Les Robes noires se déchaînent contre la brutalité de l’entité sioniste

Une plainte collective engagée devant la CPI par 600 avocats signataires

Avocat au Bureau de Lyon en France, Me Gilles Devers, est à la tête d’un grand groupe d’avocats, juristes, Magistrats et experts, estimé à plus de 600 avocats signataires de la plainte collective contre l’entité sioniste devant la Cour pénale internationale (CPI) pour génocide de guerre contre le peuple sans défense palestinien.
Prenant la parole sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne, lors de son passage à l’émission «L’invité de la rédaction», Me Gilles Devers, l’initiateur, voire l’architecte de la plainte collective contre l’entité sioniste, a dressé, hier, le nombre des Etats, organisateurs , experts, Magistrats, juristes et avocats, qui ont adhéré à son initiative, estimant qu’«au jour d’aujourd’hui, on compte plus de 600 avocats signataires de la plainte collective contre l’entité sioniste devant la CPI (Cour pénale internationale) pour génocide contre le peuple palestinien, mais aussi des Etats comme l’Algérie, l’Afrique du Sud et la Bolivie.
En outre, pas moins de 980 ONG (Organisation non-gouvernementale) sont mobilisées pour mener la procédure de cette poursuite judiciaire», avança le Français, Me Gilles Devers. Toujours sur les ondes de la Radio algérienne, Me Gilles Devers a déclaré que son initiative a rencontré un grand écho sur le plan international, où l’adhérence des Robes noires a été très favorable, grande et époustouflante, «cette plainte rencontre un véritable écho international», révéla l’avocat au Bureau de Lyon, avant d’ajouter qu’«en tant que personnes responsables, les évènements nous obligent à agir», dira Me Gilles Devers à travers une conscience tranquille et sous une grande colère face à l’atrocité et la sauvagerie des faits criminels sionistes contre un peuple palestinien livré à lui-même. S’adressant, sur les ondes de la Chaîne III, à ceux qui s’inquiètent du fait que l’entité sioniste ne soit pas membre de la CPI et qu’elle agit, selon certains faussaires, «en légitime défense», avec risque qu’elle ne soit pas poursuivie par la Cour pour ses interminables crimes, Me Devers a répond en disant que cet obstacle «ne tient pas la route une minute», avant de s’interroger : «Depuis quand une puissance militaire occupante est en légitime défense ? Ceci est contraire à l’idée même du droit, et la Cour internationale de justice l’a expressément jugé dans l’affaire du Mur en disant qu’il n’y a pas de légitime défense», argumente-t-il.
De plus, dira Me Gilles Devers, «la Cour pénale internationale avait déjà jugé que la Palestine est un Etat avec compétence sur la Cisjordanie et Jérusalem Est. Donc, tout crime perpétré sur ce territoire relève de la compétence de la Cour même», précise-t-il.
Me Gilles Devers ajoute un argument de taille à ceux qui qualifient le mouvement Hamas de mouvement «terroriste».
Il précise que le mot «terrorisme» n’existe pas dans les statuts de la Cour pénale internationale, «c’est une juridiction sérieuse et ce ne sont pas les Palestiniens qui ont rédigé ses statuts», déclare-t-il. Me Devers explique à ce propos que «le mot terroriste fait objet de toutes sortes d’abus (…) Les résistants algériens, Nelson Mandela et bien d’autres, ont bien été qualifiés des plus grands terroristes…», a rappelé hier l’avocat du Bureau de Lyon, lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne III de la Radio algérienne.
S. Abi