L’État français est dorénavant fiché SS

Dictature

S’il fallait une énième preuve de la nature dictatoriale de la démocratie bourgeoise, elle nous est administrée par la France. Plus que jamais, la démocratie est la feuille de vigne derrière laquelle se dissimule la dictature du capital. Si en période de « paix sociale », la classe dominante française arbore sereinement le masque hypocrite de la respectabilité « démocratique », en période d’agitations sociales radicalement revendicatives et de contestations politiques contre l’arbitraire étatique ou la guerre impérialiste, la même classe dominante, cynique et hargneuse, dévoile belliqueusement son véritable visage hideux, haineux. Toute sa coutumière phraséologie libérale sur le droit de grève, de manifestation, de circulation, en un mot, le respect des droits de l’Homme, se métamorphose en son contraire. La répression devient son mode de gouvernance. L’intimidation, sa méthode de gestion barbouzienne. La calomnie, son moyen de communication médiatique. L’incarcération, sa technique de bannissement politique.
En France, à la faveur de la crise sanitaire politiquement instrumentalisée, gérée de manière sécuritaire, et de la crise économique systémique induisant l’instauration de mesures sociales (hyperinflation) et politiques (restrictions et répressions policières) arbitraires, ce tournant totalitaire prend chaque jour de l’ampleur. Et depuis la guerre d’extermination déclenchée par l’État terroriste d’Israël contre le peuple palestinien, un cran vient d’être franchi dans le processus de fascisation de l’État français.
Le gouvernement Macron s’aligne désormais sur la politique fasciste du régime de Tel Aviv. Il adhère à l’internationale des États occidentaux militaristes et bellicistes, en voie de radicalisation fasciste.
De toute évidence, la France a basculé de la démocratie formelle au despotisme réel. En effet, en France on assiste à la fin de la démocratie bourgeoise, à l’extinction du Parlement, au piétinement des droits, à la destruction des contre-pouvoirs. Car, dorénavant, les lois et les mesures despotiques sont dictées directement par le pouvoir exécutif, sans être ratifiées par le Parlement, comme la loi de la réforme des retraites vient de l’illustrer. A l’instar de l’ensemble des pays occidentaux en voie de fascisation, la France se singularise dorénavant par la militarisation de sa société, la mutilation des droits sociaux des travailleurs, la gouvernance par la terreur, la stigmatisation et l’humiliation des musulmans. Pis, elle s’apprête à étriller la vétuste Constitution, les libérales règles politiques et les lois sociales protectrices, devenues des entraves à la nouvelle gouvernance despotique dictée par la situation de crise économique systémique (vectrice de menaces d’explosions sociales), et la marche forcée vers la guerre généralisée.
De même, en France on assiste à la fin de la souveraineté du pouvoir judiciaire dorénavant dépouillé de son apparente et illusoire indépendance. La justice est mise au pas. À la mort de la liberté d’expression et de la presse, illustrée par la disparition des fonctions de contrepoids correctif démocratiques défendues par des instances de régulation libres, menacées de disparition car encombrantes en période de guerre de classe et de conflit armé. Avec ce tournant totalitaire, la mise au pas de la société et des instances de contre-pouvoirs, notamment des organisations de «moralisation de la vie politique», il s’agit ni plus ni moins que d’un retour au régime absolu d’avant la «Révolution française», d’une volonté de démantèlement de toutes les règles de gouvernement démocratiques bourgeoises, devenues inopérantes pour contenir la guerre de classes en fermentation, encombrantes pour entraîner le peuple récalcitrant vers les conflits armés permanents, dont on entrevoit les préludes explosifs en Ukraine et en Israël, deux pays dirigés par des fascistes.
Totalement inféodée à ces deux régimes militaristes, la France se militarise. Depuis le déclenchement de la guerre d’extermination menée par Israël contre le peuple palestinien, la France s’est transformée en quartier général du sionisme. L’État français sert de caisse de résonance au fascisme israélien. La France est dorénavant sous la botte de l’occupant sioniste, gouvernée depuis Israël dont le gouvernement est composé de nazis. Un gouvernement aux méthodes de répression militaire et de nettoyage ethnique inspirées des SS, de sinistre mémoire. Un État terroriste qui commet actuellement un génocide contre le peuple palestinien avec le plein soutien des États-Unis et de les toutes puissances impérialistes, notamment de la France. Pour rappel, depuis le lancement de leur attaque sur Gaza, les forces armées israéliennes ont largué 6 000 bombes pesant quelque 4 000 tonnes sur l’enclave. Par ailleurs, le régime nazi d’Israël, avec l’aval des puissances occidentales, notamment de la France, a coupé tout approvisionnement en électricité, en eau et en carburant à Gaza, un acte de punition collective qui constitue en soi un crime de guerre. Un génocide. Netanyahou a déclaré que « tout membre du Hamas est un mort ». Au vrai, conformément au plan d’épuration ethnique menée actuellement par le régime nazi d’Israël, il faut entendre « tout Palestinien habitant Gaza est un homme mort ». Déclaration génocidaire reprise par le chef de l’opposition Benny Gantz : « il faut rayer le Hamas de la surface de la terre ». Il faut entendre également « rayer le peuple palestinien de la terre ».
Ce sont des déclarations qui font écho à celles du régime nazi en Allemagne. Il est utile de rappeler que, lorsque les Juifs du ghetto de Varsovie se sont soulevés au début de 1943 contre l’occupation nazie, le régime hitlérien a rasé la ville d’une manière comparable à la destruction actuelle de Gaza.
Ainsi, le massacre des Palestiniens bénéficie de la bénédiction et des encouragements des puissances impérialistes d’Europe et des États-Unis, notamment de la France. En tout cas, partout dans le monde, le soutien inconditionnel apporté au gouvernement nazi génocidaire israélien par la France cristallise les colères. La France est accusée de complicité de crime de guerre, de génocide. La France est accusée de soutenir un État terroriste, un gouvernement nazi. De s’être convertie radicalement au sionisme, cette idéologie coloniale meurtrière classée par les instances internationales comme raciste, ségrégationniste, suprémaciste, génocidaire. D’aligner sa politique relative aux migrants et aux musulmans sur celle d’Israël. De criminaliser les musulmans.
D’interdire toute manifestation de soutien au peuple palestinien martyr et d’interdire toute non-manifestation de soutien à Israël (on n’a pas le droit de soutenir le peuple palestinien et on n’a pas le droit de s’abstenir de soutenir Israël). Karim Benzema vient d’en faire les frais, coupable d’avoir soutenu le peuple palestinien et coupable de ne pas avoir soutenu le régime criminel israélien. C’est du fascisme). D’imposer aux téléspectateurs et aux lecteurs le narratif informationnel sioniste. Aux yeux du monde entier, de tous les peuples, la France est désormais fichée SS. Autrement dit, la France radicalisée, militarisée, sionisée, constitue une menace grave contre la sûreté de l’humanité, la paix, la démocratie.
Khider Mesloub