Bientôt une convention entre les secteurs de l’agriculture et de l’hydraulique

Réutilisation sécurisée des eaux usées dans les activités agricoles

Une convention sur la généralisation de la réutilisation sécurisée des eaux usées dans les activités agricoles sera signée entre le ministère de l’Agriculture et du Développement rural et le ministère de l’Hydraulique. C’est ce qu’a fait savoir avant-hier, le ministre du secteur, Mohamed Abdelhafid Henni, dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du ministère, Hamid Bensaad à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation.
Célébrée cette année en Algérie sous le slogan : «L’Eau c’est la vie, l’eau nous nourrit. Ne laisser personne de côté», la cérémonie a vu la présence des représentants de plusieurs départements ministériels, de la représentante de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Irina Beto, du secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), Abdelatif Dilmi et du président de la Chambre nationale de l’agriculture, Yazid Hambli.
Ainsi, M. Henni a précisé que son département ministériel œuvre actuellement, en coordination avec le secteur de l’hydraulique, à élaborer un projet de convention entre les deux secteurs sur la valorisation des réserves des eaux usées par l’irrigation agricole sécurisée à travers le recours aux techniques modernes d’épuration.
Sur la politique hydrique de l’Algérie, le ministre a affirmé que l’Algérie a placé la question d’exploitation durable des ressources naturelles, notamment l’eau, «au centre de ses préoccupations» et s’emploie actuellement à concrétiser des programmes sectoriels pour la mobilisation, la gestion et l’exploitation des ressources «de façon efficace et durable» pour développer l’économie nationale.
L’Algérie se situe dans une zone géographique dominée par le climat aride et semi-aride, ce qui fait qu’elle est «plus vulnérable» aux conséquences négatives des changements climatiques impactant directement la sécurité alimentaire et hydrique, a relevé M. Henni.
Dans ce sillage, M. Henni a fait savoir que le ministère de l’Agriculture a consacré «un programme ambitieux» pour élargir les superficies irriguées qui ont atteint près de 1,5 million d’hectares en 2023, relevant que 67% de ces superficies sont équipées de matériels d’irrigations économes en eau.
De son côté, le ministre de l’Hydraulique,
M. Taha Derbal, a affirmé, dans un discours lu en son nom par le Secrétaire général (SG) du ministère de l’Hydraulique, M. Omar Bougueroua, que l’Algérie œuvre à mobiliser les ressources en eaux de différents types, traditionnelles et non-traditionnelles, mettant en avant l’importance de la coordination entre les différents acteurs en vue d’améliorer l’exploitation des eaux.
Pour sa part, la ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fazia Dahleb, a mis l’accent, dans une allocution lue en son nom par la Secrétaire générale du ministère, Nadia Chenouf, sur l’importance de la stratégie qu’a adoptée l’Algérie pour faire face au stress hydrique, notamment à travers la généralisation des stations de dessalement de l’eau de la mer, soulignant la nécessité d’exploiter les ressources en eaux rationnellement.
De son côté, la représentante de la FAO a mis l’accent sur l’importance du traitement des eaux usées afin d’en tirer profit. Saluant le système d’irrigation traditionnelle « la Foggara » appliqué dans plusieurs wilayas du Sud, la représentante a appelé à sa généralisation eu égard aux avantages qu’il offre dans la préservation des eaux.
Manel Z.