Un outil de référence sur la guerre de libération

Le livre «50 clés pour le cinquantenaire»

Des professeurs universitaires ont souligné, dimanche après-midi à Constantine, lors d’une rencontre littéraire consacrée à la présentation de la traduction en arabe du livre «50 clés pour le cinquantenaire», du regretté Abdelmadjid Merdaci (1952-2020), que ce livre constitue «un outil de référence qui éclaircit des questions majeures sur la période de la guerre de libération nationale».
Intervenant lors de l’ouverture de cette rencontre, organisée à la bibliothèque principale Mustapha-Nettour, la fille de l’auteur de ce livre et ancienne ministre de la Culture, Meriem Merdaci, a déclaré que ce livre, publié en 2012 par la maison d’édition «Champs libres», à l’occasion du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, est «un ouvrage pédagogique destiné à toutes les catégories de lecteurs, en particulier aux jeunes, afin de les leur expliquer, de manière simplifiée, l’histoire de leur pays».
Le livre, a-t-elle ajouté, se décline en 50 parties que l’auteur a nommées «clés», permettant au lecteur «d’ouvrir», au fil de sa lecture, grâce à ces clés, une «porte» pour mieux comprendre l’histoire de l’Algérie.
La même intervenante a indiqué que cette initiative, première du genre à Constantine, s’inscrit dans le cadre de l’événement «Forum du livre» récemment institué par le ministère de la Culture et des arts.
Elle a également souligné que cette rencontre littéraire vise à honorer un fils de Constantine, le regretté professeur Abdelmadjid Merdaci, qui a consacré la plupart de ses livres à l’histoire de la Révolution et à la cause nationale.
«50 clés pour le cinquantenaire » et les autres ouvrages de Merdaci avaient eu « un grand écho, en Algérie et dans le monde entier, pour avoir fait connaître les héros de l’Algérie et porté leur voix», a-t-elle ajouté.
De son côté, la traductrice du livre, Khalisa Ghoumazi (professeur de traduction à l’université Sétif 2), a rappelé que la traduction de cette œuvre du français vers l’arabe a été éditée par la maison d’édition «El Hibr», en mai 2023.
Elle a ajouté que le livre de Merdaci traite de plusieurs étapes historiques majeures, telles que le 1er novembre 1954, le 20 août 1955, le congrès de la Soummam, le Gouvernement provisoire, le groupe des «22», et évoque de nombreux Moudjahidine, révolutionnaires et Martyrs à l’image de Larbi Ben M’hidi, et Mostefa Ben Boulaïd.
Le même livre est également un condensé de la glorieuse Révolution, du fait qu’il traite des événements les plus importants, selon Mme Ghoumazi qui a souligné que l’auteur a pu fournir un «contenu historique précieux», sous la forme d’un ensemble d’articles de journaux, et proposé au lectorat un livre facile à comprendre par tous les lecteurs.
Pour sa part, M. Smail Mohand, propriétaire de la maison d’édition «El Hibr», a estimé que le fait d’accepter d’éditer de telles œuvres est un «devoir national», car le regretté Abdelmadjid Merdasi, écrivain, historien et journaliste, était fidèle à la mémoire nationale et «aimait voir ses ouvrages publiés en langue arabe».
M. Mohand a souligné que tous les droits d’auteur seront versés à l’association caritative constantinoise «Espoir et travail» pour les personnes aux besoins spécifiques.
Cette rencontre, à laquelle ont assisté MM. Sabri Boukadoum et Abdelhamid Aberkane, anciens ministres, ainsi que plusieurs écrivains, artistes et dramaturges, a donné lieu à une exposition des œuvres du regretté professeur Abdelmadjid Merdasi, ainsi qu’à une séance de vente-dédicace.
R.C.