L’international algérien Youcef Atal sous contrôle judiciaire

Youcef Atal fait la «Une» des médias français. Le latéral droit algérien qui évolue à l’OGC Nice depuis 2018, est suspendu par son club pour avoir partagé une publication antisemite.
Le 6 octobre 2023, il fait l’objet d’une enquête préliminaire ouverte par le procureur de Nice pour «apologie du terrorisme» et «provocation à la haine ou à la violence à raison d’une religion déterminée». Ce chef d’accusation a été retenu.

Le malentendu, Atal clarifie, mais…
Le 12 octobre dernier, après une victoire de l’Algérie contre le Cap-Vert en match amical (5-1), Youcef Atal publie une photo de lui sur Instagram arborant une écharpe sur laquelle est écrit «Palestine will be free» (la Palestine sera libre). Immédiatement l’enquête est confiée à la police judiciaire de Nice. Pour ne pas perdre son statut de joueur, il publie ceci sur Instagram «J’ai conscience que ma publication a choqué plusieurs personnes, ce qui n’était pas mon intention et je m’en excuse…Je tiens à clarifier mon point de vue sans aucune ambiguïté : je condamne fermement toutes formes de violence, où que ce soit dans le monde, et je soutiens toutes les victimes. Jamais je ne soutiendrai un message de haine».

Sous contrôle judiciaire
Cela n’a pas suffit, la machine judiciaire est mise en marche. Au retour d’Alger, après le match contre le Mozambique, Atal est accueilli par une convocation pour se présenter au commissariat de police…Placé en garde à vue ce jeudi, présenté ensuite devant le procureur lequel décide de le placer sous contrôle judiciaire. Le Tribunal correctionnel entendra sa cause le 18 décembre prochain. «Le numéro 20 du Gym est interdit de quitter le territoire national, « sauf pour des raisons liées à ses activités de footballeur». Toutefois, cela ne devrait pas arriver étant donné que Nice n’est pas qualifié en coupe d’Europe.

Les juifs de France aussi veulent sa peau
La branche Sud-Est du Conseil représentatif des institutions juives de France a en effet annoncé elle aussi son intention de porter plainte. Les réactions se multiplient et s’interrogent «Ce dont il est accusé s’est produit en dehors de du club et aussi dans un pays dit démocratique.» D’autres footballeurs, à l’instar de Youcfe Atal, l’Algérien, ont fait connaître leur position en dénonçant ouvertement ce qui se trame a Ghaza – en Palestine.

Atal n’est pas seul à dénoncer les crimes sionistes
L’ancienne vedette du football français, Éric Cantona, est un soutien de longue date de la Palestine. Eric Cantona, 57 ans, dénonce le fait que «2,3 millions de Palestiniens, dont la moitié sont des enfants», soient enfermés dans ce qu’il qualifie de «plus grande prison à ciel ouvert au monde». L’ancien international tricolore souhaiterait la fin de «l’apartheid imposé par le gouvernement israélien». Vocal sur divers sujets de société, Cantona a pris ses distances avec le monde du football depuis de nombreuses années, lui qui a pris sa retraite en 1997. Il souhaiterait la fin de «l’apartheid imposé par le gouvernement israélien» et d’ajouter. «Défendre les droits humains des Palestiniens ne veut pas dire être pro-Hamas». Dire «liberté pour la Palestine» ne veut pas dire être antisémite ou «vouloir que tous les Juifs disparaissent». Karim Benzema «Toutes nos prières pour les habitants de Gaza victimes une fois de plus de ces bombardements injustes qui n’épargnent ni femmes ni enfants». Menace par la rue le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, pour justifier sa mission, l’accuse d’être en lien avec les frères Musulmans, organisation islamiste reconnue comme terroriste dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite. Un autre joueur prend position, il s’agit de El Ghazi, ailier qui a joué à Lille entre 2017 et 2019, il a été suspendu pour avoir «pris une position inacceptable pour le club sur le conflit en cours dans le Moyen-Orient», a expliqué le club allemand de Mayence. «Avant de prendre cette décision, le club et le joueur ont profondément discuté, est-il précisé. Mayence respecte le fait qu’il y ait des points de vue différents sur ce conflit complexe qui dure depuis des décennies au Moyen-Orient et bien d’autres qui sont dans ce cas de figure. Atal, proie facile ?
H. Hichem