La médecine depuis l’aube de l’humanité

Santé

Nulle société humaine, depuis l’aube de l’humanité, n’a pu se vanter de se passer de la médecine, et après Dieu Tout-Puissant, elle est protectrice de ce que les hommes ont de plus précieux : la santé.

Le mot médecine connote, tout d’abord des soins pour guérir, puis les prescriptions du soignant en vue de soigner, il connote aussi les maladies ; l’évolution des thérapies va vers la domination de toutes les pathologies qui menacent les hommes et ce, grâce au progrès des sciences en général et des sciences médicales en particulier. Il y a toujours eu des médecins et ce, depuis l’ère primitive ; cela l’homme malade a toujours cherché à se soigner, quand il dispose de moyens, et ce depuis l’aube de l’humanité. On le sait, parce que des médecins de ces temps anciens et parmi eux qui se sont rendus célèbres par leur citation telle Hippocrate qui a déclaré être disposé à soigner n’importe quel malade et ce, quelles que soient son origine et la couleur de sa peau.
Depuis, la médecine n’a pas cessé d’évoluer grâce aux inventions et découvertes, aux innovations dans le travail des praticiens ; il y en a toujours eu qui ont mis au point de nouvelles techniques, des découvertes et inventions qui ont permis une meilleure connaissance des maladies microbiennes, cause d’un grand nombre de décès. On a commencé à inventer des vaccins contre ces maladies mortelles comme la tuberculose, la diphtérie, la peste, la typhoïde et jusqu’à la coqueluche qui ont fait des ravages à des époques déterminé de l’histoire des sociétés. Pasteur, qui n’était pas médecin a découvert les microbes en suspension dans l’air, à l’aide d’un microscope, qui venait d’être inventé. Et grâce à la découverte des microbes, il a pu inventer le vaccin contre la rage qui a été un succès puisqu’il pu sauver d’une mort certaine, un enfant qui venait de se faire mordre par un chien enragé, il inventa aussi un autre vaccin contre le charbon. Pasteur venait de tracer la voie à d’autres inventeurs comme Calmette et Guérin, deux médecins qui ont inventé le vaccin contre la tuberculose.

La médecine de grand-mère, dans l’ancien temps
Elle a rendu d’énormes services à époque où les gens n’avaient rien pour se soigner. Heureusement qu’il n’y avait pas autant de maladies et celles qui étaient courantes, on les traitait essentiellement avec des plantes et les grands-mères connaissaient parfaitement la plupart des plantes médicinales renommées pour leurs vertus curatives. Ces vieilles, familiarisées avec toutes les traditions médicales se recyclaient régulièrement pour s’actualiser en interrogeant occasionnellement d’autres vieilles sur leurs connaissances concernant telle ou telle maladies, et c’est de cette façon qu’elles arrivaient à s’enrichir par de nouvelles découvertes. Elles arrivaient à soigner toutes sortes de maux d’estomacs, de foie, d’intestins, des voies respiratoires, des maux de tête, les problèmes cardiologiques avec des tas de plantes reconnues aujourd’hui comme efficaces par les herboristes d’aujourd’hui. A titre indicatif, on vous cite quelques-unes des plantes médicinales que nos grands-mères d’antan avaient tout le temps à leur portée comme : la mélisse, l’arenaria, l’anis étoilée, l’origan, les différentes variétés d’ortie, la mauve, le thym, le chiendent, la fleur de bruyère, l’astragale et des centaine d’autres plantes qu’il nous est difficile de citer et que nos vieilles connaissaient et qu’elles cueillaient elles-mêmes durant toutes les saisons telle la centaurée qui pouvait être cueillie en été, mais les principales au printemps.
C’est de la phytothérapie des temps anciens. Et on donnait des conseils aux gens sur la manière de prendre ces plantes à l’exemple de l’astragale qui stimule le système immunitaire et favorise le sommeil. Cette plante tonique est bonne pour les personnes souffrant d’un état grippal ou fiévreux. Nos vieilles d’antan avaient appris à pratiquer la médecine telle qu’elle leur avait été transmise par les plus anciennes qu’elles. Et de génération en génération, le niveau de connaissances allait en s’améliorant. Ainsi en plus du traitement des maladies par les plantes qui n’avaient plus aucun secret pour elles, nos vieilles d’antan avait une parfaite connaissance des cataplasmes utilisés pour combattre les inflammations, les maux de tête, ou certaines autres pathologies. Pour chaque cas, on adaptait le traitement fait d’un mélange d’ingrédients dont l’oignon était toujours à la base comme élément essentiel. Le mélange des ingrédients était écrasé à l’aide d’un pilon, sur un galet propre. La bouillie obtenue était posée, soit directement sur la partie malade pour que cela fasse de l’effet, et le mal est aspiré, soit on la dissimulait dans un morceau de tissu. Dans tous les cas de figure, nos vieilles possédaient par la pratique régulière toutes les recettes, elles proposaient un traitement pour tel type de maladie. Elles mémorisaient tout étant donné qu’elles étaient illettrées et qu’elles ne savaient pas écrire.
Cela ne les a pas empêché de connaitre les végétaux qu’on ne soupçonnerait jamais d’avoir des bienfaits pour la santé humaine comme les queues de cerises et le grenadier bon sur le plan fruit, écorce, bois, racines. Quant aux hommes dont on n’a pas encore parlé, il y en a qui ont fait des choses admirables du temps des grands-mères. On a connu des hommes qui ont, à une époque où il n’y avait aucun espoir de trouver des soins, accompli des opérations que seule la médecine moderne est capable de faire. Un vieux d’il y a une soixantaine d’années raconte qu’il a été le témoin d’une scène d’un guérisseur qui avait le don, sûrement divin, de traiter toutes sortes d’actes de chirurgie externe. A un enfant qu’on lui avait ramené et qui avait une grosse hernie. L’homme avait pris un tisonnier qu’il avait chauffé à blanc, et une fois chauffé, il l’a appliqué directement sur l’hernie qui s’était vidé immédiatement de son contenu qui a fait un jet au moins de 25 mètres, l’hernie était trop lourde à porter. Après il étala sur la plaie saignante une pommade de sa fabrication et l’enfant était guéri. La pommade qu’il avait appliquée ce jour là, était la même pour tous les cas. Son don était en réalité familial et c’est une famille qui a pratiqué de père en fils jusqu’à une certaine époque. Et le dernier de la famille n’a pas laissé de descendance mâle et le don s’est arrêté à sa disparition.

Médecines alternatives du monde moderne
Que de choses à raconter sur la médecine de grand-mère ou d’hommes doués pour certaine maladies courantes dans l’époque ancienne et avec la médecine des guérisseurs, semblables aux guérisseurs des Indiens d’Amérique du nord, il y a de la matière pour un livre, mais hélas ! On préfère s’arrêter là pour parler d’autres types de thérapies du monde moderne. On peut citer, tout d’abord la climato-thérapie par les bains de mer, par exemple en Palestine, la mer morte offre des bains d’un milieu marin composé de chlorure de magnésium, sel, soufre. Les malades qui souffrent de rhumatisme particulièrement ceux dont les genoux sont atteints d’arthrose passent ensuite aux bains de boue, remède efficace qui entre dans la médecine intégrative. Dans celle-ci, on trouve aussi la luminothérapie qui utilise les rayons solaires mois vifs pour soigner les rhumatismes et l’arthrose, au moyen de bains de mer et de soleil. Le soleil donne l’intensité identique à celle des appareils de l’hôpital. Comme soin supplémentaire, on enduit les genoux de boue qu’on va rincer en mer.
Mais des cas pour lesquels la médecine ne peut délivrer den traitements, on se tourne vers d’autres procédés reconnus capables d’assurer les soins nécessaires, vous avez, par exemple la musicothérapie pour certains cas psychiques qu’on est arrivé à guérir au moyen de la musique. Cela remonte chez nous à Frantz Fanon, psychiatre d’origine martiniquaise qui a participé à notre révolution libératrice. Ce médecin a fait venir à l’hôpital de Joinville à Blida, des musiciens-chanteurs de chez nous pour organiser des soirées musicales au profit de certains cas de malades mentaux en vue de leur guérison. Il existe également une autre thérapie par le théâtre, certains malades mentaux y trouvent également leur compte.
La musicothérapie est proche de la psychothérapie qui est une branche de la psychanalyse, sinon de la psychologie qui traite d’un ensemble de pathologies liées au stress, à la mal vie, à la timidité maladive qu’on traite par des séances d’entretien verbal devant aider le malade à surmonter son mal. La médecine évolue à pas de géant et la recherche continue dans tous les domaines est devenue une affaire mondiale. C’est à qui inventera un traitement efficace contre une maladie ou la pandémie du corona- virus, épidémie qui a fait des millions de victimes et pour laquelle il n’y a encore aucune thérapie, et on en fait une question de prestige.
Boumediene ABED