Un bilan hautement positif malgré le contexte

Gouvernance du Président Abdelmadjid Tebboune quatre ans après

Faire le bilan de la gouvernance du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune au moment où on lui comptabilise quatre années à la tête de l’Etat algérien, c’est s’arrêter un moment pour considérer la vacance publique prolongée imposée au monde par la pandémie du Covid-19 près de deux années et sur laquelle notre pays, bien que relativement épargné, n’a pas fait exception.

C’est donc un bilan de deux années qu’il faille faire, en réalité, dont la densité, la richesse, la consistance et la conformité de la politique menée aux engagements pris, ne souffrent nul soupçon de carence, bien au contraire, nous sommes, dans ce cas précis, face à un bilan exceptionnel par la baraka qu’il affiche, comme s’il s’agissait d’une gouvernance soutenue et haletante de cinq années pleines.
Se prévaloir d’une politique de mise en œuvre des 54 engagements qui touchent à tous les domaines de la vie publique, faire aboutir ces 54 engagements, dont des dossiers très lourds qui restructurent la vie institutionnelle de fonds en comble, qui établissent les conditions de la transparence dans la gestion des affaires de l’Etat, qui simplifient la vie des Algériens, qui instaurent des systèmes de doléances et d’écoute pour permettre aux citoyens de recouvrer leurs droits, qui veillent à soustraire les couches défavorisées aux contrecoups de l’inflation et à restaurer le pouvoir d’achat des classes moyennes, qui œuvrent à
préserver la cohésion sociale, à restaurer le système éducatif, à réhabiliter et à moderniser l’école, à renflouer le système de santé, à débureaucratiser à travers des lois plus intelligentes et à travers des institutions qui veillent contre les interférences humaines qui suscitent bureaucratie et corruption, qui travaillent à systématiser la digitalisation et ses outils technologiques pour une meilleure optimisation de la gestion des affaires publiques, une plus grande fluidité des relations commerciales, un meilleur accès à la connaissance et à l’information pour tous les Algériens où qu’ils soient, qui œuvrent aussi, dans cette même lancée, à amplifier, à densifier et à performer les réseaux en fournissant aux Algériens, opérateurs économiques et simples citoyens, les meilleures conditions d’accès à l’internet, qui ouvrent des voies nouvelles dans la dynamisation de la relation entre les universités et le monde économique au service de la recherche et du développement et au service également de l’employabilité pour que les jeunes trouvent des débouchés dans le monde du travail, et que les entreprises puissent trouver des diplômés qui répondent aux profils que requièrent leurs activités, etc. etc.
On ne saurait en fait épuiser cet inventaire des faits avérés de cette gouvernance sans risquer de ne pas rendre justice à son artisan.
La politique, dit-on, est œuvre d’art et fait connaître l’artisan, ce marcheur infatigable qui arpente, ces dernières années, les sentiers de la gouvernance et qui parvient, en deux années, à rattraper un déficit de temps et d’opportunités, en imprimant un rythme inédit aux actions des Gouvernements successifs qu’il a installés. Le Président Abdelmadjid Tebboune, pour maintenir le cap et la vitesse d’évolution, a choisi de faire de sa gouvernance une sorte de course de relais tout au long du parcours de laquelle, à chaque jalon, les coureurs qu’il met en piste, doivent remettre le relais à d’autres coureurs, et c’est ainsi que trois Gouvernements se sont succédés et, au jour d’aujourd’hui, alors que la course se poursuit toujours jusqu’au point d’arrivée, une seule politique est menée, avec une vision, une cohésion, un style qui porte l’empreinte présidentielle, garantissant ainsi à cette politique la cohérence nécessaire à sa réussite et nécessaire surtout à la complémentarité que le Président a voulu entretenir entre ses différents compartiments.
Les grandes lignes de cette politique transparaissent aujourd’hui, tant il est vrai qu’on peut en retrouver les aspects manifestes dans la politique institutionnelle algérienne au quotidien.
Ainsi, la volonté de préserver les deniers publics de la prédation est un des axes majeurs de cette politique autant que le sont la promotion et la préservation de la souveraineté nationale, le renforcement et la promotion du travail mémoriel en relation avec la colonisation et la Révolution, la concrétisation de la sécurité alimentaire, le développement d’une économie créatrice de richesse hors hydrocarbures, la promotion de le jeunesse en tant que vecteur de progrès économique et social, la modernisation par les technologies de l’information et de la communication, la diversification des partenaires de l’Algérie et de l’Investissement étranger direct et, conséquemment, la refonte du système éducatif et de l’Université à coups de réformes successives…
Quant à la vocation sociale de l’Etat algérien, elle n’a jamais été aussi manifeste que durant ces quatre dernières années, où une perception aiguë des impératifs de justice et d’équité sociales chez le Président l’a poussé, dans un élan de solidarité approuvé par tous les Algériens, à voler au secours des zones dites d’ombre pour désenclaver des dizaines de milliers d’Algériens qui, dans un pays continents riche et prospère, n’avaient que leurs yeux pour pleurer leur détresse. Aujourd’hui, elles connaissent progressivement, grâce à un effort budgétaire et de planification publics, un développement soutenu et leur sortie, pour ainsi dire, de l’ombre favorise une vie sociale plus active et suscite même des investissements de petite et moyenne envergure, jusqu’à en faire un jour, la croissance aidant, des zones émergentes économiquement.
Ainsi, en un temps relativement court, le Président a pu mener sa politique que structurent ses 54 engagements, dont tous les chantiers sont engagés, dont beaucoup ont abouti et d’autres, qui engagent des politiques soutenues de développement et d’investissements financiers et humains, s’inscrivent dans un processus plus long qui requiert une continuité et uns stabilité institutionnelle que la nouvelle Algérie saura garantir et offrir à tous les Algériens. Rendez-vous dans un an pour le point d’arrivée.
Par Ahmed Rehani