Le Président tunisien entame une visite d’Etat en Libye

Tunisie

Le président tunisien, Kais Saied, a entamé mercredi une visite d’Etat en Libye voisine, au lendemain de la prestation de serment du chef du gouvernement de transition libyen Abdelhamid Dbeibah, rapportent des médias. M. Saied a été accueilli à l’aéroport de la capitale Tripoli (ouest) par le président du Conseil présidentiel Mohamed al-Manfi.

Le programme officiel prévoit des entretiens avec M. Al-Manfi ainsi qu’avec le Premier ministre intérimaire Abdelhamid Dbeibah, qui ont officiellement pris leurs fonctions lundi après avoir prêté serment. Le nouveau gouvernement s’est installé mardi à Tripoli. Il est chargé d’unifier les institutions en vue d’élections prévues en décembre. Cet exécutif est né d’un processus onusien lancé en novembre à Tunis et mis sur orbite en février à Genève, avant d’obtenir le 10 mars un vote de confiance «historique» du Parlement. Le président tunisien a annoncé sa visite dès le lendemain de l’investiture du nouveau gouvernement.
M. Saied est accompagné du ministre des Affaires étrangères Othman Jarandi, de sa principale conseillère Nadia Akacha et de quelques autres conseillers de la présidence. Cette visite s’inscrit dans le cadre du «soutien constant de la Tunisie au processus démocratique en Libye, de l’attachement aux liens historiques et fraternels unissant les deux pays et de la volonté d’établir de nouvelles traditions de coordination et de concertation entre les dirigeants des deux pays», a fait savoir la présidence tunisienne dans un communiqué mardi.
Cette visite représente, également, «une occasion de concevoir de nouvelles visions qui consolideront le processus de coopération distinguée existant entre la Tunisie et la Libye et jetteront les fondements réels d’une solidarité globale répondant aux aspirations légitimes des deux peuples frères pour la stabilité et le développement», ajoute la même source. Après plus de neuf ans de troubles et de profondes divisions, la Libye s’est engagée dans un processus de transition avec la formation d’un gouvernement chargé d’unifier les institutions en vue d’élections prévues en décembre.
R. I.