne

En décembre dernier, certains faits sont venus mettre un terme, du moins momentanément, au rêve du dépeçage de l’Irak. Car sur le plan politique, la bonne nouvelle en ce début d’année (2016) est que contrairement à ce que souhaitent nombre de puissances régionales, notamment la Turquie, et même une partie des leaders politiques américains, le dépeçage de l’Irak et sa division en trois entités chiite, sunnite et kurde s’éloigne quelque peu.

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