600.000 postes d’emplois permanents créent en 2022

EMPLOI Selon un bilan présenté par le ministre du Travail

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Youcef Cherfa a révélé, avant-hier mardi à Alger et devant les membres du Conseil de la Nation, la création de plus de 600.000 postes d’emplois permanents au cours de l’année 2022 et ce, à travers les deux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et à l’insertion sociale (DAIS). Un taux considérable d’intégration de jeunes chômeurs et autres diplômés vers le marché du travail franchi grâce aux deux dispositifs, DAIP et DAIS, qui ont fait preuve de beaucoup d’efforts en 2022. En effet, répondant aux questions et préoccupations des membres du Conseil de la Nation, lors d’une séance plénière consacrée à la présentation et au débat du projet de loi complétant l’ordonnance 06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique, le ministre du Travail a fait savoir que la majorité des 600.000 bénéficiaires des deux dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) et à l’insertion sociale (DAIS), sont des diplômés universitaires, «ils ont été intégrés en 2022 dans des postes permanents», a précisé le ministre Youcef Cherfa devant les sénateurs. Abordant le coût global de l’opération d’insertion des 600.000 personnes vers des postes d’emplois, suite à une question posée par un membre du Conseil de la Nation, le ministre du Travail, Youcef Cherfa, dira qu’elle s’élève à «100 milliards de DA», tout en soulignant que les opérations d’intégration aux postes d’emplois permanents concernent les bénéficiaires des DAIP et DAIS qui sont encore en poste. Répondant également aux interrogations relatives au contenu du projet de loi présenté aux membres du Conseil de la Nation, le ministre du Travail a souligné devant les sénateurs, que la durée du congé accordé pour la création d’une entreprise a été fixée à un an, suite à une étude et à un travail coordonné avec des experts et des spécialistes du domaine. Ce projet de loi visant à promouvoir la création des petites et moyennes entreprises par des travailleurs, a été couronné par une grande admiration de la part des sénateurs, ces derniers ont amplement apprécié cette nouvelle loi qui va sans doute révolutionner le marché du travail et créer une nouvelle dynamique vers le développement des entreprises en Algérie. Mieux, lors du débat du projet de loi, des sénateurs ont même qualifié cet amendement de «nouveau jalon dans le processus de développement de l’économie nationale, qui a pour objectif d’encourager la création d’entreprises, promouvoir l’investissement générateur de richesses et créer de nouveaux postes d’emplois en développant l’esprit d’entrepreneuriat». D’autres sénateurs, moins ambitieux par rapport à cet amendement, n’ont pas caché leurs préoccupations ; ils proposent la révision de la durée du congé accordé pour la création d’entreprise, fixé par le projet de loi à un an.
S. Abi