Une référence qui a occupé un rang élevé parmi ses contemporains

L’imam algérien Mohamed Ben Abdelkrim Al Maghili

Le Secrétaire général du Haut conseil Islamique (HCI), Bouzid Boumediene, a estimé que l’imam algérien Mohamed Ben Abdelkrim Al Maghili (1425 / 1504) peut être considéré comme une nouvelle propagation de l’Islam en Afrique et un lien entre l’héritage spirituel algérien et l’héritage spirituel africain.
« La longue période passée dans ces différents pays a fait de cet imam, ambassadeur du réformisme religieux, social et politique, porte-étendard de l’Islam dans plusieurs pays d’Afrique, une référence religieuse, sociale et politique qui a aussi appuyé la présence de la tariqa El Qadiria dans le continent et assuré un rôle pionnier dans la propagation de l’Islam tolérant basé sur une approche globale visant la bonne gouvernance et la stabilité des sociétés africaines », a-t-il indiqué.
Faisant remarquer qu’avec l’apport d’El Maghili, fils de Tlemcen, les populations de nombreux pays d’Afrique ont connu une voie tolérante de l’Islam et une stabilité pérenne, particulièrement dans le Sahel et l’Afrique de l’Ouest.
De son côté, l’universitaire Hadj Ahmed El Ziouani, descendant de Mohamed Ben Abdelkrim Al Maghili, a considéré que l’imam est un référent algérien qui a établi des passerelles entre l’Algérie et l’Afrique de l’Ouest et la région du Sahel. Et qui a, a-t-il poursuivi, mis en place les principes d’organisation de ces Etats, comme ce fut le cas pour le royaume Songhaï du Malo et Haoussa au Nigeria. Tandis que l’Emir de Kano, Aminu Ado Bayero, et Cheikh de la Tariqa El Qadiria au Nigeria, a confirmé la place, de choix, qu’occupe l’héritage d’Al Maghili et sa personnalité sur les plans religieux et scientifiques, et sa participation à la propagation de l’Islam en Afrique de l’Ouest. Appelant, à l’occasion, à exploiter l’héritage intellectuel de cet imam qui a vécu 20 ans dans la ville de Kano au nord du Nigeria, dans la recherche scientifique et particulièrement dans le champ de la pensée politique.
Pour sa part, le recteur de Djamaâ El Djazaïr, Mohamed Maamoune Al Kacimi AL Hoceini, a estimé que l’imam algérien Mohamed Ben Abdelkrim Al Maghili est une référence algérienne qui a occupé un rang élevé parmi ses contemporains qui peut, a-t-il observé, nous inspirer aujourd’hui les voies de la cohabitation et de la fraternité. Alors que l’universitaire et ancien Président de la ligue des Oulémas et Imams du Sahel, Ahmed Mortadha, a mis en avant le rôle de réconciliateur entre des principautés rivales d’Al Maghili. Relevant que l’imam a propagé l’Islam au Nigeria de manière civilisée et pacifique et sans aucune violence.
Rabah M.