Belmadi entre espoir et inquiétude

équipe nationale

, Ce dimanche 12 novembre, le sélectionneur national Djamel Belmadi, tenait sa dernière conférence de presse avant l’imminent coup d’envoi face à la Somalie, (le 16 novembre à Alger) et le Mozambique (le 19 novembre à Maputo) dans le cadre des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

Pas un mot sur l’absence de Berrahma ?
Avant de scruter les principaux temps forts de cette conférence il est à noter que, de manière surprenante, «aucun journaliste n’a interrogé Belmadi sur l’absence de Saïd Benrahma, l’ailier de West Ham qui peine à se montrer à son avantage en ce début de saison (15 apparitions, aucun but, seulement 2 passes décisives) et avec qui il a eu un accrochage le mois dernier, pour comprendre si son absence correspond à une sanction sportive ou disciplinaire» notera un journaliste de la presse étrangère.

Une programmation qui fait réagir
Deux rendez-vous aux étiquettes différentes. Le sélectionneur tout comme les professionnels de la balle ronde ne se sont pas empêchés de se poser la question suivante : le 16 puis 19,48 h seulement entre les deux rencontres et encore, alors lorsqu’ils jettent un regard au rétroviseur l’écart est plus important pour les autres équipes. A cela s’ajoute la fatigue qui se mêlera au temps de vol qui est de 10h entre Alger et Maputo. Dans la maison FAF, on préfère ne pas commenter cette «folle» programmation. «On ne peut rien faire» peste Djamel Belmadi contre ce calendrier.

On ne change pas de maillot et jouer en même temps|
Conférence de presse ou mise à nue de l’état des lieux ? Face aux micros, c’est un sélectionneur décontracté qui fait passer un message, son propre message (ces matchs ne sont autres que ceux de ma revanche). C’est dire qu’il y pense encore, et donc il tient à sa revanche, celle de son élimination de la dernière Coupe du Monde du Qatar. Il ne veut surtout pas perdre celle qui arrive. Ce 16 novembre, ça sera face à la Somalie, au stade Nelson-Mandela de Baraki, avant de se déplacer trois jours plus tard à Maputo pour défier le Mozambique (le 19/11). Il promet d’aller fort, très fort face à son premier adversaire «qui n’a pas un casier de références, ni celui de victoires». Mais il sait aussi que «La gestion de ce premier match contre la Somalie va être très important, elle est certes est plus faible, oui, mais on sait le nombre de problèmes que l’on peut rencontrer avec des équipes supposées plus faibles. Pour autant, je dois gérer mon équipe avec notre calendrier. Vous verrez des choix assez inhabituels en termes de coaching» a-t-il prévenu. Sauf pour prendre trois points et entamer le second match avec moins de pression, sauf qu’il est impossible de changer de maillot et de jouer en même temps.

L’inquiétude du sélectionneur
Très agacé par le temps imparti, il ne trouve de mots pour expliquer si ce n’est «A la guerre comme à la guerre» : «Situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. On risque de voir des choses inhabituelles durant le match, que je vais devoir faire à partir d’un certain moment. Ce sera un peu bizarre, mais ce ne sont pas toutes les équipes qui jouent un match international (tous les trois jours, ndlr). Ça n’existe que chez nous. Je suis sûr que dans la zone Afrique, il n’y a aucune équipe qui joue le 16 et le 19. Peut-être le 16 et le 20, ou le 21 pour la plupart. Je suis sûr qu’il n’y en a aucune qui fait ça. Donc on va devoir s’adapter». Mais ces rencontres serviront aussi de préparation à la CAN, qui , on le rappelle, débute le 13 janvier prochain en Côte d’Ivoire. «L’agacement de Belmadi, qui risque de faire tourner son effectif très tôt dans le premier match si l’on en croit ses dires, est donc tout à fait légitime», souligne un confrère.

Au vestiaire, il y a du monde qui espère trouver place
Raïs M’Bolhi, Youcef Belaïli et Yacine Brahimi, ne figurent pas encore. M’Bolhi ? Il reprend à peine la compétition. Il fera remarquer, à juste titre, que la mise en veilleuse du championnat «n’aide pas, mais là, les rencontres vont s’enchaîner et on verra comment il performe. Même chose pour Youcef Belaïli !» Il enchaîne pour expliquer que concernant la concurrence : «Si vous citez Belaïli et Brahimi, ils sont déjà en concurrence puisqu’ils jouent au même poste». Belmadi, sait que Brahimi est en excellente forme. En dépit de sa non-convocation, il dira «Brahimi est en forme, mais si je le convoque, je dois sacrifier Amoura ou Gouiri. Alors, quand vous parlez du joueur, vous devez aussi dire : je préfère Brahimi à Gouiri ou à Amoura». Ces commentaires illustrent la complexité des choix tactiques et la nécessité de trouver un équilibre entre expérience et jeunesse.

H. Hichem