1er forum national sur «l’identité algérienne dans la pratique artistique»

Université Batna 1

Des professeurs et des chercheurs spécialisés de plusieurs universités du pays, intervenant lors du 1er forum national sur «l’identité algérienne dans la pratique artistique», ont souligné, mercredi à Batna, «le rôle déterminant du cinéma et du théâtre dans la consolidation, la mise en valeur et la préservation de l’identité nationale».
Les intervenants lors de cette rencontre, organisée à la faculté des langues, littérature arabes et des arts de l’université Batna 1, ont considéré que les œuvres cinématographiques et théâtrales algériennes ont «suivi le rythme des époques et des stades de développement de la société algérienne, en mettant l’accent sur les éléments de son identité et en les utilisant de manière à les préserver pour les générations montantes».
Le Dr. Ibtissem Bouti, de l’université des sciences islamiques Emir-Abdelkader de Constantine, a souligné, dans ce contexte, que le patrimoine dans le théâtre algérien a été «utilisé en tant qu’outil d’affirmation de l’identité nationale, et de lutte contre le colonisateur et ses tentatives de négation de l’identité du peuple algérien».
Elle a également indiqué que les dramaturges algériens «se sont appuyés, dans leurs œuvres, sur l’évolution historique des événements, sur les héros de la lutte armée et sur les figures emblématiques, qu’elles soient religieuses ou révolutionnaires et ce, depuis les années vingt du siècle dernier jusqu’à aujourd’hui, pour consacrer l’attachement du peuple algérien à son originalité, sa religion, sa langue, la fierté née de son histoire et son dévouement dans la défense de sa terre».
Le Dr. Bilal Bouzghib, de l’université d’Oran, abordant, quant à lui, le «cinéma révolutionnaire» dans la consolidation de l’identité nationale, a présenté une lecture du film «Patrouille à l’Est» du défunt réalisateur Amar Laskri, tandis que le Dr. Asma Ouled-Brahim, de l’université de Mostaganem, a mis en exergue l’image de la Révolution algérienne dans le biopic «Lotfi» (colonel Lotfi) d’Ahmed Rachedi.
Les communications présentées au cours de cette journée ont porté sur «la dimension identitaire dans de nombreuses œuvres théâtrales et cinématographiques algériennes» à travers des lectures de plusieurs pièces de théâtre et de longs-métrages de cinéma.
Le Dr. Tarek Tabet, chef du département des arts à la faculté des langues, littérature arabes et arts de l’université Batna 1, a souligné que l’organisation de ce forum avait pour but de permettre aux étudiants de s’ouvrir aux différentes formes artistiques, dont le théâtre et le cinéma, en prévision de l’aboutissement des efforts actuellement déployés pour créer, à l’avenir, une spécialisation consacrée au cinéma et à l’audiovisuel dans le département qu’il dirige.
R.C.