Le côté « clinquant » lié au showbiz et au monde politique (III)

Les dessous de l’affaire Epstein

Tout le monde en parle. L’affaire Epstein est devenue un scandale planétaire qui secoue le monde de la politique et du showbiz américain. En effet, la juge fédérale du district de New York, Loretta Preska, a jeté un pavé dans la mare en rendant publics le 18 décembre dernier les documents officiels comportant les quelque 180 noms qui composent la Blacklist des clients et amis de Jeffrey Epstein. Des noms de renommée internationale figurent sur cette liste, provenant non seulement du monde du divertissement, mais aussi de la politique et de certaines familles royales.
Wexner a embauché Jeffrey Epstein comme directeur financier à partir des années 1980 et jusqu’en 2007. Les deux hommes entretenaient une relation très étroite qui s’est poursuivie jusqu’à la mort d’Epstein. Membre de la fraternité universitaire Sigma Alpha Mu (ΣΑΜ) d’obédience juive à l’Ohio State University qu’il a fréquentée, Wexner était le seul client milliardaire d’Epstein. Wexner a été accusé de ne pas avoir pris de mesures lorsque des plaintes ont été déposées contre Epstein selon lesquelles celui-ci abusait de son pouvoir et de ses liens avec Wexner pour recruter des mannequins pour la marque de lingerie de Wexner. De plus, l’agression sexuelle de Maria Farmer dans la maison de Wexner pose question.
Selon certaines sources, Les Wexner serait répertorié comme un associé du crime organisé et ses relations avec l’entité sioniste d’Israël sont très étroites. En 1998, le Wall Street Journal rapportait que Wexner faisait partie du Mega Group, un club privé réunissant les hommes d’affaires juifs les plus riches et les plus influents des Etats-Unis et du Canada. Le Mega Group se réunit soi-disant pour discuter de philanthropie, mais certaines sources affirment que leurs intérêts caritatifs servent de couverture à des activités de lobbying au nom d’Israël. Le Wall Street Journal a également identifié Max Fisher, financier et milliardaire de Détroit, comme membre du Mega Group. Ses compétences diplomatiques ont fait de lui un conseiller sur le Moyen-Orient et les questions juives auprès de toutes les administrations, depuis celle du président Dwight D. Eisenhower jusqu’à celle de George W. Bush. Il a été utilisé comme diplomate au Moyen-Orient par le président Gerald Ford dans les années 1970 et est considéré comme le mentor de Wexner. Fisher a été président honoraire des Communautés juives unies (UJC), du Conseil des fédérations juives et de l’American Jewish Committee. Il a soutenu toutes les causes juives dans le monde entier et a joué un rôle majeur dans presque toutes les grandes organisations communautaires juives.
Fisher a également été un conseiller éminent auprès des présidents américains et des premiers ministres israéliens pendant des décennies, approuvant la guerre des Six Jours et l’intégration de la communauté juive éthiopienne. En nouant discrètement des liens entre Washington et Tel Aviv, il est reconnu pour avoir contribué à ouvrir une nouvelle ère dans l’activisme et la politique juive américaine. Il a été invité par Jimmy Carter à la signature des accords de Camp David en 1977. Président honoraire de l’UJC, il a été président fondateur du conseil des gouverneurs de l’Agence juive pour Israël (JAFI), partenaire de l’UJC. Il a également été très actif au sein du Comité juif américain, de la Hebrew Immigrant Aid Society et du B’nai B’rith International (la plus vieille organisation juive toujours en activité dans le monde, calquée sur les organisations maçonniques). C’est ce Max Fisher, ultra sioniste, qui a servi de mentor à Les Wexner, co-fondateur du Mega Group, et bienfaiteur de Jeffrey Epstein.
Pour rappel, Wexner, propriétaire de Victoria’ Secret, a fourni à Epstein sa maison de 77 millions de dollars à Manhattan qui a été utilisée pour son réseau de chantage, et un article du New York Times des années 1990 faisait état de l’immeuble lorsque Wexner en était propriétaire, le décrivant comme rappelant les films de James Bond. Wexner était le seul client du mystérieux Hegde Fund d’Epstein et la source apparente de sa richesse. Rappelons aussi qu’Epstein dont la fortune s’élevait à 600 millions de dollars à sa mort, n’était qu’un petit professeur de lycée avant de devenir le financier prédateur sexuel que l’on connaît.
Le Mega Group est un groupe ultra-secret auquel on accède sur invitation seulement, réunissant de puissants multimilliardaires américains et canadiens, tous des Juifs sionistes partisans convaincus du « Choc des civilisations », qui se retrouvent à huis clos deux fois par an, pour définir la politique globale du gouvernement. Mega Group a été fondé en 1991 par Charles Bronfman, directeur de Seagrams Corp. (entreprise canadienne de vins et spiritueux mais aussi des médias), et Leslie Wexner. Parmi les membres fondateurs connus figuraient également Edgar Bronfman Sr. (le frère aîné de Charles et coprésident de Seagrams), le fondateur de US Healthcare, Leonard Abramson, le gestionnaire de fonds spéculatifs et donateur des « Nouveaux Démocrates » Charles Steinhardt, le magnat du pétrole Max Fisher, le magnat du bagel Max Lender, le promoteur immobilier de Baltimore Harvey « Bud » Meyerhoff, le courtier en investissement de Tulsa Charles Schusterman, et le président de Loews Corp. Laurence Tisch. Ce qui a fait dire à certaines sources qu’« Israël fait du lobbying en Amérique du Nord et dépense des milliards de dollars par an en œuvres caritatives ».
Edgar Miles Bronfman était un homme d’affaires canado-américain, président du Congrès juif mondial. Il a travaillé pour l’entreprise familiale de boissons distillées, Seagram, pour finalement en devenir président, trésorier et PDG. Il a initié une diplomatie avec l’Union soviétique qui a permis de légitimer la langue hébraïque en URSS et a contribué à ce que les Juifs soviétiques puissent légalement pratiquer leur religion et immigrer en Israël.
Le Mega Group entretenait des liens étroits avec deux hommes d’affaires qui travaillaient pour le Mossad israélien – Robert Maxwell et Marc Rich (de son vrai nom Marcell David Reich) – ainsi qu’avec de hauts responsables politiques israéliens, notamment des premiers ministres ayant des liens avec la communauté du renseignement israélien. Le partenaire commercial de Robert Maxwell était Charles Bronfman, cofondateur du Mega Group. Quant à Marc Rich, il a été condamné par la justice américaine pour fraude, extorsion de fonds, délit d’initié, violation d’embargo avec l’Iran en pleine crise des otages, ainsi que pour la plus grande fraude fiscale de toute l’histoire des États-Unis. Avec plus de 60 chefs d’inculpations, il risquait jusqu’à 325 ans de prison ferme. Classé parmi les 10 fugitifs les plus recherchés au monde et poursuivi par une unité spéciale du FBI, il a trouvé refuge en Suisse qui a refusé de l’extrader. Il y a fondé la multinationale Glencore. Sa grâce par le président Bill Clinton accordée le 20 janvier 2001, soit son dernier jour en fonction, a suscité bien des questionnements.
Un autre membre du Mega Group est Ronald Lauder, ancien membre de l’administration Reagan, donateur fidèle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et du parti Likoud, ainsi qu’un ami de longue date de Donald Trump et de Roy Cohn. Ce dernier, avocat lié au sénateur Joseph McCarthy, a été successivement avocat de la mafia et conseiller juridique de Donald Trump de 1974 jusqu’à sa mort en 1986. Avant cela, il avait joué un rôle déterminant dans la condamnation à mort des époux Rosenberg. Le père influent de Roy Cohn, Albert Cohn, a longtemps été le président de la puissante section New England et New York du B’nai B’rith, et Roy Cohn lui-même était membre de la loge bancaire et financière du B’nai B’rith. Ronald Lauder quant à lui est un homme d’affaires, diplomate et collectionneur d’art américain, fils de Joseph et Estée Lauder, fondateurs de l’entreprise de cosmétiques Estée Lauder Companies. Il a été élu en 2007 président du Congrès juif mondial. Magnat de la presse, il est un sioniste convaincu et s’intéresse à la politique. Il a brigué sans succès la mairie de New York et préside le Fonds national juif depuis 1997. Il a reçu la Légion d’honneur des mains de François Hollande.
Dans ce Mega Group figurait aussi le PDG du réseau de télévision CBS de 1986 à 1995, Laurence Alan Tisch (mort en 2003), homme d’affaires, investisseur et milliardaire américain. Avec son frère Bob Tisch, il était copropriétaire de Loews Corporation (conglomérat américain dont le siège est à New York, dont les participations majoritaires de la société englobent CNA Financial Corporation, Boardwalk Pipeline Partners, Loews Hotels et Altium Packaging). Le fils de Laurence Tisch, James S. Tisch, siège à la direction de la Federal Reserve Bank de New York, la présidence de WNET (station de télévision membre principale de PBS desservant la région de New York), au Council on Foreign Relations et aux conseils d’administration de la General Electric, de l’hôpital Mount Sinai de New York et du New York Times, ainsi qu’à la Bibliothèque publique de New York, en plus d’avoir été président de l’Appel Juif Uni (UJA) de 1998 à 2001.
Le Mega Group se distingue par sa volonté de soutenir de toutes les manières l’entité sioniste d’Israël mais aussi par ses liens profonds avec le crime organisé, dont essentiellement le célèbre gangster américain Meyer Lansky, surnommé « le cerveau de la mafia ». Né Majer Suchowliński en 1902 à Hrodna en Biélorussie et mort à Miami en 1983, Lansky a été le trésorier du Syndicat national du crime, ce qui faisait de lui l’un des plus riches et des plus puissants chefs du crime organisé américain. Il appartenait à la mafia juive, la Yiddish Connection. Selon les recherches que nous avons effectuées, la plupart des membres du Mega Group appartiennent à des familles originaires d’Europe de l’est venues s’installer aux Etats-Unis et qui ont fait fortune grâce à leurs liens avec la pègre, mais aussi grâce au chantage lié aux affaires de sexe. A titre d’exemple, à l’époque de la Prohibition, les Bronfman se sont associés avec la mafia pour écouler l’alcool qu’ils distillaient. C’est donc tout naturellement que les enfants et les petits-enfants des uns et des autres ont continué à se servir du réseau mis en place par leurs aînés.

A suivre…
Mohsen Abdelmoumen

 

 

Epstein a été embauché pour travailler pour Bear Stearns en 1970 par Alan Greenberg, un autre membre du groupe Mega. Alan Greenberg était une figure marquante de Wall Street en tant que PDG de la banque Bear Stearns qui, sous sa direction, était passée de simple maison de courtage à l’une des banques d’affaires les plus puissantes de la célèbre rue new-yorkaise. 2008 a été la descente aux enfers pour cette banque qui a été rachetée par JPMorgan. Les 14 000 jeunes requins ambitieux que Greenberg avait recrutés pour travailler dans sa banque ont tous été licenciés mais Greenberg n’a pas perdu un centime puisqu’il avait vendu toutes ses actions avant qu’elles ne soient décotées de 93%. Un vrai visionnaire, ce Greenberg. Ça ne l’a pas empêché d’être vaincu en 2014 par un cancer du côlon.
Les liens directs avec Israël
Le 30 octobre 2001, Edgar Bronfman Sr. a prononcé un discours au Théâtre de Jérusalem, ouvrant la 11e Assemblée plénière du Congrès juif mondial, dans lequel il a appelé à une solution finale à la crise israélienne. Il a appelé à la construction d’une clôture entourant le territoire palestinien, dont la taille et la forme seraient déterminées par Israël, déclarant que « Les colonies de Cisjordanie qui ne peuvent pas être défendues devraient être démantelées ». Ce projet de séparation unilatérale était surnommé par ses partisans : « une guerre puis un mur ». Bronfman a présidé sa dernière session en tant que patron du Congrès juif mondial en exigeant qu’Israël lance une nouvelle guerre au Moyen-Orient. Cet appel à la guerre de Bronfman n’a pas été lancé uniquement en sa qualité de président du CJM. Il a surtout été lancé au nom du puissant Mega Group.
L’un des autres centres de pouvoir du Mega Group est la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, dont le vice-président, Malcolm Hoenlein, a été consultant sur un certain nombre de projets du Mega Group. Le président de la Conférence est William Daroff qui a succédé en 2019 au magnat du parfum Ronald Lauder. Daroff a été nommé l’un des 50 Juifs les plus influents d’Amérique par le journal The Jewish Daily Forward. Le groupe de coordination qu’il préside et qui représente plus de 50 groupes communautaires juifs allant de la droite à la gauche de la vie juive américaine, bénéficie d’un accès sans précédent aux plus hauts dirigeants d’Israël, mais aussi auprès du Congrès et auprès de l’administration présidentielle des Etats-Unis. La conférence qui s’est tenue fin février 2022 à Jérusalem réunissait les grosses pointures du gouvernement israélien précédent, tels que Naftali Bennett, Isaac Herzog, Yair Lapid, Benny Gantz, Gideon Sa’ar, Benjamin Netanyahu alors chef de l’opposition, le lieutenant-général Aviv Kochavi, à l’époque chef d’état-major de l’armée israélienne, et l’ex-ambassadeur américain en Israël Thomas Nides.
Malcolm Hoenlein est considéré comme le président officieux de la communauté juive américaine. À ce titre, il a servi d’interlocuteur entre les responsables des gouvernements israéliens et américains. Il a également défendu les intérêts juifs et israéliens auprès des dirigeants étrangers du Moyen-Orient, de la région européenne de la Méditerranée orientale et de l’Asie centrale. Au cours des dernières années, la Conférence s’est tenue en Grèce, à Chypre, aux Émirats arabes unis, au Maroc, en Égypte, en Jordanie et en Arabie saoudite. Depuis les années 1990, l’une des principales priorités de Hoenlein a été de réchauffer les relations avec les États du Golfe. En 2020, ses efforts ont porté leurs fruits avec la signature des Accords d’Abraham.
Les membres du Mega Group dominent également le conseil d’administration du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), le groupe de réflexion semi-officiel du lobby israélien à Washington, qui a fait pression en faveur d’une guerre totale contre l’Irak, mettant en application la thèse de la « guerre contre le terrorisme ». Le fondateur de WINEP, Martin Indyk, a commencé à travailler comme directeur de recherche adjoint pour l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), ce qui l’a propulsé dans l’administration Clinton en tant que secrétaire d’État adjoint aux Affaires du Proche-Orient. Il a été deux fois ambassadeur des États-Unis en Israël (1995-1997 et 2000-2001). Il est actuellement un membre du Council on Foreign Relations. Les membres Mega du conseil d’administration de WINEP comprenaient, à partir de 1999 : Charles et Edgar Bronfman, Max Fisher, Harvey Meyerhoff (homme d’affaires, collecteur de fonds et « philanthrope » américain, il était président du conseil d’administration de l’hôpital Johns Hopkins, président fondateur du Musée commémoratif de l’Holocauste des États-Unis, et président émérite de l’Institut Johns Hopkins Berman de bioéthique), Charles Schusterman (homme d’affaires et « philanthrope » américain, fondateur de Samson Investment Company, une société pétrolière et gazière privée qui avait investi dans des champs pétrolifères aux États-Unis, au Canada, au Venezuela et en Russie. Décédé, il a été remplacé dans Mega par son épouse Lynn) et Michael Steinhardt (homme d’affaires américain directeur d’un important fonds de pension, proche du président du conseil d’administration de la fondation Jewish Life Network, réseau de télévision dont l’objet est de renforcer l’identité juive parmi les juifs séculaires et non-orthodoxes aux États-Unis. Collectionneur, il a été accusé d’acheter des antiquités à des trafiquants. Il a fait l’objet de perquisitions et un accord passé avec le procureur de l’État de New York lui a permis d’échapper à une inculpation en échange de la restitution de plus de 180 œuvres d’art volées dont la valeur était estimée à plus de 70 millions de dollars).
Preuve supplémentaire des liens de tous ces « philanthropes » avec l’entité sioniste d’Israël, quelque temps après avoir prêté serment en tant que Premier ministre israélien en mars 2001, Ariel Sharon a tenu une réunion privée en Israël avec Leonard Abramson, membre du Mega Group et fondateur de US Healthcare, un « philanthrope » majeur de la région de Philadelphie. Lors de la réunion, un plan a été élaboré pour lancer une offensive de propagande au nom des faucons de guerre israéliens. De retour aux États-Unis quelques jours plus tard, Abramson a rencontré Edgar Bronfman et Michael Steinhardt, ses comparses du Mega Group, où les trois hommes ont décidé de lancer le projet « Emet » (« vérité » en hébreu). Il s’agissait d’une opération de recrutement pour créer une génération d’agents d’influence israéliens aux États-Unis et au Canada. Abramson, Steinhardt et Bronfman ont engagé 7 millions de dollars comme fonds de démarrage, renforcé par une première contribution d’un million de dollars du ministère israélien des Affaires étrangères.
Le 17 août 2001, soit un mois avant les attentats de New York, le Jerusalem Post a révélé que le projet « Emet » du Mega Group visait au recrutement et à l’endoctrinement d’une génération de « sayanim » nord-américains, « les aides d’Israël » ou agents dormants, susceptibles de devenir des espions, selon l’ancien officier du Mossad et auteur Victor Ostrovsky. En juillet et août de cette même année, 40 étudiants provenant de 27 campus aux États-Unis et au Canada ont passé trois semaines à l’Université de Tel Aviv, recevant une formation pour servir de porte-paroles de la propagande du gouvernement Sharon. L’un des plus grands promoteurs du projet Emet était le président de l’Organisation sioniste d’Amérique, Morton Klein, président de l’Organisation sioniste d’Amérique et l’un des cinq principaux dirigeants juifs des États-Unis, un faucon de guerre qui s’est également engagé dans une collaboration étroite avec les sionistes chrétiens, les évangélistes, partisans acharnés d’une guerre de religion au Moyen-Orient.
On ne peut que constater à quel point des lobbys sionistes comme le puissant Mega Group rejoignent l’idéologie des Straussiens, et l’on peut dire sans se tromper qu’il y a interconnexion entre ces personnages depuis des décennies, puisque l’on a vu Paul Wolfowitz et Richard Pearle, dit le Prince des ténèbres, pousser les administrations Bush père et fils à s’engager dans les guerres d’Irak et du Projet sioniste pour un nouveau siècle américain, le PNAC du straussien Robert Kagan, époux de Victoria Nuland, l’adjointe d’Antony Blinken, beau-fils de Samuel Pisar vu au début de cet article. Israël avait besoin de la guerre en Irak, de là à penser que les attentats du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone ont été mis en œuvre par Israël, il n’y a qu’un pas. Mais ceci est une autre histoire.
Pour terminer, l’ancien officier des renseignements israéliens, Ari Ben-Menashe, a déclaré qu’Epstein représentait un « pot de miel » pour le Mossad. On veut bien le croire sur parole quand on voit le nombre de personnalités impliquées dans ces affaires de sexe avec des mineures et susceptibles d’être manipulés en faveur d’Israël. Jeffrey Epstein et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak étaient partenaires commerciaux dans une entreprise technologique, l’équipe de direction de l’entreprise étant composée d’anciens membres des services de renseignement israéliens. Epstein a eu plusieurs réunions avec Ehud Barak dans son appartement de New York. Les Wexner a donné 2 millions de dollars à Ehud Barak en 2004 pour des recherches non précisées. Barak dit qu’il a été présenté pour la première fois à Epstein par l’ancien Premier ministre israélien Shimon Peres, lequel avait prononcé un éloge funèbre lors des funérailles de Robert Maxwell. La conclusion est claire : Jeffrey Epstein menait une opération de chantage en faveur d’Israël, soutenu par des sionistes très puissants et interconnectés ayant des ramifications jusqu’au sommet du gouvernement israélien mais aussi dans l’administration présidentielle américaine, autant démocrate que républicaine. Epstein a été présenté au Mossad par le père de Ghislaine Maxwell, Robert Maxwell, qui travaillait comme agent israélien. Le Daily Mail a rapporté des détails similaires, soulignant que le document non scellé a ravivé les soupçons sur les liens d’Epstein avec le Mossad. Une amie des Maxwell, Laura Goldman, a en outre déclaré qu’elle croyait non seulement que Robert Maxwell était un espion du Mossad, mais que Ghislaine avait pris la relève.
Il s’avère que Jeffrey Epstein n’était pas qu’un sioniste obsédé par le sexe et l’argent, et qui œuvrait pour le gouvernement israélien à travers ses services de renseignement, il était avant tout un suprémaciste juif sioniste, pareil à ceux que l’on voit aujourd’hui massacrer en toute impunité le peuple palestinien. Lui et Ghislaine Maxwell, selon le témoignage de Maria Farmer que nous avons citée plus haut, pensaient, à l’instar de leurs amis oligarques du Mega Group, être d’une « race » supérieure à celle de tous les autres, ce qui leur permettait d’abuser sans problème des jeunes filles « goys », considérées comme des sous-humains. C’est la même idéologie infecte, jumelle du nazisme, que l’on voit à l’œuvre depuis 75 ans en Palestine occupée et qui permet de pratiquer aujourd’hui un véritable génocide à l’encontre de la population palestinienne à Gaza. Le cas Epstein est la mauvaise surprise pour la pieuvre tentaculaire qui n’attendait pas un tel éclairage sur ses nombreuses malversations au plus haut niveau de l’empire. Le public en est-il conscient ? Rien n’est moins sûr, car la presse internationale aux mains des mêmes mafieux sionistes s’entend pour réduire les véritables enjeux à un simple scandale sexuel dont les principaux acteurs ne sont pas ceux qui s’activent en pleine lumière et que l’on a effacés de la scène avant qu’ils n’en disent trop, les maîtres du monde préférant s’activer dans l’ombre et ne montrer d’eux que leur prétendue « philanthropie ».
Mohsen Abdelmoumen