Aucun diplôme n’est exigé aux candidats

Statut d’auto-entrepreneur

Le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, Yacine El-Mahdi Oualid, a mis en avant, avant-hier samedi à Alger, la réussite de l’auto-entreprenariat dans différents pays du monde et sa contribution à encourager l’esprit d’initiative, mais aussi son rôle dans l’inclusion financière dans le cadre de l’exercice des activités libérales dans un cadre légal. «Aucun diplôme ou formation ne sont exigés pour l’obtention de la carte d’auto-entrepreneur», a-t-il indiqué, faisant savoir que le titulaire du statut d’auto-entrepreneur est éligible à toutes les formules de financement, notamment la finance islamique.
Intervenant lors de la cérémonie de lancement de l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE), ainsi que sa plate-forme numérique dédiée à l’obtention de la carte de l’auto-entrepreneur, qu’il a présidée au Palais de la culture d’Alger, le ministre a fait savoir que l’auto-entrepreneur sera soumis à la cotisation la plus basse, correspondant à un revenu équivalent au salaire national minimum garanti (SNMG). Tout en étant en mesure de cumuler les cotisations, que ce soit avec la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS), ou la Caisse nationale de sécurité sociale des travailleurs salariés (CNAS).
Notant que plus de 1.300 codes d’activité, répartis sur sept domaines, à savoir le Conseil, l’expertise et la formation, les Services numériques et activités connexes, les Prestations à domicile, Services à la personne, Services de loisirs et récréation, Services aux entreprises, ainsi que les Services culturels, de communication et d’audiovisuel y sont répertoriés sur la plateforme de l’ANAE.
Le titulaire de ce statut d’auto-entrepreneur, a poursuivi le ministre de l’Economie de la connaissance, des Start-ups et des Micro-entreprises, a la possibilité de domicilier son activité chez-soi ou dans un espace de co-working. Il bénéficie d’un régime fiscal préférentiel, étant soumis au régime d’impôt forfaitaire unique (IFU) avec un taux de 0,5% du chiffre d’affaires (CA), comme prévu dans la loi de Finance 2024. A condition, a rappelé Yacine El-Mahdi Oualid, de ne pas dépasser 5 millions de dinars de CA durant trois exercices consécutifs.
L’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE), a encore indiqué Yacine El-Mahdi Oualid, a pour rôle d’assurer un environnement permettant aux personnes exerçant une activité libérale de travailler dans un cadre légal, et de bénéficier, en conséquence, d’avantages fiscaux et d’une couverture sociale. Saluant, à l’occasion, le fait que le processus d’obtention de la carte de l’auto-entrepreneur soit à 100% numérique, à la faveur du lancement d’une plate-forme qui offre une très bonne expérience utilisateur.
Faisant remarquer que plusieurs départements ont contribué au projet du statut d’auto-entrepreneur, notamment celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale qui a soutenu ce projet depuis le début, le ministre a tenu à féliciter et à remercier les cadres de la direction des systèmes d’information (DSI) de son département qui ont développé cette plate-forme dans un temps record.
A noter que cet évènement a été ponctué par la remise des trois premières cartes d’auto-entrepreneur à leur titulaires par des ministres présents, mais aussi d’un trophée à l’Agence de communication ayant réalisé le spot publicitaire de promotion de ce statut.
Rabah Mokhtari