Le pouvoir d’achat reste la priorité absolue du Gouvernement

Adoption de la loi de Finances complémentaire 2023 au Conseil de la Nation

La priorité du Gouvernement, autant politique qu’économique, depuis 2020 est de protéger le citoyen algérien contre la flambée des prix. Il a prévu, dans le texte de loi de Finances complémentaire (LFC) 2023, adopté à l’unanimité, avant-hier, au Conseil de la nation d’augmenter les dépenses publiques à 14.700 milliards de dinars pour soutenir le pouvoir d’achat des citoyens et stimuler l’investissement public. Il sera procédé, dans le cadre de cette LFC 2023, à la «revalorisation de l’allocation forfaitaire de solidarité au profit des catégories sociales pauvres», a indiqué, le ministre des Finances, Laaziz Faid expliquant que l’augmentation des dépenses publiques vise «essentiellement à prendre en charge les dépenses ordinaires supplémentaires induites par les mesures prises par les pouvoirs publics pour préserver le pouvoir d’achat des ménages, renforcer la sécurité alimentaire et appuyer le programme d’investissement public dans certaines wilayas».
Après examen et évaluation de ce texte de loi, la Commission des Affaires économiques et financières a suggéré, selon le communiqué du ministère de tutelle, une série de recommandation pour «une meilleure maîtrise de l’inflation et le respect des délais contractuels lors de la réalisation des projets d’équipements publics afin d’éviter une réévaluation ultérieure, insistant, par ailleurs, sur l’impératif et l’urgence de numériser le secteur financier et économique du pays afin de renforcer l’inclusion financière nationale.
Il faut «redoubler d’efforts afin d’instaurer les fondements de l’économie numérique, généraliser les terminaux de paiement électronique (TPE) et contenir l’économie parallèle», a préconisé la Commission des Affaires économiques et financières, soulignant, à cet effet, l’importance de la loi organique 18-15 relative aux lois de Finances et l’adoption des nouvelles règles régissant la comptabilité publique qui devrait passer progressivement d’une comptabilité de caisse au mode de comptabilité d’exercice.
La Commission a évoqué, à l’occasion, l’adoption «pour la première fois une loi de Finances rectificative, en application des dispositions de la loi organique 18-15 relative aux lois de finances, qui permet de prendre en charge les dépenses ordinaires supplémentaires».
Des charges générées par les mesures prises par le Gouvernement pour soutenir la société et l’économie dans un contexte économique international incertain et tendu.
Le ministre des Finances a énuméré, dans ce sillage, «l’augmentation des salaires, de l’allocation-chômage et des retraites, la poursuite des efforts de rattrapage au profit de certaines wilayas et la garantie de la sécurité alimentaire, à travers l’augmentation des capacités de stockage des céréales et la subvention des produits alimentaires de large consommation (poudre de lait, sucre et huile alimentaire)».
L’Etat refuse de renoncer, dans une situation pareille, à sa politique de subvention qui profite, énormément, au consommateur.
L’objectif est d’améliorer «les conditions de vie des catégories sociales dans le besoin, à travers la revalorisation de l’allocation forfaitaire de solidarité au profit des catégories sociales pauvres», a réaffirmé M. Faid.
Le Gouvernement s’engage, en parallèle, à soutenir le tissu économique à travers la facilitation de l’accès au foncier économique, au crédit bancaire et simplifier les procédures administratives afin d’attirer les capitaux privés et étrangers. Le but de cette stratégie est de diversifier l’économie et les sources financières du pays.

Samira Tk