Ouverture de la 10ème édition à Guelma

Forum international sur l’œuvre de Kateb Yacine

La 10ème édition du forum international sur la vie et l’œuvre de Kateb Yacine (1929-1989) s’est ouverte samedi à Guelma par un appel aux intellectuels et écrivains de tous les pays à condamner les crimes perpétrés par l’occupant sioniste contre le peuple palestinien, à Gaza. Une minute de silence à la mémoire des chouhada de la bande de Gaza tombés depuis le 7 octobre à ce jour a été observée par les participants à la rencontre qui se tient au centre culturel islamique M’barek Boulouh jusqu’au au 30 octobre.
Ali Abassi, président de l’association de promotion du tourisme et de l’animation culturelle, initiatrice de la rencontre, a affirmé dans son allocution qu’un appel officiel sera adressé aux écrivains et chercheurs de tous les pays pour se lever contre les violations infâmes de l’occupation sioniste à Gaza contraires à toutes les valeurs humaines. Selon l’intervenant, l’actuelle édition aborde les faits et personnes ayant impacté et figuré dans l’œuvre de Kateb Yacine dont sa mère, Lakhdar, Nedjma et autres figures rencontrées lors de ses pérégrinations. Le directeur de wilaya de la culture, Boudjemaa Benamirouche, a salué dans son allocution la position de l’Algérie dénonçant les massacres sionistes dans la bande de Gaza et l’esprit de solidarité montré par les algériens, Etat comme peuple, envers leurs frères palestiniens.
Pour le président du comité scientifique de la rencontre, Pr. Mansour Meheni de l’université El Manar de Tunisie, Kateb Yacine demeure le plus grand écrivain maghrébin en langue française et « la plupart des écrivains s’inspirent de ses œuvres et textes ».
Djalila Dedache, chercheuse en sociologie et chargé du projet de théâtre vivant dans la région de Paris (France), a évoqué la vie de Kateb Yacine sous le joug du colonialisme puis son déplacement vers la France et ses rencontres avec les écrivains de son temps dont le poète martiniquais Edouard Glissant avec qui il partageait le fait d’appartenir à une région occupée par la France coloniale. Les deux auteurs étaient ensemble lorsque Yacine a publié son roman Nedjma en 1956 et c’est ce même poète martiniquais qui a en outre préfacé «Le cadavre encerclé», a relevé l’intervenante soulignant que lors de la présentation la même année de la pièce « Le cadavre encerclé » à Bruxelles, ce fut Glissant qui monta sur la scène pour présenter la pièce bravant les menaces de groupes de droite de faire exploser la salle.

La rencontre a donné lieu la matinée à la présentation de quatre conférences.
Plus de 20 communications d’universitaires d’Algérie, d’Italie, de France, de Tunisie et du Sénégal sont programmées durant les trois jours de ce forum organisé en coordination avec la coordination internationale des recherches et études brachylogiques coïncidant avec le 34ème anniversaire de la mort de Kateb Yacine le 28 octobre 1989.
.R.C