La VAR sera-t-elle un jour dans nos stades ?

Football

,Voilà bien une technologie qui n’arrive pas à franchir le seuil des portails des stades algériens.

Cette absence punit le football national, enflamme souvent les matchs et suscite la colère des dirigeants, joueurs et supporters. Pourtant, tous les supports rappellent que cette technologie «apporte un niveau de précision sans précédent dans le football». Elle vise à réduire la marge d’erreur. Elle permet de revoir des actions clés, d’apporter une perspective supplémentaire et d’assurer une équité de décision. Dans leur écrasante majorité, les décisions prises sur la base du VAR sont bonnes et permettent de rétablir la vérité des faits, en modifiant des décisions prises…ou en appuyant des décisions non-prises. «On ne compte plus le nombre de pénaltys récupérés ou de buts annulés après qu’un joueur ait marqué de la main», explique Stéphane Breda. «Avec le VAR, Thierry Henry n’envoyait pas la France en Coupe du Monde aux dépens de l’Irlande et Marc Wilmots éliminait sans doute le Brésil en 2002… On a tendance à souligner les dérapages… mais il faut aussi regarder la beauté du bébé et ne pas le jeter avec l’eau du bain !»
Non-contente de débusquer les actes illicites des joueurs, le VAR a aussi permis de modifier positivement leur comportement sur le terrain. Un expert estime : « A part quelques-uns, tous les joueurs ont compris que la présence du VAR derrière pouvait les confondre à chaque instant : le jeu est beaucoup plus correct aujourd’hui. Avec la percée au plus haut niveau mondial d’un Frank De Bleeckere, le management des relations arbitres-joueurs a aussi pris le bon chemin : le dialogue s’est instauré dans le sens d’un plus grand respect, et des arbitres comme Paul Allaerts et Sébastien Delferière ont embrayé dans cette voie ».

Après, il reste toujours
le facteur émotionnel :
« J’ai aussi été joueur… »
Voilà une technologie qui est très attendue. Depuis des promesses continuent de tricoter la patience, une patience qui n’arrange pas les choses pour les acteurs du foot qui n’arrivent pas à accepter les fautes que l’arbitre siffle, ce qui maintient la pression et donc les contestations ne feront s’accentuer au risque de provoquer la violence.
La toute dernière affiche est celle de cette rencontre qui avait opposé le MCA à l’USMA (0-0) et où Bellaili, a encore une fois de plus failli mettre le feu en allant contester une faute sous le regard du sélectionneur national Djamel Belmadi et les Verts présents au stade. Enfin, à l’heure des enjeux grandissants, une prise de décision plus objective grâce à la technologie contribue à la sérénité dans les stades… voire à éviter des actes de violence dans les tribunes. Stéphane Breda : «On peut autant que l’on veut expliquer la règle aux joueurs sur le terrain, mais la présence d’images appuyant nos décisions apaise les tensions et les rouspétances. J’irais même plus loin : je suis partisan d’afficher les images de la VAR… sur les écrans géants des stades pour que le public soit inclus au débat ! Si on avait montré la fameuse ligne 3D, samedi soir sur les écrans de Sclessin, tout le monde aurait compris la difficulté de la situation…»
Synthèse de H. Hichem