7.000 milliards DA de crédits bancaires accordés à l’économie

Le secteur bancaire national devient plus concurrentiel

Les établissements bancaires nationaux ont accordés 7.000 milliards de dinars de crédits à l’économie, jusqu’à fin juin dernier, dont 4.000 mds DA au secteur privé et 3.000 mds DA au secteur public, a indiqué, avant-hier, le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Rachid Belaid, dans une déclaration à l’Agence presse service (APS).

Quant aux «crédits immobiliers octroyés aux individus, ils avoisinent les 1.000 mds DA, en six mois», a-t-il ajouté, mettant en avant, l’importance de l’ouverture des capitaux des deux banques publiques pour le financement des projets et l’accélération de leur croissance.
La banque algérienne, selon lui, gagne de plus en plus en importance et en efficacité et cherche constamment à encourager l’utilisation de l’e-paiement interbancaire, d’où l’attention particulière accordée à la modernisation et à la numérisation du système bancaire national pour faciliter l’accès aux nouvelles technologies et à l’amélioration de ses performance et capacités à préserver les clients, à instaurer la confiance et à élargir les prestations financières (épargne, investissements…) des banques.
En effet, depuis plus de trois ans, le secteur bancaire algérien fait sa révolution digitale et se diversifie davantage. Il devient plus compétitif. Il y a quelques jours, le ministre des Finances, Laaziz Faid, a annoncé l’ouverture des capitaux des deux banques publiques, à savoir le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et la Banque de Développement Local (BDL) aux investisseurs privés à hauteur de 30% d’ici la mi-2024.
Commentant cette démarche,
M. Belaid, a estimé que «les orientations du président de la République portant ouverture du capital des deux banques publiques améliorera la compétence de la gestion du secteur bancaire et de la gouvernance de son administration, à travers le nouveau statut de l’établissement bancaire», affirmant que «ceci permet de recourir à l’appel général à l’épargne, à travers la Bourse d’Alger et de soumettre la banque à l’obligation de révéler ses informations financières générales, d’autant que l’entrée sur le
marché financier requiert la consécration du principe de transparence».

L’ouverture du capital
des banques, une opportunité pour l’épargne
Ceci permettra d’«améliorer la gestion de ces deux banques, de recouvrer la confiance de la clientèle en vue d’une amélioration de la collecte de l’épargne». «L’entrée en Bourse permettra aux investisseurs publics et privés, aux individus et aux compagnies d’assurance, de prendre part à ce processus, à même de promouvoir les performances et la gouvernance, créant ainsi un climat concurrentiel favorable aux clients des banques», a expliqué le délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), assurant que «la transparence permet de créer un climat de confiance auprès des investisseurs, vis-à-vis du marché». La liquidité bancaire s’est fortement améliorée ces dernières années, au même titre que la santé financière du pays. C’est ce qu’a affirmé le dernier rapport de la Banque d’Algérie (BA), publié le 20 novembre écoulé.
Il a évoqué, également, l’impératif de renouveler et d’accélérer la numérisation des services bancaires nécessaire pour pouvoir se déployer au niveau national et surtout pour renforcer l’inclusion financière. Le cash ne fait plus recette depuis des années. Les moyens de paiement ne cessent de se dématérialiser à tous les niveaux et ceci devient indispensable.
D’importants progrès sont réalisés dans ce domaine a fait savoir M. Belaid, affirmant que «le projet de paiement mobile interbancaire avance dans le bon sens, sachant que ce mode de paiement est en vigueur au niveau de certaines banques mais uniquement en interne», annonçant le «lancement par les banques de systèmes informatiques dédiés à la clientèle dans l’objectif d’améliorer la qualité et l’efficacité des prestations». La réforme du secteur bancaire et financier est sur la bonne voie. Le ministre de tutelle a annoncé, quelques jours plus tôt, l’inauguration le 15 décembre prochain de son Datacenter, centre de stockage et de traitement des données.

Samira Takharboucht