Un atelier pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable à Tizi Ouzou

Amélioration de la santé des populations et le bien-être de tous et à tout âge à l’horizon 2030

A l’initiative de la Direction de la santé et de la population (DSP) de Tizi Ouzou, un atelier pour la mise en œuvre d’un des 17 objectifs de développement durable (ODD 3) a été organisé, mercredi et jeudi, à l’hôtel « The Best Titanic » à Azzazga, en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sous le thème « Permettre à tous de vivre en bonne santé et de promouvoir le bien-être de tous à tout âge ». « Le secteur de la Santé doit être la locomotive de tous les autres, de par son impact sur l’amélioration des conditions de vie du citoyen », a indiqué le wali, Djillali Doumi, à l’ouverture des travaux de cet atelier qui va dégager une feuille de route pour les pouvoirs publics, tant à l’échelle locale que nationale.
L’axe principal des différentes politiques mises en œuvre par les pouvoirs publics, a-t-il poursuivi, est de faire du citoyen l’élément fondamental de tout développement, sanitaire, alimentaire, sécuritaire et autres. Considérant que la mise en œuvre des objectifs de l’OMS passe par un développement global et intégré. « L’Objectif 3 de développement durable (ODD3) doit être une locomotive qui doit entraîner l’ensemble des autres secteurs », a-t-il dit, estimant que la mise en œuvre desdits objectifs de l’OMS passe par un développement global et intégré.
Ces objectifs, a-t-il ajouté, ne pourront être mesurés qu’à travers l’ODD3 qui traite de la question de la santé en générale. « La sécurité sanitaire n’est qu’une suite logique des autres mesures de sécurité comme celles alimentaire, environnementale et des conditions de vie du citoyen », a fait remarquer le premier magistrat de la wilaya. Saluant, au passage, le choix porté sur Tizi Ouzou pour abriter cet atelier, de par les compétences et les autres atouts que recèle la wilaya. « Un tel atelier permettra de faire une évaluation de toutes les actions de développement menées en direction des populations autour de la santé et qui ne sont que l’ensemble des efforts consentis par les autres secteurs dont l’objectif est l’épanouissement de l’individu sur tous les plans, synonyme d’une vie saine », a-t-il encore indiqué. Pour sa part, le représentant de l’OMS, Dr Imadou Nouhou, a affirmé que le programme en question offre des solutions pour lutter contre les inégalités sociales les plus importantes dans le monde, permettra une évaluation rapide, palliera la menace climatique et allégera le fardeau que constituent les maladies transmissibles. « La santé n’est pas seulement une affaire médicale, c’est aussi une question d’environnement et de développement sur tous les autres plans », a-t-il indiqué. Faisant remarquer que l’amélioration des indices sociaux et environnementaux contribue à l’amélioration de l’état de santé des populations qui n’est pas uniquement une problématique médicale.
« J’ai tenu à être présent à Tizi Ouzou, a-t-il dit, pour pouvoir toucher du doigt cet engouement envers ce programme et au terme de ces premières séances je suis satisfait de l’expérience locale en matière de mise en œuvre des ODD, dont l’initiative du village le plus propre qui est unique dans le monde et cela ne pourrait être que bénéfique pour l’OMS qui accompagne au niveau local et national mais aussi est à l’écoute de ce genre d’initiatives ». De son côté, le président de l’Assemblée populaire de wilaya, Mohamed Klalèche, a mis en avant l’exemple du concours du village le plus propre pour valoriser leur contribution à l’amélioration des conditions sanitaires et de vie des populations. De par, a-t-il dit, l’impact direct de l’environnement sur ces deux aspects. Appelant, au passage, à l’échange des expériences des uns et des autres et à l’encouragement des actions visant la consolidation du développement durable.
Pour le directeur local de la Santé, Farid Salmi, cet atelier offre, ainsi, un espace permettant à l’équipe locale de Tizi Ouzou, de partager les bonnes pratiques, particulièrement les projets « le village le plus propre », et, « l’organisation sociale villageoise face à la crise sanitaire de la Covid-19 ». De mettre l’accent sur les défis à relever aussi bien sur les approches à mettre en place et les partenariats à promouvoir pour la mise en œuvre que sur les données et indicateurs pour le suivi à développer.
Rabah Mokhtari