Un homme propre s’en va…

Laib Mohamed

,Il est parti sans nous dire au revoir, emporté par une crise cardiaque, une belle mort dit-on ! Mais le personnage au visage jovial, à la chevelure blanche et au cigare dans la bouche a de tout temps donné le meilleur de lui-même : son argent, son amour à son club emblématique de l’ex-USMMC celle que l’on surnommait «Semsem» devenu par la suite USM El Harrach : Même à un âge avancé 83 ans, il était beau et personne ne nous contredira, c’était un gentleman, un bon gestionnaire qui a lutté contre vents et marées pour que la formation des Jaune et Noir retrouve la division nationale I celle que l’on surnomme l’elite.Depuis des années, Mohamed Laib a été le symbole de l’USM El Harrach, c’était en quelque sorte Monsieur Propre, il savait gérer honnêtement et correctement la destinée de son club de cœur et aussi certaines entreprises étatiques dont il en avait la responsabilité. Le personnage, feu Mohamed Laib était tellement aimé et respecté que les centaines de personnes présentes ne pourraient témoigner que de sa bonté et sa disponibilité à toute épreuve.
Mohamed Laib est une personnalité connue dans le monde du football algérien, il était un des symboles du club qu’il avait présidé à différentes étapes de son existence durant les années 1990, au lendemain du retrait de l’ex Sonarem de la gestion de Semsem. Il a apporté à chaque fois sa manière de gérer et a aidé, grâce à ses connaissances la formation banlieusard.
Mohamed Laib a fait un malaise cardiaque en ce début de matinée, il a été évacué en urgence à l’hôpital par sa famille, mais le destin en a voulu autrement, il a rendu l’âme avant même d’y arriver, il s’est éteint à l’age de 83 printemps.
Mohamed Laib était un responsable dirigeant qui ne court plus les rues actuellement, jamais un mot déplacé, c’était un responsable plein de gentillesse, d’un calme et d’une sagesse inouïe, il aimait écouter et comprendre les problèmes de tout un chacun et c’est pour cette raison que sa longévité dans le football algérien en général et au sein de l’USM El Harrach en particulier en est une preuve palpable, il était l’ami de tout le monde que ce soit joueurs, entraîneurs, dirigeants, autorités locales.
Mohamed Laib était président de la Fédération algérienne de football d’août 1996 à décembre 1996, un temps très court qui lui avait permis de mettre de l’ordre dans la maison de Dely Ibrahim. Et en plus ses passages en tant que président de l’USMH furent particulièrement réjouissants de 1997 à 1999, ensuite de 2007 à 2015, malheureusement, son retour en 2018 et jusqu’à son retrait de la présidence en 2021 était fort difficile car Mohamed Laib subissait les pires critiques et accusé d’être derrière la décadence de l’ex-USMMC.
D’abord de la part de ceux qui vivaient à ses crochets puis d’une frange de supporters particulièrement indélicats qui lui feront voir de toutes les couleurs. Qui de nous ne se rappelle pas que Mohamed Laib avait fondu en larmes lorsqu’un supporter l’avait traité de moins que rien.
Mohamed Laid avait répliqué à ce supporter qui était jeune en lui disant qu’il fallait respecter son âge et qu’aussi il s’était dévoué corps et âme et sans relâche au seul profit de Semsem.
Mohamed Laib fait partie de l’histoire de l’ancien temps, d’une générations où le football était pur et beau à voir avec en prime d’abord : le spectacle !
Sur ce plan, il fera le bonheur de tous les coachs qui se sont succédés au sein de l’USMH.
L’Algérie vient de perdre un grand Homme avec un grand « H » et l’USMH un homme très compétent, Dévoué à la seule cause harrachie,
En ces moments douloureux que traversent sa famille et ses proches, l’ensemble du personnel de La Nouvelle République leur adresse leurs condoléances les plus sincères et les assurent de leur profonde compassion.
Kouider Djouab