L’Université dans l’ère de la numérisation

C’était, hier, la rentrée pour les étudiants

L’année universitaire 2023-2024 a été annoncée par un premier exploit, au plan organisationnel : les inscriptions universitaires de cette année ont été marquées par la consécration de la politique «zéro papier», à travers la numérisation de l’opération dans ses différentes étapes, en sus des services ayant enregistré l’adoption d’une carte intelligente «unique et unifiée» qui permet d’accéder à toutes les œuvres universitaires (transports, hébergement, restauration et bibliothèques).

Le Président Abdelmadjid Tebboune a particulièrement apprécié cette réussite. Lors du dernier Conseil des ministres qu’il a présidé, il a salué le rôle important des cadres du secteur de l’Enseignement supérieur.
«Ils ont érigé leur secteur en locomotive de recherche scientifique et exemple en matière de numérisation, notamment avec l’organisation, pour la première fois, d’une rentrée universitaire ‘’zéro papier’’, en sus de la contribution efficiente à l’effort national de soutien à l’économie du pays», a-t-il souligné.
Hier, samedi, ce sont quelque 1,7 million d’étudiants et près de 70.000 enseignants qui se sont mis, ou remis, dans l’ambiance studieuse et de travail universitaire, au niveau des différents établissements universitaires.
Selon le directeur général de l’enseignement et de la formation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Ali Choukri, le nombre de nouveaux bacheliers est estimé à près de 331.272 étudiants, dont 312.745 ont été orientés, alors que 293.718 étudiants ont effectué leur inscription définitive jusqu’au 30 août dernier, soit 96.68%.
Les spécialités scientifiques et technologiques ont la côte auprès des étudiants, d’après Ali Choukri, citant l’orientation de 64% de nouveaux étudiants vers ces spécialités, contre un taux de 36% pour les sciences humaines et sociales.
De nouvelles spécialités adaptées au marché de l’emploi ont été créées au niveau de plusieurs établissements universitaires, via des réseaux thématiques, à savoir le dessalement de l’eau de mer et le traitement des eaux salines créées au niveau des universités de Ouargla, l’Université des sciences et technologies Houari-Boumediene d’Alger (USTHB), l’Ecole nationale supérieure d’hydraulique (ENSH) et l’Ecole nationale polytechnique d’Oran (ENPO) dans le cadre du soutien à la sécurité hydrique. Pour renforcer certaines spécialités, les étudiants en médecine ont bénéficié, cette année, de la création de 14 nouveaux points de formation, sous forme d’annexes rattachées aux facultés d’origine. Ces dernières ont enregistré l’inscription de 4.000 étudiants à leur niveau, soit 27% de l’ensemble des étudiants inscrits dans cette filière.
En ce qui concerne les deux nouvelles écoles supérieures créées au niveau du pôle technologique de Sidi Abdallah, l’Ecole nationale supérieure de la nano et nanotechnologie a enregistré l’inscription de 200 étudiants, tandis que 215 autres ont été inscrits à l’Ecole nationale supérieure de la technologie des systèmes autonomes. L’Ecole nationale supérieure de Mathématiques a, quant à elle, accueilli 306 étudiants, tandis que l’Ecole nationale de l’intelligence artificielle a enregistré 314 étudiants, selon le directeur général de l’enseignement et de la formation au ministère.
Par ailleurs, 246 étudiants se sont inscrits en double diplôme au niveau de 6 universités pilotes pour cette année, à savoir M’sila (droit privé et informatique, management des affaires et anglais), Laghouat (spécialités économie numérique et mathématiques appliquées), Tlemcen (spécialités finance internationale et anglais), Oran 1 (spécialités informatique et sciences de gestion), et Annaba (automatisme et informatique). Au plan des infrastructures, le secteur de l’enseignement supérieur sera renforcé par 40.000 places pédagogiques, réalisées dans 8 wilayas, et de 21.500 lits répartis à travers 9 wilayas, et ce, en vue d’améliorer les capacités d’accueil des étudiants au niveau des établissements universitaires.
Dans le cadre de la démarche de la tutelle visant à réunir toutes les conditions d’hébergement et à régler le problème de surcharge au niveau des cités universitaires, il est prévu la réception de 21.500 lits répartis sur 9 wilayas, à savoir Tébessa (4.000 lits), Tiaret (3.000 lits), Tizi Ouzou (4.000 lits), Sétif (2.000 lits), Ouargla (1.500 lits), Guelma (3000 lits), El Tarf (1000 lits), Ain Defla (1000 lits) et Tipasa (1000 lits).
Lakhdar A.

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