Sonatrach lance le projet de la sismique 3D, haute résolution

Exploration et exploitation optimale de nouveaux gisements hydrocarbures

Sonatrach veut renforcer sa présence sur le marché mondial de l’énergie et vise, dans le cadre de son plan d’investissement quinquennal 2023-2027, à investir 40 milliards de dollars dans la recherche, l’exploration, la production, l’industrie pétrochimique, mais aussi le renouvelable.

Le projet de la sismique 3D de haute intensité et de haute résolution au niveau du champ de Hassi Messaoud, dont la réalisation a été confiée à l’Entreprise nationale de géophysique (Enageo), filiale de Sonatrach, lancé avant-hier, vise, a affirmé, le Président-directeur général de la compagnie nationale d’hydrocarbures, Toufik Hakkar, «à renforcer les études de gisement et les modèles de production par l’exploitation idoine des technologies numériques de pointe et ce, pour augmenter les réserves d’hydrocarbures du pays et le niveau de production, mais aussi préserver la position de Sonatrach en tant que fournisseur important et acteur majeur sur les marchés mondiaux des hydrocarbures».
La Sonatrach voudrait augmenter ses découvertes d’hydrocarbures, portées au nombre de dix au cours des six premiers mois de l’année en cours, à travers le développement de la recherche, de l’exploration et de la prospection afin de repérer de nouveaux gisements, en utilisant des techniques et les nouvelles technologies parmi ces techniques la sismique 3D. Une méthode d’imagerie sismique, appelée, également, la réflexion sismique permet de mieux gérer et explorer les puits d’hydrocarbures.
Pour atteindre son objectif, le groupe Sonatrach lance le projet de la sismique 3D qui représentait, selon M. Hakkar qui a supervisé le lancement, «un défi pour le groupe pour la réalisation d’une opération de cadastre à l’aide de technologies de pointe et de technologies numériques pour une meilleure connaissance de ces données», affirmant que la société publique des énergies fossiles «œuvre, à travers sa stratégie de développement et d’exploitation des gisements pétroliers et gaziers, à concrétiser ses engagements, liés au maintien du niveau de production énergétique et au renforcement de la position de l’Algérie sur les marchés internationaux et régionaux».
«Cette technique couvrira une superficie totale de 500.000 km², ainsi que des installations industrielles, des bâtisses, des puits, et des pipelines de plus de 10.000 km linéaires de différentes capacité, ainsi que 2.000 puits à Hassi Messaoud», a-t-il expliqué, précisant que «les données sismiques obtenues grâce à l’utilisation de ces nouvelles technologies permettront d’augmenter les facteurs de récupération des réserves à un niveau supérieur à 30 %».
La réalisation de ce projet, comme déjà sus-cité est confié à l’Enageo, filiale de la Sonatrach qui devra s’appuyer pour mener à bien ce projet sur «des techniques technologiques numériques de pointe, qui consistent en l’utilisation d’une large gamme de fréquences allant de 1,5 à 96 Hz pour augmenter la précision de l’étude sismique, en plus de l’utilisation de la technologie d’inversion complète de la forme d’onde (FWI), pour obtenir un modèle de vitesse précis pour les couches de surface et souterraines». Les compagnies pétrolières mondiales utilisent l’imagerie sismique 3D qui donne des résultats plus précis et permet de visualiser les volumes des gisements et une meilleure connaissance des gisements en pleine exploration.

Qu’est ce qu’une étude sismique 3D et à quoi sert-elle ?
De nombreuses études et analyses de cette méthode sismique ont été réalisées par des universitaires, chercheurs… La sismique 3D est «une technique d’imagerie des sols qui permet aux compagnies pétrolières de mieux sonder et évaluer le potentiel en hydrocarbures des zones étudiées et réduisent le risque de forages qui n’aboutiraient pas à des découvertes. Une technique coûteuse, mais fait gagner du temps aux sociétés pétrolières.
Cette technologie de pointe permettra à la Sonatrach d’optimiser ses exploration, accélérer l’exploitation des gisements d’hydrocarbures et d’augmenter le rendement de la compagnie pétrolière en matière de gaz et du pétrole. Le groupe veut renforcer sa présence sur le marché mondial de l’énergie. Il vise, dans le cadre de son plan d’investissement quinquennal 2023-2027, à investir 40 milliards de dollars dans la recherche, l’exploration, la production, l’industrie pétrochimique, mais aussi le renouvelable. La compagnie œuvre à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à préserver l’environnement.
Samira Takharboucht

Voir sur Internet
www.lnr.dz.com­­­