L’aquaculture, « un pari sur l’avenir »

Béjaïa

L’aquaculture est « un pari sur l’avenir », a affirmé lundi à Béjaïa, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Ahmed Bidani, qui a souligné s’attendre, dès cette année 2024, à «une forte dynamique» de la filière grâce au potentiel du pays, de l’encadrement et des conditions mises en place pour le développement du secteur.
Intervenant à l’ouverture d’une journée d’étude nationale sur l’investissement dans la filière aquacole, le ministre a fait cas d’une prévision de production de 12.000 tonnes de poisson d’élevage en 2024, soulignant son ambition d’atteindre un volume plus de 40.000 tonnes à l’échéance 2030.
«La cadence rapide avec laquelle se développe la production aquacole est le résultat de tous les efforts fournis par l’Etat» pour stimuler son décollage et la mettre à terme en orbite, a-t-il ajouté.
Le ministre a évoqué, dans ce sillage, les mesures d’accompagnement et de soutien prises en faveurs des professionnels du secteur, citant notamment, la réorganisation de la communauté des pêcheurs, l’amélioration de leurs conditions sociaux économiques et d’autres, «toutes prises dans le but d’améliorer leur production et contribuer par ricochet à la sécurité alimentaire du pays», a-t-il soutenu.
Il a également abordé «les avantages accordés désormais aux professionnels», soulignant tout particulièrement les facilités d’accès aux crédits et les réductions opérées autant sur la TVA qui passe de 19 à 9%, que sur les droits de douanes, compressés de 30 à 5%.
«L’espérance de voir la filière faire un bond considérable en avant est par ailleurs nourrie par l’engouement des jeunes vers la filière, l’effort des éleveurs qui en 2023 ont ensemencé plus de 23 millions d’alevins (dorade royale et loup de mer), alors que de nouveaux candidats continuent à demander des agréments pour embrasser le métier», a encore relevé M. Bidani.
Durant sa visite dans la wilaya de Béjaïa, le ministre a passé en revue une ferme aquacole à Tighremt, spécialisée dans la production de moules et huitres, qui affiche un savoir-faire et des ambitions à la hauteur des attentes du secteur, selon les explications fournies sur place.
Le ministre a par ailleurs inspecté les installations et les équipements des ports de pêche de Tighremt, Beni-K’sila et Béjaïa, qui sont tous les trois dotés des moyens nécessaires pour relever la production halieutique, est-il souligné.