«L’Algérie est un pays qui convient aux droits de l’Homme de l’ONU»

Après 8 jours d’enquête, Mary Lawlor rend son premier aperçu :

Sur invitation du Gouvernement algérien, la Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme, Mary Lawlor, qui effectue depuis le 26 novembre dernier une visite officielle en Algérie et qui est arrivée le 5 décembre, à son terme, a animé une conférence de presse, hier à l’hôtel El-Djazair (ex-Saint Georges), où elle a présentée les conclusions préliminaires, voire un aperçu sur son séjour en Algérie et sur son rapport sur les Droits de l’Homme en Algérie qui sera soumis au Conseil des droits de l’Homme en mars prochain.A l’hôtel El-Djazair, l’experte indépendante de l’ONU et ancienne directrice d’Amnesty International (1988-2000) a dévoilé, hier, les premiers résultats de son exposé après huit jours passés en Algérie.
La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme a, d’emblée, salué l’État algérien pour sa collaboration étroite, de son engagement exceptionnel et de son sérieux à faciliter mon travail sur les droits de l’Homme. Un grand satisfecit a été constaté et prononcé de la bouche même de la Rapporteuse spéciale de l’ONU, Mary Lawlor lors de sa présentation des premières conclusions de son enquête de huit jours sur la situation des défenseurs des droits de l’Homme en Algérie.
En résumé : « J’ai été très heureuse d’entendre et de voir à la fois, lors de la plupart des réunions que j’ai effectuée avec le Gouvernement algérien, que ce dernier s’efforce davantage de garantir la défense des droits de l’Homme et la liberté d’expression. Le soutien du Gouvernement algérien à un certain nombre de recommandations relatives aux défenseurs des droits de l’Homme, lors de l’examen périodique universel de l’ONU durant l’année dernière, a été particulièrement pertinent et j’espère que ces recommandations seront fidèlement mises en œuvre. Je sais que cela améliore la capacité des femmes et des personnes handicapées à participer à la vie publique », a dit l’experte indépendante des Nations unies.
Revenant sur ses appréciations et sur les points essentiels qui ont marqué son voyage en Algérie, par rapport à son travail mené en tant que représentante spéciale des Nations unies sur la question des défenseurs des droits de l’Homme, Mary Lawlor a déclaré qu’ « en ce 5 décembre 2023, je conclue ma visite officielle en Algérie à la demande des autorités algériennes, grâce à laquelle j’ai pu réaliser un répertoire spécial sur la situation des droits de l’Homme en Algérie. Je suis venue depuis Ontario (Canada) avec des idées préconçues de ce que l’on pourrait trouver ici, en Algérie, et au cours des dix derniers jours.
À mes acclamations de bonne foi, je voudrais à l’avance organiser la visite en Algérie, et pour moi, j’ai constaté et vue les autorités algériennes accorder toutes les facilitations pour cette visite précieuse », a fait observer l’experte indépendante irlandaise.
La Rapporteuse spéciale de l’ONU a, par la suite, évoqué ses rencontres avec les autorités gouvernementales, le Conseil national des droits de l’Homme, des membres d’organisations de la société civile, des défenseurs des droits de l’Homme, des avocats, journalistes et autres professionnels des médias, des représentants du milieu universitaire et d’autres parties prenantes concernées ainsi que ses visites des prisons à travers Alger, Oran et Tizi Ouzou, où elle n’a pas manqué de souligner sa grande satisfaction en qualifiant sa visite en Algérie d’exceptionnelle en matière de coopération.
« Le nombre de rencontres et réunions de haut niveau que j’ai effectué est à l’appui de la démonstration de l’engagement du Gouvernement.
Un engagement sérieux à travers les procédures spéciales des Nations unies et dans l’œuvre d’une meilleure protection des droits de l’Homme et de la Terre. C’est ainsi que la majorité de ces réunions que j’ai accompli avec des hauts responsables de l’État algérien, se sont déroulées dans une atmosphère de respect mutuel, d’engagement constructif, positif et sérieux.
Cela convient à un pays qui est assis sur le concert des droits de l’Homme des Nations unies.
A travers ces nombreuses rencontres dans le pays, j’ai constaté la présence d’une haute qualité pour une prévention transparente contre la corruption, ce cancer économique, social et environnemental national », a-t-elle déclaré. « Donc, avec le soutien du Gouvernement algérien, j’ai rencontré 50 défenseurs des droits de l’Homme et j’ai échangé et partagé avec eux leurs histoires et leurs challenges, et je peux dire que de nombreux défenseurs des droits de l’Homme accomplissent leur travail sans aucune difficulté et le font sans aucune inquiétude, c’est clair », a précisé la Rapporteuse spéciale de l’ONU.
Sofiane Abi