Trois morts dont l’auteur de l’attaque et un blessé grave

Attentat de Bruxelles

Un homme armé a ouvert le feu dans le centre de Bruxelles tuant deux supporters Suédois et blessant un chauffeur de taxi. L’auteur de l’attaque a été identifié et fut interpellé hier dans la commune bruxelloise de Shaarbeek. Grièvement atteint lors de son interpellation, le suspect a succombé à ses blessures a indiqué un porte-parole du parquet fédéral Belge. Tout a commencé la veille du 16 au 17 octobre 2023 lorsqu’un homme armé d’une Kalachnikov est descendu d’un scooter avant d’ouvrir le feu sur deux supporters Suédois qui descendaient d’un taxi. Les victimes qui ont voulu échapper à l’assaillant ont pénétré dans un bâtiment mais en vain. L’agresseur a poursuivi ses victimes à l’intérieur de l’immeuble et à continuer à tirer ont rapporté des témoins. Les deux supporters Suédois sont morts alors que le chauffeur de taxi a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger a annoncé le même parquet fédéral. Quelques minutes plus tard, l’assaillant a diffusé une vidéo sur les réseaux sociaux indiquant qu’il avait tué trois Suédois et se revendiquant d’être un élément de l’Etat Islamique « Daech ». Dans l’enregistrement, l’individu a également indiqué qu’il a agi en raison des livres du Coran brûlé en Suède. Cet état de fait a permis immédiatement d’identifier l’auteur de la fusillade, il s’agit d’un individu d’origine tunisienne (L. Abdessalem) en situation irrégulière en Belgique. Avant de passer à l’acte, l’individu a posté un message sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Slayem Slouma.
A travers cette publication, L. Abdessalem a évoqué le meurtre d’un enfant musulman poignardé aux Etats-Unis d’Amérique. « Si l’enfant décédé était un Chrétien, on aurait appelé cela du terrorisme », a-t-il écrit. Selon des informations qui restent à confirmer, l’auteur de la fusillade aurait été confronté en Tunisie pour des faits de banditisme mais aussi de terrorisme.
Après son arrivée à Bruxelles, L. Abdessalem a déposé une demande d’asile qui fut rejetée mais sans qu’il n’en soit expulsé. Ne possédant pas de domicile fixe, les autorités belges n’auraient pas réussi à lui notifier l’invitation et puis l’arrêté portant obligation de quitter le territoire. S’exprimant dans une conférence de presse, un haut responsable du gouvernement fédéral a indiqué que l’individu a été signalé à plusieurs reprises radicalisé et aurait tenté de rejoindre des zones de combats où se trouvaient des « Djihadistes Islamistes ». Les autorités belges auraient également reçu un signalement sur le comportement suspect de l’individu en question d’un service de renseignement étranger. Cependant, nous avons appris que les deux victimes ont fait le déplacement à Bruxelles en compagnie de 17.000 autres pour assister à la rencontre opposant la Suède à la Belgique. Le match de football en question qui s’est arrêté à la mi-temps n’a pas repris par mesure de sécurité. Après avoir été confinés dans l’enceinte du complexe sportif, les 35.000 spectateurs furent évacués par groupe afin d’assurer leur sécurité. Après cet attentat, le niveau de la menace terroriste en Belgique a été relevé à 4, considérée comme « très grave » (niveau maximal). Un responsable belge a indiqué que les mesures de sécurité ont été renforcées et mises en place dans toute une série de lieux sensibles, en particulier les lieux qui sont liés à la communauté suédoise.
De notre correspondant :
Abderrahmane Hakkar