« Puisse notre démarche devenir œuvre de réconciliation et de paix »

Commémoration à Sarcelles du 62e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961

Pratiquement toutes les villes de France ont commémorés, avant-hier, la répression sanglante de la manifestation pacifique des Algériennes et Algériens jetés dans la Seine pour la plupart par la police du sinistre Maurice Papon en ce 17 octobre 1961.En effet, une foule importante était réunie, mardi dernier, au complexe sportif Nelson Mandela, plus précisément devant la stèle commémorative en hommage aux victimes de cette journée meurtrière, et ce en présence du consul adjoint d’Algérie à Pontoise (95), Monsieur Lounès Laoudj, Mme Kadri, conseillère diplomatique au nom de son excellence Monsieur Saïd Moussi, ambassadeur d’Algérie à Paris, monsieur le Maire socialiste de Sarcelles Patrick Haddad, le député du Val D’Oise Carlos Martens Bilango, Ali Abchiche, président de l’association Amitié franco-algérienne, Mme Djamila Hamiani, conseillère municipale déléguée, Mme Déborah Israël, conseillère départementale du Val D’Oise, Mme Benabdelaziz de l’association des Femmes Sarcelloises, le sénateur du Val D’Oise ainsi que d’autres personnalités et élus de la région.
Pour marquer ce 62e anniversaire de cette journée sanglante des jolies gerbes de fleurs ont été déposées devant la stèle commémorative par, le maire de Sarcelles M. Patrick Haddad, Carlos Martens Bilango, député, Pierre Barros, sénateur du Val D’Oise, le maire et municipalité, Déborah Israël, conseillère départementale, l’association ASAFA, association des Assyro-Chaldéens de Sarcelles, association armenienne de Sarcelles, conseil de coordination des Assyro-Chaldéns de France, le collectif CAMS, Abrous Sadek, président du conseil des institutions musulmanes du Val d’Oise, l’association RED jeunes, le comité des femmes citoyennes de Sarcelles, le conseil des retraite citoyens, les communistes de Sarcelles, la France insoumise, la gauche républicaine et socialiste ainsi que le consul adjoint du consulat d’Algérie à Pontoise M. Lounès Laoudj et la conseillère diplomatique Mme Kadri, et ce après avoir observé une minute de silence en hommage aux martyres du génocide du 17 Octobre 1961, suivi de la Sourate El Fatiha par l’imam de Garges et l’hymne national algérien qui a encore une fois retentit au complexe sportif Nelson Mandela de Sarcelles. Le Député de la France insoumise Carlos Martens Bilango précise lors de cette journée hommage : « Les présidents François Hollande et Emannuel Macron ont certes « reconnus » le génocide perpétré par la France coloniale lors de cette journée sanglante mais rien n’a changé, depuis il faudrait que ça soit voté et au sénat et au parlement… »
Patrick Haddad, le maire de Sarcelles(PS), quand à lui, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en rappelant les faits lors de sa prise de parole avant-hier mardi : « C’est dans les limbes d’un conflit coloniale qui ne dit pas son nom et qui semble alors ne pas connaitre d’épilogue que Paris va devenir le 17 Octobre 1961,le théâtre d’une sanglante répression de masse, la violence coloniale dans son projet comme dans son essence va s’exercer avec acharnement, brutalité déferlant avec l’intention manifeste de cogner de blesser et de tuer », et enchaine : « Ce 17 Octobre 1961, ce sont des familles entières, entre 20 mille et 40 mille personnes qui se réunissent aux abords de Paris venant des faubourgs et bidonvilles, les Français musulmans d’Algérie, telle est la terminologie de l’époque depuis le statut de1945, répondent à l’appel pressant et souvent menaçant du FLN (Front de libération national), ce dernier voulant au cœur de la métropole protester contre le couvre-feu discriminatoire décidé le 5 octobre par la préfecture de police de Paris ». Et conclut : « Nos marqueurs de nos consciences, en ces jours particulièrement troublés, puisse notre démarche devenir œuvre de réconciliation et de paix. Il y a des gens qui observent les règles de l’honneur comme on regarde les étoiles de très loin.» Avant d’inviter les présents de cette digne commémoration à prendre le verre de l’amitié.
De Paris, Hadj Hamiani