Le Gouvernement déterminé à « agir vite !»

La stratégie de la transition énergétique à l’horizon 2035 très ambitieuse

La stratégie nationale de la transition énergétique s’appuie particulièrement sur le renforcement de l’exploitation des énergies renouvelables afin de pouvoir rompre progressivement avec sa dépendance aux énergies fossiles. Le plan d’action tracé à l’horizon 2035 par le Gouvernement vise, également, à atteindre sa sécurité énergétique, en renforçant son efficacité et sa sobriété énergétique et réduisant la consommation domestique de l’énergie.

Cette stratégie s’articule particulièrement sur le développement de la production de l’énergie solaire photovoltaïque d’ici dix ans afin de pouvoir répondre aux attentes du pays en la matière et se développer à l’international bénéficiant de la crise énergétique actuelle qui s’est installée dans la durée.
Le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, est revenu avant-hier, depuis la wilaya de Béchar, sur l’impératif de veiller à la mise en œuvre des bonnes pratiques et actions lors de l’exécution de la stratégie nationale de la transition énergétique, affirmant que «le Gouvernement s’inscrivait pleinement dans la stratégie de la transition énergétique à l’horizon 2035».
L’Etat veille, ces dernières années, au suivi et à la coordination des actions dans le domaine pour accélérer la transformation de production et de consommation de l’énergie à travers le territoire national.
Le citoyen devra, également, contribuer à la mise en œuvre de cette stratégie et connaître les comportements essentiels associés à la consommation énergétique. Le ministre a souligné l’importance de massifier et de généraliser, d’ici 2023, la production des énergies renouvelables, particulièrement du solaire, mais aussi de l’hydrogène vert.
L’Algérie a déjà élaboré et validé sa feuille de route pour le photovoltaïque et l’hydrogène vert, en cohérence avec les objectifs du plan de la lutte contre les changements climatiques.
L’objectif actuel est de développer et de soutenir la production du solaire, visant, selon ce plan d’action, «d’atteindre une puissance de production de 15.000 mégawatts d’énergie électrique à l’horizon 2035, à travers plusieurs centrales photovoltaïques localisées dans différentes régions du pays notamment celles de Béchar où il est prévu la réalisation de quatre (4) centrales du genre dans les communes de Kenadza d’une capacité de production de 120 mégawatts, Abadla (80 mégawatts), en plus de Béni-Ounif et Lahmar avec une production chacune de 20 mégawatts», a expliqué M. Arkab, qui qualifie ce plan ambitieux, mais réalisable sur le long terme.
Pour faire face à la concurrence, l’Etat entend bien combler son retard dans le développement des énergies renouvelables et donner un coup d’accélérateur à l’achèvement des projets en cours, en vue, également, de diversifier ses ressources énergétiques en profitant de son potentiel solaire, mais aussi de son potentiel de gaz naturel et de gaz naturel liquéfié (GNL) considéré comme une ressource clé de la transition énergétique, ce qui permettra au pays de s’affranchir progressivement de sa dépendance aux énergies fossiles.
«Le Gouvernement s’inscrit pleinement dans la stratégie de la transition énergétique à travers un plan d’action tracé à l’horizon 2035 portant sur l’exploitation des énergies renouvelables, en vue de rompre avec le modèle de production et de consommation énergétique basé essentiellement sur les hydrocarbures», a assuré le ministre lors d’une rencontre nationale sous thème «Energies renouvelables : opportunités de concrétisation de la transition énergétique».
La transition énergétique concerne tout le monde. «L’Algérie compte développer sa stratégie nationale énergétique à travers le développement et l’utilisation des énergies renouvelables en application des décisions des hautes autorités du pays en matière de transition énergétique dans l’objectif de la mise en place d’un «prototype de développement économique fort», a souligné, à ce sujet, la ministre de l’Environnement et des Énergies renouvelables, Fazia Dahleb. La mise en œuvre de ce plan devra aller vite grâce à l’innovation qui devrait entraîner une transformation accélérée du secteur. Le président du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui, a invité, à l’occasion, «les jeunes, dont les chercheurs et les porteurs de projets innovants dans le domaine énergétique, à la mutualisation des efforts pour réussir le défi de la transition énergétique».
Le Gouvernement est prêt à batailler pour rattraper son retard dans le domaine du renouvelable et atteindre son autonomie énergétique. Un défi de taille à relever, sans concession.
Samira Takharboucht