Adoption d’environ 38 programmes nationaux de recherche

Université algérienne

Les Universités algériennes ont adopté environ 38 programmes nationaux de recherche qui s’articulent autour de trois priorités, à savoir : la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la sécurité sanitaire.
C’est ce qu’a fait savoir hier, Abdeljebbar Daoudi, Conseiller du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et ce, lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale.
Dans ce cadre, M. Daoudi a souligné que l’Université algérienne est devenue une valeur ajoutée à l’économie nationale, du fait du rôle qu’elle joue dans la création des richesses, de projets d’affaires et de programmes de développement scientifique.
Il a ajouté ainsi que l’Université ne se limite plus à fournir des services éducatifs, classique comme c’était le cas depuis l’indépendance, mais elle transforme le produit cognitif en une richesse commercialisable.
«L’Université algérienne innove des produits scientifiques manufacturés commercialisables et elle est aujourd’hui plus connectée à l’environnement économique et social et influence son environnement local et régional et d’autres espaces internationaux, de même qu’elle s’inscrit dans la plupart des transformations auxquelles le monde est confronté, notamment en travaillant à la modernisation de certains points des centres de formation», a ajouté l’intervenant.
Dans ce sens, le même responsable a révélé que le centre de recherche ‘’Biotechnologie’’ de Constantine a commencé à produire et fabriquer une puce biométrique indispensable pour mener des expériences sur les méthodes de détection des maladies cancéreuses, soulignant qu’une puce a coûté 500 euros au Trésor public.
Il a ajouté que «les laboratoires algériens sont aujourd’hui les premiers en Afrique dans le domaine de la production de cette puce sur les 90 laboratoires dans le monde qui maîtrisent ce type de technologie liée à la recherche médicale».
Concernant la sécurité alimentaire, Abdeljebbar Daoudi a fait part de l’élaboration d’une stratégie nationale de recherche et de développement de la production céréalière et qu’elle a été remise au ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
S’ajoute à cela le développement d’un système d’irrigation générateur d’ozone qui permettrait d’augmenter la production de betterave sucrière de 60 à 150 tonnes par hectare. L’utilisation de ce système a permis à l’Algérie d’élever le pourcentage de Brix dans le sucre à 26 degrés, ce qui est le premier et le plus élevé au monde.
En outre, le Conseiller du ministre de l’Enseignement supérieur a souligné auparavant que les professeurs algériens arrivent en tête des classements mondiaux de la recherche, comme en témoigne la victoire de l’Algérie au concours des technologies modernes en Chine, grâce au leadership de 12 étudiants algériens, et ce qu’a vu le concours de mathématiques en Bulgarie avec un étudiant algérien remportant une médaille de bronze, et la participation remarquable des étudiants de l’Ecole Supérieure des Sciences et Techniques d’Oran en Amérique.
Estimant que l’embauche de milliers de nouveaux professeurs permettra de répondre aux exigences de l’indice mondial (un professeur pour dix étudiants), il a relevé que le niveau d’encadrement des Universités algériennes est devenu comparable à celui de leurs homologues internationales, et cela explique selon lui, la présence de 23 universités algériennes dans le classement du ‘’Times’’.

Manel Z.