Nécessité d’introduire les molécules innovantes dans la nomenclature nationale

Médecine vasculaire

Le président de la Société algérienne de médecine vasculaire, Dr Mohamed Baba Ahmed, a plaidé avant hier à Alger pour l’introduction des molécules innovantes dans la nomenclature nationale et le remboursement de celles disponibles sur le marché national du médicament par la Caisse nationale des assurances sociales.
Dans une déclaration à l’APS en marge du 11e Congrès de la Société algérienne de médecine vasculaire, le spécialiste a affirmé que pour améliorer la prise en charge de la médecine vasculaire, les patients doivent pouvoir bénéficier des molécules innovantes dans le monde, insistant sur le remboursement des molécules disponibles en Algérie par la Caisse nationale des assurances sociales.
Parmi les molécules disponibles en Algérie, le spécialiste a déploré que trois médicaments princeps et cinq génériques d’anticoagulants ne soient pas remboursés par la CNAS alors qu’ils sont destinés au traitement de maladies chroniques.
En ce qui concerne la prise en charge du pied du diabétique, Dr Baba Ahmed a appelé à augmenter les unités hospitalières qui prennent en charge cette maladie et à les doter des moyens matériels (équipements) et humains (médecins et paramédicaux) nécessaire à la prise en charge du pied du diabétique, qui est une charge pour la santé publique, sans parler des répercussions psychologiques et sociales découlant des amputations.
Pour ce qui est de la prise en charge des AVC, le président de la Société algérienne de médecine vasculaire a insisté sur la création d’unités supplémentaires spécialisées en médecine vasculaire pour la prise en charge des AVC comme c’est le cas pour les unités de cardiologie.
Il a, par ailleurs, souligné la nécessité d’inclure la spécialité de médecine vasculaire dans la formation médicale dans les facultés nationales afin de renforcer et d’élargir la couverture de toutes les maladies dans lesquelles les artères et les vaisseaux sanguins sont touchés et constituent une menace pour la santé publique.
Il a également été question d’embolie pulmonaire et de prise en charge des thromboses lors de ce 11e Congrès de la Société algérienne de médecine vasculaire.
La Société algérienne de médecine vasculaire a été créée en 2006 pour combler un manque en matière de formation dans cette spécialité, contribuer à la formation continue à travers des congrès et des ateliers et vulgariser les dernières innovations médicales en la matière.n