Pas moins de 337 violations israéliennes contre les journalistes palestiniens en mai

Palestine occupée

Pas moins de 337 violations commises par les autorités d’occupation israéliennes ont été signalées en mai dernier, contre les journalistes palestiniens, ont rapporté mardi des médias.

Selon l’agence de presse palestinienne (Wafa), 110 violations ont été enregistrées dans la bande de Ghaza et 227 autres en Cisjordanie occupée, en mai dernier. Trois journalistes ont été tués dans l’agression israélienne sur la bande de Ghaza, alors que 41 institutions de presse ont été détruites complètement et 27 maisons des journalistes ont été bombardées. Au total 227 violations israéliennes ont été signalées en Cisjordanie occupée, dont 44 cas de détention, 32 cas d’asphyxie et 31 cas de blessés par balles de l’occupation. D’ailleurs, 12 cas d’arrestations, 13 amendes, 4 menaces contre des journalistes et 5 éloignements de la Mosquée d’Al-Aqsa ont été enregistrés. L’agence mentionne également que plusieurs journalistes palestiniennes ont été agressées pendant qu’elles exerçaient leur travail.
Environ un million de Palestiniens avaient été arrêtés depuis 1967, parmi lesquels 226 prisonniers ont été tués durant leur détention dans les prisons de l’occupation israélienne, a indiqué samedi un organisme palestinien spécialisé dans les affaires des prisonniers. La Commission pour les affaires des détenus et des ex-prisonniers de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a déclaré dans un communiqué que «le bilan des arrestations parmi les Palestiniens, depuis le 5 juin 1967, a atteint environ un million». La Commission a fait savoir que parmi les arrestations, on compte environ 17.000 jeunes filles, des femmes et des mères, et plus de 50.000 détentions d’enfants. Et d’ajouter que tous les Palestiniens qui ont été détenus ont été soumis à au moins «une forme de torture physique ou psychologique, des sévices moraux et des traitements cruels».
Selon la Commission, plus de 54.000 ordres de détention administrative ont été émis à l’encontre de détenus palestiniens, «entre nouvelles décisions et renouvellements de détentions administratives». La détention administrative est un emprisonnement sur ordre militaire israélien sans chef d’inculpation, pour une période pouvant aller jusqu’à 6 mois, avec la possibilité de prolongation. La Commission a indiqué que «depuis le 5 juin 1967, environ 226 prisonniers ont été tués dans les prisons de l’occupation, 73 d’entre eux sont morts à la suite de tortures, 71 à cause de négligence médicale, 75 à la suite de meurtres prémédités après leurs arrestations, et 7 ont été abattu alors qu’il était en prison». Elle a aussi relevé la mort de centaines de personnes, peu de temps après leurs libérations, «affectées par des maladies contractées dans les prisons, à la suite de tortures, de négligences médicales et de mauvais traitements». L’entité sioniste détient actuellement environ 4.650 Palestiniens, dont 39 femmes, et environ 180 mineurs, selon le Club des prisonniers palestiniens. Quant au nombre de détenus administratifs, il a atteint environ 500 personnes, selon les institutions concernées par les affaires des prisonniers.
R. I.