Déficit pluviométrique de près de 90%

La dernière saison agricole 2022-2023 a enregistré un déficit pluviométrique de près de 90%, qui a touché la majorité des wilayas du Nord du pays, notamment pendant les mois de mars et d’avril qui constituent la période de germination des récoltes dépendant de la pluviométrie. C’est ce qu’a révélé le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Youcef Cherfa, qui a précisé que cette situation était à l’origine des dégâts enregistrés dans la production agricole, avec le recensement de 95.347 agriculteurs touchés à travers 34 wilayas, et 84.771 expertises d’évaluation des dégâts.

Il intervenait ce jeudi, lors d’une plénière au Conseil de la nation consacrée aux questions orales, sous la présidence de M. Salah Goudjil, président du Conseil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement Basma Azouar Il a rappelé que pour faire face à cette situation, les producteurs de céréales dans les wilayas du Nord ont été indemnisés, à travers l’approvisionnement des intrants agricoles (engrais et semences), « à titre gracieux », par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC). Sur un total de 3,5 millions de quintaux de semences stockées, 3,16 millions de quintaux ont été distribués, dont 2,114 millions distribués gratuitement au profit de 114.776 agriculteurs touchés, selon le bilan présenté par le ministre. Pour ce qui est des engrais, sur un total de 1,870 millions de quintaux d’engrais, 856.000 ont été distribués et plus de 545.000 ont profité à titre gracieux à 17.695 agriculteurs.

Il a été procédé, en outre, au report du paiement des redevances dues dans le cadre de la concession agricole sur un échéancier de 36 mois, sans condition de paiement anticipé de 10% de ces droits, outre le report, de trois ans, des délais de paiement des crédits agricoles « R’fig ». En plus de la prise en charge des intérêts par l’Etat, ce dernier assure un accompagnement financier aux producteurs de céréales, en leur accordant un crédit de 20.000 DA par hectare, sans intérêts, remboursable sur une durée de trois ans.
Par ailleurs, en réponse à la question du sénateur, Hassan Bouchri (Front El-Moustakbel) sur la pénurie des ressources hydrauliques de la plaine d’Abadla (wilaya de Béchar) qui a engendré la dégradation de milliers d’arbres fruitiers et de palmiers, le ministre a indiqué que les conclusions sanctionnant les réunions tenues en vue de réhabiliter cet espace, notamment avec les autorités locales et les parties concernées, soulignent l’impératif d’accélérer l’alimentation en eaux d’irrigation à travers le forage de puits d’une profondeur de 230 voire 300 mètres dans la région de Menounet, en guise de solution dans un premier temps.
L. A.