Appel à la mise en place de mécanismes de développement

Economie culturelle

Des participants à un colloque sur l’économie de la culture ont appelé, mercredi à Alger, à la mise en place de mécanismes appropriés pour atteindre des objectifs du développement durable basé sur l’économie de la culture.
S’exprimant lors d’un colloque international intitulé «Mécanismes d’activation de l’économie de la culture», des chercheurs et experts dans le développement de l’industrie culturelle, ont relevé l’importance d’investir dans le secteur culturel, considéré comme un «générateur de richesses» et un «catalyseur» pour les autres secteurs économiques.
Le président du colloque, Khaled Rouaski, également recteur de l’Université d’Alger 3, a, dans son allocution, estimé «impératif d’instaurer une économie culturelle forte», inspirée des expériences «réussies» d’autres pays dans le domaine de l’économie de la culture. L’Algérie, a-t-il dit, dispose d’éléments de patrimoine (matériel et immatériel) susceptibles de créer des richesses et d’atteindre les objectifs économiques sociaux et culturels.
Plaidant pour l’ouverture d’une «nouvelle spécialité» dédiée à l’enseignement de l’économie de la culture, le recteur a rappelé que les industries culturelles et créatives génèrent des revenus «conséquents» à travers le monde.
Pour sa part, l’universitaire Chafika Seddiki, a soutenu que la culture constitue un «ressource économique génératrice de richesse», en plus de son rôle dans la revitalisation des autres secteurs.
S’appuyant sur des statistiques récentes de l’Unesco, Mme Seddiki, également membre du laboratoire des industries traditionnelle de la faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestion, a rappelé que le secteur de la culture génère 30 millions d’emplois à travers le monde avec une contribution au PIB (Produit intérieur brut) estimé à 3,1%.
Le chercheur Mahboub Benhamouda, a évoqué, quant à lui, l’importance de ce colloque qui devra être sanctionné par des recommandations des experts et des chercheurs sur les mécanismes à mettre en place pour une industrie culturelle créatrice de richesse.
De son côté, le chercheur et académicien, Mohand Said Oukil, s’est penché dans son exposé sur les perspectives de l’économie culturelle et le tourisme religieux, notant que la culture est un «élément primordial» dans le développement humain et économique durable.
Plaidant pour une formation des cadres et des experts dans l’économie et les industries culturelles, l’intervenant a considéré que la culture «renforce les éléments d’identité et d’appartenance».
D’autres intervenants ont également abordé des thématiques en lien notamment avec l’impact de l’économie culturelle et son rôle dans la stimulation du tourisme culturel, la commercialisation des produits culturels ainsi que les expériences internationales pionnières dans le domaine.
Organisé par le Laboratoire des industries traditionnelles en collaboration avec la Faculté des sciences économiques, commerciales et sciences de gestion de l’université d’Alger 3, le colloque «L’économie de la culture» se poursuit jeudi avec la participation de chercheurs, experts et investisseurs algériens et étrangers dans le développement de l’industrie culturelle.
R.C.