Les CAN 2023, 2025, 2027, la CAF et consorts

,La Confédération africaine de football censée être au sommet du football africain, et connaître toutes les Nations en mesure d’abriter l’organisation de ces prestigieux événements, s’est, une fois de plus, cassée la jambe, puisque pour tenter de sauver la face, elle opte pour des Nations qui accusent des retards énormes en matières d’infrastructures sportives.

«Comment pouvoir organiser
la CAN-2025 ?»
Des observateurs très avertis ne cachent pas leurs inquiétudes sur la possibilité au Maroc d’organiser la coupe d’Afrique des Nations 2025. Pour connaître les principaux éléments qui justifient cette analyse, on évoque la dette du Trésor qui s’alourdit pour atteindre 1.005 milliards de DH, selon les derniers chiffres publiés par la Direction du Trésor et des finances extérieures, du ministère des Finances le 30 mai 2023. Ceci d’une part, d’autre part, cette fiche technique que présente un technicien marocain, pose la question suivante : « Comment allons-nous pourvoir organiser la CAN-2025 ? Le dernier séisme du 8 septembre, de magnitude 7 degrés sur l’échelle de Richter a secoué plusieurs grandes villes marocaines, comme la capitale, Rabat, Casablanca, Meknès, Fès et Marrakech (au nord), ainsi qu’Agadir et Taroudant (au centre)».

La reconstruction coûterait 120 milliards de Dirhams
Ce séisme va mobiliser une énorme masse d’argent. Selon plusieurs médias marocains «la reconstruction pourrait coûter jusqu’à 10 milliards de dollars soit environ 8% du produit intérieur brut du Maroc… l’allocation de 120 milliards de dirhams (12 milliards de dollars) sur les 5 prochaines années, pour parvenir à se relever des répercussions du séisme qui a récemment secoué le pays. C’est ce qui ressort d’un communiqué de la Cour Royale. 50 000 maisons se sont effondrées totalement ou partiellement à la suite du tremblement de terre». L’agence Fitch (Agence de notation financière américaine à vocation internationale) a déclaré, dans un rapport, que «les efforts de redressement suite au tremblement de terre qui a frappé le Maroc entraîneront une augmentation des dépenses publiques et une expansion du déficit budgétaire à court terme».

Le séisme, son plan de reconstruction…
Les autorités marocaines ont récemment annoncé un plan de reconstruction d’un montant d’environ 11,7 milliards de dollars (8,5% du PIB) sur cinq ans… Les coûts de la reprise vont probablement accroître encore les dépenses, conduisant à des déficits et à une dette plus importante», a déclaré Fitch qui ajoute que «on ne sait pas exactement quelle part le gouvernement prendra en charge dans les coûts du plan de reconstruction. Jusqu’à présent, 700 millions de dollars ont été collectés. Les subventions extérieures ne sont toujours pas claires à ce stade», conclut l’agence.

Fouzi Lekjaa n’est pas totalement prêt à organiser la CAN-2025
Mais visiblement, la Fédération royale marocaine de football de Fouzi Lekjaa n’est pas totalement prête à organiser une phase finale d’une Coupe d’Afrique des nations, surtout pas celle de 2025 qui n’est pas si lointaine que cela. Selon des indiscrétions, la FRMF compte annoncer son retrait de l’accueil de la CAN 2025, mais Fouzi Lekjaa ne veut pas renoncer définitivement à l’idée d’accueillir une édition de la CAN. C’est dans cette optique que les dirigeants du football marocain chercheraient à négocier un deal qui leur ouvrirait la porte à l’accueil de la CAN-2027 au lieu de celle de 2025. Dans ce cas, ce sera au détriment du Sénégal que les membres du ComEx de la CAF ont choisi pour organiser l’édition de 2027. Le travail de coulisses pourra-t-il permettre au Maroc d’écarter, ou même spolier, deux nations en toute impunité ? Le Sénégal étant incapable d’accueillir la CAN-2025, la Fédération sénégalaise n’acceptera pas le deal, sauf si elle serait assurée d’organiser la CAN 2029.

En résumé
«En tout état de cause, le Maroc ne serait pas vraiment prêt à organiser la CAN-2025 alors qu’il a tout fait dans les coulisses de la CAF pour empêcher l’Algérie de l’accueillir. En réalité, ce sont des raisons économiques qui expliquent cette situation, les autorités marocaines n’ayant pas les ressources nécessaires pour organiser un tournoi de grande envergure», estime un média.

Synthèse de H. Hichem